#41 Balzac et la petite tailleuse chinoise – Dai Sijie

9782070416806

Le résumé…

En 1971, comme des millions d’autres jeunes citadins chinois, le narrateur et son ami Luo sont envoyés sur une haute montagne isolée voisine du Tibet, où ils seront « éduqués » par les paysans. Les adolescents ont trois chances sur mille de revenir un jour dans leur ville natale. Dans le village voisin, un autre jeune de la ville cache scrupuleusement une valise remplie de livres interdits : Balzac, Flaubert, Hugo, Kipling, Emily Brontë, Rousseau, Dostoïevski… Grâce à ces trésors, la ravissante petite tailleuse, jeune fille convoitée par tous, ne sera plus jamais la même. Écrit avec un accent de vérité confondant, un roman fort qui, tout en nous plongeant dans la Chine communiste, raconte une belle histoire d’amitié et d’amour, auréolée de la magie de la littérature.

L'auteur Dai Sijie

L’auteur Dai Sijie

Mon avis…

Depuis le temps que ce livre trône dans ma PAL, il était temps que je me lance, et c’est une lecture commune avec ma partenaire « Les lectures de Bibliophile » qui m’a enfin permis de le sortir de son carton ! Alors, au programme de cette chronique, il y aura de la romance, un hymne à la littérature et une jolie morale : chouette ! Honnêtement, je ne regrette absolument d’avoir ouvert ce page et de l’avoir avalé aussi vite (enfin, en appliquant les proportionnalités et tout et tout) qu’un gâteau au chocolat avec un magnifique glaçage recouvert de petites perles de sucres, miam ! J’ai beaucoup beaucoup aimé, car j’ai retrouvé quelque chose qui me fait vibrer : un véritable hymne à la littérature, une déclaration d’amour à ces enchaînements magiques de mots simples qui pourtant permettent de créer de magnifiques histoires, qui parfois changent des vies.

Image du film "Balzac et la petite tailleuse chinoise"

Image du film « Balzac et la petite tailleuse chinoise »

Et c’est ainsi que l’on découvre deux personnages : Luo et le narrateur, dont le nom nous est inconnu. Ils vivent tous deux dans une province chinoise, particulièrement isolée de la civilisation et à une époque où tous les livres sauf ceux de la propagande sont interdits (je mourrais dans une société pareille je pense…). Quand il découvre qu’un de leurs amis possède une valise remplie de littérature occidentale, de livres interdits, ils ne peuvent s’empêcher de convoiter ce trésor. Ils auront l’occasion de parcourir les livres de Balzac, mais aussi de Dumas, Stendhal… Et c’est ce premier auteur qui va changer leur vie, et aussi celle de leur amie : la petite tailleuse. Elle, c’est une montagnarde, belle mais inculte, et Luo se dit tout de suite : je vais la cultiver, elle n’en sera que plus charmante. Et il n’a pas eu tort, elle se passionne elle aussi pour Balzac et de là nait leur amour. Mais la lecture n’est pas qu’un loisir, elle modifie aussi nos manières de penser et de percevoir le monde qui nous entoure, elle nous change, parfois en bien parfois en mal, tout dépend de notre sensibilité et des thèmes auxquels elle s’accroche.

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Image du film « Balzac et la petite tailleuse chinoise »

J’ai adoré lire ce livre, qui m’a fait découvrir la frustration de la censure, l’obligation de rester en quelque sorte inculte, car la connaissance et la culture sont des dangers pour les systèmes totalitaires, c’est bien connu. Et j’ai aussi beaucoup aimé cet aspect du récit qui souligne la force des mots, et en particulier de la littérature française, magnifiée par Dai Sijie, représentante de la liberté de penser et d’être. L’auteur nous montrer comment les mots peuvent nous libérer, nous permettre une révolution personnelle et intérieure, un désir de changement, une envie d’avoir plus que ce que l’on a, et surtout du courage pour s’en donner les moyens. C’est vraiment un livre que je conseille à tous les amoureux de la littérature, qu’elle soit française ou non, à tous ceux qui aiment les mots. Ne vous laissez pas submerger par l’image que l’on a de ce livre que l’on étudie parfois au collège : certains le qualifient de barbant pour cela, mais non… à l’école, tout nous paraît souvent lourd et ennuyant. Mais prenez le temps de parcourir ces pages, et vous changerez d’avis. C’est un véritable hymne aux mots et à leur force, une déclaration de guerre à l’ignorance qui est souvent un barrage à la liberté et au bonheur. Lancez-vous !

Image du film "Balzac et la petite tailleuse chinoise"

Image du film « Balzac et la petite tailleuse chinoise »

Ma note…

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Chronique réalisée dans le cadre d’une lecture commune avec le blog

Les lectures de Bibilophile

 

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9 réflexions sur “#41 Balzac et la petite tailleuse chinoise – Dai Sijie

  1. Je suis une curieuse alors j’ai commencé à lire ta chronique (et je me suis arrêtée ^^) et je l’adore ! Ceci me pousse à me plonger encore plus dedans. Je suis à la page 75 et j’ai eu du mal à m’y mettre mais dès le moment où ils trouvent la valise, ça m’a intriguée. Je sens que je vais aimer…

    • Oui c’est vrai qu’au début, c’est un peu difficile de se mettre dedans tant qu’ils n’ont pas découvert l’existence de la valise, mais après je trouve qu’il se lit très bien car le style n’est pas lourd du tout 🙂 Bonne lecture, j’ai hâte de voir ta chronique !

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