#56 Belle Epoque – Elizabeth Ross

Le résumé…

Lorsque Maude Pichon s’enfuit de sa Bretagne natale pour échapper à un mariage dont elle ne veut pas, elle monte à Paris, ville-lumière en ébullition à la veille de l’exposition universelle de 1889. Hélas, ses illusions romantiques s’y évanouissent aussi rapidement que ses maigres économies. Elle est désespérément à la recherche d’un emploi quand elle tombe sur une petite annonce inhabituelle : « On demande de jeunes filles laides pour faire un ouvrage facile ». L’Agence Durandeau propose en effet à ses clients un service unique en son genre : le repoussoir. Son slogan ? « Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d’emblée plus attirante » Etranglée par la misère, Maude postule… Monsieur Durandeau a déjà amassé une petite fortune grâce à sa riche clientèle, et quand la Comtesse Dubern vient chercher une compagne pour Isabelle, sa fille aux idées bien arrêtées, Maude est immédiatement choisie comme faire-valoir idéal. Mais Isabelle ne sait pas que sa nouvelle « amie » n’est en fait que de location, et l’existence de Maude au sein de l’aristocratie repose entièrement sur sa capacité à garder ce lourd secret. Pourtant, plus elle en apprend sur Isabelle, et plus sa loyauté envers la Comtesse est mise à l’épreuve. Et plus la tromperie dure dans le temps, plus Maude aura à perdre…

Paris : exposition universelle de 1889

Paris : exposition universelle de 1889

expo universelle affiche

Affiche de l’exposition universelle

Mon avis…

J’ai découvert ce livre au détour d’un site internet, je ne sais même plus lequel, alors que j’étais à la recherche de couvertures de livres contenant du bleu ciel pour mon challenge « Un peu d’océan sur mon roman ». Le résumé ainsi que l’aspect du livre en lui-même m’a réellement charmée. Je me suis dit, allez, enfin une histoire qui change de ce qu’on lit en ce moment, une histoire récente sur le Paris de la Belle époque justement… Et autant vous dire que mon enthousiasme a été à la hauteur de ma déception. Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Bon, je ne vais pas être trop méchante quand même : ce livre se lit. Oui, oui, vous pouvez le lire et peut-être même trouverez-vous ça agréable, c’est concevable ! Mais quand je compare à d’autres livres que j’ai adorés pour leur qualité d’écriture et de construction des personnages, celui-là arrive bien bas dans le classement. Disons qu’il s’agit d’un livre que vous lirez mais dont vous ne vous souviendrez sûrement pas… Mais ne vous inquiétez pas, je vais vous expliquer pourquoi !

paris belle époque chantier tour eiffel 1888

Alors, l’auteure a semble-t-il été inspirée par « Les repoussoirs » d’Emile Zola. On découvre ceci à la fin du livre, on a même le droit à la nouvelle de ce grand auteur… Et bien je peux vous dire que finalement, l’éditeur aurait peut-être mieux fait de ne pas insérer cette œuvre à la fin du roman, car ça fout un sacré coup au livre ! Et là, il nous paraît encore plus mauvais que ce qu’on pouvait croire… J’ai vraiment trouvé l’écriture extrêmement simpliste, pas assez recherchée pour vraiment coller à une narration à la première personne de cette époque ! Il y avait un écart entre les mots et le style utilisés et le personnage, ça ne collait pas et ça se ressentait. De plus, l’héroïne, même si elle devient un peu attachante au fil des pages, est proprement exaspérante ! Elle ne comprend rien à rien ! Alors que le lecteur comprend dès les premières pages le rôle d’un repoussoir (une personne laide louée par une cliente plutôt jolie afin de se mettre en valeur), notre Maude Pichon, elle, persiste à ne pas comprendre… Et dès qu’un personnage découvre sa condition, on a le droit aux mêmes explications, à la même incompréhension : « Je ne comprends pas », « je ne comprends toujours pas », etc.

opéra garnier

Opéra Garnier

Bref, vous l’aurez compris, ce livre est un peu ennuyant… Il est sans surprise, il n’y a pas de « waouh », de « oh ! », juste des « Ouais, je m’en serais douté… », « ah… » ! On s’attend à mieux, d’autant que le résumé semble pas mal, et le sujet en lui-même est extrêmement intéressant, il y avait moyen de créer des scénarios cent fois plus élaborés que celui auquel on a affaire dans ce bouquin ! Autant vous dire que je plaçais beaucoup d’espoir dans cette lecture, et que je me retrouve déçue à un point inimaginable ! Pourtant, ça se laisse quand même lire, même si j’avoue avoir lu en diagonale certaines pages voire chapitres tellement le rythme était limite soporifique. Malgré tout, l’histoire avait parfois un certain intérêt et on pouvait prendre du plaisir à suivre les petites aventures de Maude, on pouvait même sourire parfois de sa naïveté et de son décalage avec la riche société parisienne de l’époque… mais ça s’arrêtait là ! Et la fin, je ne vous raconte pas : « tout est bien qui finit bien… », utopie quand tu nous tiens !

tour eiffel 1

expo universelle image 1

J’ai trouvé cette lecture décevante, je ne la conseillerais pas, surtout que c’est un livre qui, comme tous les romans en grand format, coûte cher… Le contexte permettait tellement plus de choses ! Evidemment, on ne peut pas demander à Elizabeth Ross de nous pondre une histoire digne de Balzac, Zola ou Flaubert ! Mais revendiquer une inspiration telle pour offrir au lecteur un livre aussi banal, il y a vraiment de quoi râler… En fait, voilà où était le problème : je m’attendais à quelque chose d’exceptionnel, à la hauteur de ce que le résumé, la couverture et le contexte pouvaient évoquer ! Je m’imaginais plonger dans le Paris de la Belle Epoque, me retrouver happée par les écarts sociaux, les difficultés, mais aussi les passions et les espoirs… Dans ce livre cependant, tout est superficiel… Tout y est, mais rien n’est développé, rien n’est fait pour que le lecteur ressente toute cette pression, voire cette oppression, ces sentiments contradictoires, ces rêves brisés et malmenés… On survole les sentiments sans les ressentir, on les perçoit, mais rien ne nous prend aux tripes, rien ne nous fait rêver, rien ne nous fait vaciller vers la tristesse et les larmes ou vers la joie et les rires. On est extérieur à l’histoire et on le reste… Quel dommage !

Belle époque

Belle époque

Ma note…

9


Cette lecture a été réalisée dans le cadre d’une lecture commune avec le blog Sorbet-Kiwi pour le challenge « Un peu d’océan sur mon roman ».

un_peu10

La chronique de Sorbet-kiwi

Publicités

2 réflexions sur “#56 Belle Epoque – Elizabeth Ross

  1. Pingback: Belle époque d’Elizabeth Ross | Sorbet-Kiwi

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s