#141 Autobiographie d’une courgette – Gilles Paris

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Le résumé…

«Depuis tout petit, je veux tuer le ciel.» Ainsi commence l’histoire d’Icare, garçon naïf surnommé Courgette, qui, à neuf ans, vit seul avec sa mère. Depuis un accident qui a paralysé l’une de ses jambes, cette dernière passe ses journées devant la télévision, une bière à la main.  Un jour, Courgette découvre un revolver et tue accidentellement sa mère. Un saut au commissariat et l’enfant est placé dans le foyer d’accueil des Fontaines, près de Fontainebleau. Le grand bâtiment n’a pas vocation à enfermer des sales gosses mais plutôt à protéger des enfants traumatisés qui se serrent les coudes pour oublier que leurs parents leur manquent ou qui, au contraire, redoutent leur famille plus que tout. Infirmière, psychologue et «zéducs» sont chargés de soigner les bleus à l’âme de ces petits pensionnaires, parmi lesquels Simon, qui sait tout sur tout, Ahmed qui pleurniche tout le temps, Béatrice qui n’arrive pas à enlever les doigts de son nez, Alice qui cache toujours son visage sous ses longs cheveux, Jujube qui compense l’absence de sa mère par des gâteaux et enfin Camille, dont Courgette tombe amoureux.

Gilles Paris

Gilles Paris

Mon avis…

J’avais déjà beaucoup entendu parler de ce livre sur la blogosphère, alors tomber dessus au détour d’un rayon Emmaüs m’a fait très plaisir ! Je l’ai très vite commencé, afin de soulager ma curiosité. J’avais lu qu’il était émouvant, drôle… Je ne contredirais rien de cela, bien au contraire. J’ai vraiment apprécié l’écriture de Gilles Paris qui prend le point de vue d’un enfant sur des évènements terribles. En effet, le personnage tue sa maman, mais ne se rend bien entendu pas réellement compte de la situation dans laquelle il se trouve. Le ton est marqué par une innocence fragile, parfois fantasque, toujours débordante de sensibilité. Souvent émouvant ou drôle, le roman explore avec brio les sentiments de l’enfant, d’abord privé d’amour parental, puis ragaillardi par l’amitié, et s’ouvrant enfin sur la possibilité d’un nouveau bonheur.

Les anecdotes du livre sont très enfantines, bien sûr, et très amusantes car, en tant que jeune adulte, je m’amusais à me rappeler la manière dont moi-même j’ai pu voir les relations des grands entre eux par exemple. On se retrouve propulsé dans une rétrospective sur notre propre enfance, bien qu’elle soit sûrement différente de celle d’Icare, alias Courgette, et de ses copains et copines. On réfléchit aussi sur notre âge d’adulte, sur le monde qui nous entoure, sa cruauté, mais on parvient aussi beaucoup mieux à envisager la possible existence du bonheur et la persistance intemporelle de l’innocence. J’aimerais encore voir le monde comme Courgette, avec cet esprit enfantin et amusé que l’on perd vite en entrant dans le monde des grands…

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 Ma note…

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