#183 Van Gogh, le suicidé de la société – Antonin Artaud

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Le résumé…

Dans Van Gogh le suicidé de la société, publié en 1947, Antonin Artaud fait de la violence de Van Gogh la réponse à l’obscénité haineuse du monde et des psychiatres ; de sa folie, une réponse de l’âme à l’imbécillité universelle qui lui souffle «Vous délirez». Alors Van Gogh s’est tué parce qu’il ne pouvait pas tuer le psychiatre, le docteur Gachet. Il s’est tué parce qu’il ne pouvait plus supporter ce «délire» qu’on attachait à ses pas.

«Je vois à l’heure où j’écris ces lignes, le visage rouge sanglant du peintre venir à moi, dans une muraille de tournesols éventrés, dans un formidable embrasement d’escarbilles d’hyacinthe opaque et d’herbages de lapis-lazuli. Tout cela, au milieu d’un bombardement comme météorique d’atomes qui se feraient voir grain à grain, preuve que Van Gogh a pensé ses toiles comme un peintre, certes, et uniquement comme un peintre, mais qui serait, par le fait même, un formidable musicien.»

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Mon avis…

Je voulais lire ce livre pour deux raisons : mon admiration pour Van Gogh et ma curiosité pour Antonin Artaud. Alors évidemment, quand l’un tente de parler de l’autre, c’est un cadeau inestimable… Et c’est dans cet état d’esprit que j’ai commencé à parcourir ces lignes d’une poésie époustouflante… J’ai ressenti beaucoup d’émotions à pénétrer les pensées d’Antonin Artaud, à voir la façon dont il s’identifiait à Van Gogh et tout ce qu’il voyait dans ses toiles. Je mettais en miroir sa vision de l’artiste et des œuvres, et la mienne, ce que moi j’y percevais. Ce texte est autant marqué par la personnalité de Van Gogh que par celle d’Artaud, sûrement même plus que ce dernier…

Ce que j’ai admiré dans ce livre, c’est l’originalité dans le choix des mots, la pertinence d’Artaud qui déchiffre chaque coup de pinceaux, chaque touche de couleur, chaque mouvement sur la toile… Il projette sa propre angoisse sur celle de Van Gogh, et tous les deux apparaissent comme des alter ego qui attendaient quelques mots sur des pages pour se trouver réunis. C’est une oeuvre d’une beauté inouïe, qui ravira les amateurs de littérature et les passionnés de peinture, ainsi que tous les curieux… Deux personnalités détonantes à découvrir, un vrai mythe à parcourir…

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Ma note…

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2 réflexions sur “#183 Van Gogh, le suicidé de la société – Antonin Artaud

  1. Pingback: #194 Le Moine – Lewis | Je lis et je raconte...

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