#187 Une anglaise à bicyclette – Didier Decoin

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Le résumé…

Un massacre d’Indiens dans le Dakota du Sud. Le mariage d’une jeune femme avec son père adoptif dans l’Angleterre victorienne. Un constable trop méticuleux. Une bicyclette qui change un destin. Cinq mystérieuses photographies. Et sir Arthur Conan Doyle qui croit dur comme fer à l’existence des fées.

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Mon avis…

J’ai découvert Didier Decoin au début de mon blog, son livre Est-ce ainsi que les femmes Afficher l'image d'originemeurent ? a été ma dixième chronique, un véritable choc. Il m’a durablement marqué, c’est probablement un des livres qui m’a le plus secouée… Alors, en tombant sur Une anglaise à bicyclette, autant vous dire que je n’ai pas beaucoup hésité à me lancer… C’est vraiment un tout autre genre de roman, on est dans quelque chose de beaucoup plus léger malgré le sujet de départ assez sombre. L’amour est omniprésent dans ce roman, on voyage dans une autre époque, on est totalement transporté… C’est réellement un roman tout public, contrairement à Est-ce ainsi que les femmes meurent ? qui peut vraiment être déconseillé aux âmes sensibles (bien que ce soit fort dommage en raison de la qualité extrême de ce livre).

anglaise

Didier Decoin est membre de l’Académie Goncourt, dont il est le secrétaire général actuel. C’est un homme de lettres passionné, qui vit de son écriture et qui est parfois considéré comme le plus sentimental des écrivains de l’Académie Goncourt… On retrouve ces aspects dans Une anglaise à bicyclette puisqu’il fait référence à plusieurs œuvres littéraires, en particulier d’Arthur Conan Doyle, dont il exploite l’imagination en la mettant au service de son roman… Il s’inspire de l’histoire indienne américaine puisque l’anglaise à bicyclette en question est en fait une indienne Lakota qui a échappé à un massacre et qu’un photographe recueille après une certaine hésitation… Il la ramène chez lui, en Angleterre, là où le teint de la jeune fille tranche avec celui des anglais… Il la fait passer pour la fille d’un couple irlandais, mais malheureusement, nombreux sont ceux qui ont des doutes… La véritable origine de la jeune fille, rebaptisée Emily, fait même l’objet de paris dans le village…

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L’indienne va vite devenir une anglaise accomplie, dans toutes les règles de l’art, parfaitement adaptée à sa société d’adoption. C’est la bicyclette que va lui offrir le photographe qui va lui permettre de gagner une liberté supplémentaire, d’explorer son petit monde et un jour se retrouver face à face avec Arthur Conan Doyle dont elle cherche à découvrir les petits secrets… Son peuple croyait aux esprits, alors elle se demande si l’auteur croit aux fées, elle veut connaître la vérité sur une de ses histoires qui évoque ces légendes. Est-ce une invention ? la vérité ? On s’attache vraiment très vite à cette jeune fille atypique, douce, sensible. Le photographe a lui aussi une personnalité  qu’on ne peut que vouloir suivre… Nous avons donc exactement le genre de livres dont on ne peut pas s’empêcher de tourner les pages…

Andreas Franke

Andreas Franke revisite le XVIIIe en photographie sous-marine…

Mais, malheureusement, Didier Decoin m’a légèrement perdue sur la fin du roman… Je suis restée sur ma faim, justement. Je m’étais beaucoup attachée aux personnages et, dans les dernières pages, j’ai eu l’impression que tout s’accélérait et se précipitait. J’ai été légèrement déçue, comme si le dernier quart du roman avait été « bâclé ». Evidemment, je me doute que ce n’est pas le cas, bien sûr, mais j’ai ressenti un drôle d’écart entre le reste du roman et cette partie finale… J’aurais aimé en savoir plus sur ce que devenait Emily, sur les raisons de l’événement final, du dénouement. Je pense que cela doit venir de mes habitudes de lecture, car je lis énormément de classiques ces derniers temps pour les études, et donc des œuvres très poussées, moins « grand public ». Je recommande tout de même ce roman, tout simplement parce que j’ai profité d’un vrai moment de détente avec Une anglaise à bicyclette, et ça m’a fait un bien fou 🙂 C’est bien écrit, c’est passionnant, et c’est à une époque que j’adore puisque tout se déroule dans l’Angleterre victorienne…

Ma note…

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