#189 En attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut

En attendant Bojangles

Le résumé…

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

– Vous jurez devant tous les anges que vous me suivrez partout, vraiment partout ?

– Oui, partout, vraiment partout !

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Mon avis…

Avant toute chose, écoutez la chanson de Nina Simone intitulée Mr. Bojangles… Vous aurez un magnifique aperçu de tout l’univers du roman, de l’atmosphère que crée Olivier Bourdeaut au fil des pages… On se retrouve dans quelques minutes, à moins que vous préfériez lire cette chronique accompagné de cette magnifique musique… Je ne sais même pas si mes mots parviendront mieux que cette chanson à vous attirer vers En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut !

Comme Nina Simone, l’auteur veut emporter notre âme dans d’autres lieux, d’autres univers… Ailleurs, dans un monde différent du nôtre, tout en y restant pourtant. Je vous explique : la mère, dans ce roman, est hors du temps, hors du quotidien que nous connaissons tous, hors de la « réalité », dirons-nous… mais elle a ce à quoi n’importe qui d’entre nous rêve : l’inconscience, la liberté, la joie la plus totale, la plus épanouissante… Elle a la vie de son côté. Et pourtant, cette douce folie qui l’anime va bouleverser sa vie, celle de sa famille, mais tout en douceur…

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Olivier Bourdeaut nous enivre, nous fait danser d’une émotion à l’autre, du sourire aux larmes douces… Il nous emporte dans cette délicate folie qui fait tout le roman… J’ai aimé la mélodie des mots, les homéotéleutes nombreuses (derrière ce mot barbare se cache une figure de style très simple : de jolies rimes internes aux phrases…), nous avons ainsi un rythme extraordinaire, comme une danse qui nous emporte, nous ravit (dans tous les sens du terme), jusqu’à l’apothéose finale à la fois tragique et délicate.

Oui, c’est un premier roman, mais c’est un grand roman. On ne peut pas trouver meilleur commencement à une carrière d’écrivain, et comment douter que le prochain roman sera excellent ? La seule nuance sera peut-être la question suivante : arrivera-t-il à faire aussi bien ? Mais cette réflexion n’est pas encore d’actualité… Pour l’instant, n’attendez pas Bojangles, lancez-vous.

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Ma note…

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