#201 La dame en blanc – Wilkie Collins

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Le résumé…

Dans la fournaise de l’été, en ce milieu du XIXe siècle, William Hartright, jeune professeur de dessin émérite, s’apprête à quitter Londres pour enseigner l’aquarelle à deux jeunes filles de l’aristocratie, dans le Cumberland. Il laisse derrière lui la vie trépidante de la ville et ses étranges incidents, comme cette rencontre en pleine nuit avec une jeune femme terrorisée, toute de blanc vêtue, semblant fuir un invisible danger… Mais la campagne anglaise, malgré ses charmes bucoliques, n’apaise pas le jeune William autant qu’il le souhaiterait. La demeure de Limmeridge recèle en effet de bien lourds secrets, et lorsque resurgit la mystérieuse dame en blanc, il est bien difficile d’affirmer qu il ne s’agit pas d’un présage funeste…

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Mon avis…

Ce roman, je vous préviens, est ce qu’on peut appeler un pavé, à raison d’environ 850 pages dans l’édition Archipoche qui conserve malgré tout un excellent confort de lecture. Il était depuis un petit moment dans ma bibliothèque. Je l’avais achetée car, comme vous le savez sans doute, j’aime particulièrement la littérature victorienne dont Wilkie Collins est un des représentants les moins connus. On a souvent préféré retenir Dickens, alors que Collins est l’inventeur du roman à suspense, mais également l’ami et rival de l’auteur d’Oliver Twist. Evidemment, il ne faut pas avoir une tonne de lectures en cours pour se lancer dans La dame en blanc. En effet, le nombre de pages peut effrayer. J’ai donc profité d’un moment de tranquillité, après mes partiels, pour me lancer dans ce roman. A vrai dire, je n’ai pas du tout senti ces 850 pages passer… Elles ont été avalées en douceur, car Wilkie Collins a sûrement écrit un des plus efficaces page-turner de l’époque ! C’est réellement un roman à suspense tout simplement excellent car ce suspense ne s’apaise jamais. La tension est omniprésente, le roman est imprégné de fantômes, d’indices, de suggestions, de complots, de rebondissements… Certaines personnes pourraient y trouver quelques longueurs, mais c’est extrêmement relatif. En effet, « longueurs » n’est pas vraiment le terme pour désigner des moments d’écriture particulièrement délicats, ces lignes préparant les chocs émotionnels à venir… pour le lecteur comme pour les personnages !

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J’avoue être vraiment étonnée aujourd’hui du fait que Wilkie Collins reste un inconnu pour beaucoup de personnes. J’ai découvert un auteur extrêmement talentueux, qui a su passionner ses lecteurs du XIXe au XXIe comme d’autres auteurs le font aujourd’hui pour leurs contemporains. Collins est l’inventeur du genre et n’a rien à envier à ses successeurs. Ce roman est un véritable chef d’oeuvre car il accroche le lecteur pendant 850 pages, à partir d’un simple élément : l’apparition mystérieuse d’une dame vêtue de blanc… L’ensemble se construit sous la forme de témoignages des divers personnages apparaissant dans l’oeuvre, bien que la grande majorité du texte soit mené par Walter Hartright, professeur de dessin. Evidemment, les personnages principaux sont très attachants, Collins a le talent (et le temps) de développer leur psychologie. J’ai beaucoup apprécié la personnalité de Marian Halcombe, femme moderne et déterminée, ainsi que celle de Walter. Les « méchants » de l’histoire sont parfaitement présentés, tout en subtilité, en profondeur… Les personnages sont charismatiques, ils prennent vie sous nos yeux et entre nos mains tout au long de la lecture. Après tout, c’est bien cela l’avantage d’un livre aussi long. Et pourtant, je n’ai pas remarqué de descriptions lassantes et ennuyantes, de moments inutiles et barbants, etc. Tout, dans ce roman, a un intérêt, rien n’est laissé au hasard. En fait, presque tout peut constituer un indice pour dévoiler, enfin, le mystère qui entoure la dame en blanc et les autres personnages. Je recommande vraiment ce roman pour ceux qui aiment l’ambiance victorienne, les livres à suspense, parfois inquiétants ou effrayants, avec des personnages à la psychologie très riche… Wilkie Collins et sa Dame en blanc valent amplement le détour.

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Ma note…

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3 réflexions sur “#201 La dame en blanc – Wilkie Collins

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