#311 L’île des absents – Caroline Eriksson

carolineeriksson

Le résumé…

On l’appelle le Cauchemar. C’est un lac à l’eau noire et stagnante, quelque part en Suède, dont la légende raconte qu’il est maudit. Au milieu du Cauchemar, il y a un îlot. Sur cet îlot, Alex et la petite Smilla vont faire une promenade, tandis que Greta les attend dans la barque amarrée au rivage, puis s’endort. À son réveil, la nuit tombe et seuls retentissent au loin les cris lugubres des oiseaux aquatiques. L’homme et la fillette ont disparu. De retour dans le cottage que la petite famille occupe au village, Greta fouille chaque pièce et tente en vain de joindre Alex. En proie à la panique, elle décide de se rendre au commissariat. Seulement, sur place, un policier lui annonce qu’elle n’est pas mariée et n’a jamais eu d’enfants. Qui sont Alex et Smilla ?

Mon avis…

Ce roman me tentait, pour plusieurs raisons : sa couverture (je l’avoue, je la trouve plutôt bien faite et assez mystérieuse) et son résumé. J’ai été étonnée de voir qu’il s’agissait d’un livre peu épais. Cela rend justement l’ensemble très intense. Tout va particulièrement vite. Peut-être trop vite d’ailleurs… Les pensées de Greta s’emmêlent, n’ont pas beaucoup de sens. Tout est très confus car, en fait, la narratrice n’est pas fiable. Donc le lecteur, nécessairement, ne comprend pas grand chose à ce qu’il se passe, et il ne peut pas vraiment faire confiance à Greta pour changer cet état de fait. Tout cela a une explication dans l’intrigue. La confusion et l’aspect même chaotique du récit ont un but ! Sauf que, à force d’être perdu et d’être dans le flou, le lecteur peut vite se lasser… En fait, on en a vite marre des faux suspenses, des rebondissements qui n’en sont pas du type « oh une ombre… ah c’est un chat ! » (ceci n’est pas une citation du livre, je précise, au cas où…) et qui d’ailleurs deviennent très prévisibles. Mais le livre est court, donc on continue la lecture. En fait, l’histoire est plutôt bonne, la narration cohérente avec l’intrigue, mais quelque chose ne prend pas. L’ensemble paraît un peu superficiel, parfois exagéré, attendu… Je ne saurais expliquer à quoi est due cette sensation. C’est dommage, j’ai eu d’excellentes lectures grâce aux Presses de la Cité comme les romans de Sire Cédric, et des découvertes exceptionnelles telles que ceux d’Elly Griffiths, que je vous recommande vivement. Mais, malheureusement, ce texte de Caroline Eriksson n’a pas fait mouche… Sans être un mauvais bouquin, ce n’est clairement pas le livre qui laissera une marque indélébile…

En quelques mots…

thriller psychologique
une narration très confuse
parfois un peu agaçant
ça se lit quand même

Carte d’identité du livre

Titre : L’île des absents
Autrice : Caroline Eriksson
Traductrice : Laurence Mennerich
Éditeur : Presses de la Cité
Date de parution : 07 juin 2018

presse cité

Merci aux Presses de la Cité pour cette lecture.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s