A la mémoire d’Axl Cendres

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Chères lectrices, chers lecteurs,
Je me suis réveillée ce matin avec une triste nouvelle. C’est par le biais des éditions Sarbacane que j’ai appris le décès d’Axl Cendres.
Cette autrice, je la connaissais à travers certains de ses romans. Je la connaissais bien peu, en réalité, mais pourtant je me sentais proche d’elle, car elle m’avait fait vivre des émotions fortes. Elle a été l’une de mes plus belles découvertes, depuis que j’ai eu l’idée de créer ce blog.
Elle nous manquera.
Toutes mes pensées vont à sa famille, et à tous les êtres qui l’ont chérie et qu’elle a chéris. Et bien entendu à tous les lecteurs et à toutes les lectrices qui ont, comme moi, vécu certaines de leurs plus belles sensations avec elle.
Repose en paix, Axl.

Tag – Si vous étiez bibliothécaire

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En ce moment, le temps me manque, et le blog en pâtit un peu… Mais quel n’a pas été mon bonheur de voir que Steph, alias pepparshoes, du blog Sorbet-Kiwi, m’avait nominée pour un tag ! Elle-même a été choisie par Cœur d’encre 595, qui en est la créatrice. Je n’en ai pas fait depuis si looooongtemps. Donc, déjà, merci Steph, ça me réjouit carrément ! C’est parti !

Consigne : Glissez-vous dans la peau d’un ou d’une bibliothécaire. Pas besoin d’avoir les connaissances requises au concours (moi-même je ne pense pas les avoir…), juste d’un peu d’imagination. Pas de restrictions de budget ni de nécessité réaliste, dites ce qui vous passe par la tête ! Vous pouvez répondre par des phrases et/ou une image, selon ce qui vous semble le plus intéressant ^^ Une seule consigne, soyez inventifs ! 

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Quelle est la chose la plus importante selon vous dans votre bibliothèque ? (le rangement, la lumière, la fontaine à chocolat chaud planquée sous votre bureau ?) 

En tant que grande frileuse qui se respecte, il faudra qu’il fasse bien chaud dans ma bibliothèque… Il y aura des plaids partout, et même la possibilité de se faire des bouillottes. J’hésite encore pour le thé, ça peut être un peu dangereux pour les petits livres chéris si certains lecteurs sont maladroits, mais vous avez compris l’idée !

Comment rangeriez-vous les livres ?

Par thématiques puis par ordre alphabétique. C’est assez classique, mais il faut bien qu’on puisse s’y retrouver. Et pourquoi pas, de temps en temps, avoir une étagère dans lesquels je mettrais une sélection de livres en vrac, pour laisser le hasard bien faire les choses !

Décrivez un peu la décoration (chaînes au plafond, licornes qui broutent la moquette ?)

Une déco cosy, chaleureuse, un peu à l’anglaise, avec des fauteuils club en cuir, des gros tapis, bref : un endroit super galère à nettoyer. Du coup j’aurais évidemment des robots aspirateurs super performants et complétement autonomes qui feront le ménage pour moi…

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Quels sont vos horaires d’ouverture ?

Je ne suis pas du matin, donc dans l’idéal ce serait une ouverture à midi ou en début d’après-midi, jusque tard le soir… mais pas trop quand même, sinon tout le monde risque de s’endormir sous un plaid !

Quel serait votre rayonnage préféré, et comment le mettriez-vous en valeur ? (spots lumineux, promo du style un livre emprunté le deuxième offert ?) 

J’hésite, j’hésite… Je pense que j’aurais une affection particulière pour le rayon policiers et thrillers, que je ferais sans doute un peu « sombre » et mystérieux, pour mettre tout de suite dans l’ambiance, avec une déco très british.

Citez une chose que toutes les autres bibliothèques n’auraient pas, parce que la vôtre est la meilleure de tout le monde de l’univers.

Il y aurait tout plein de petits animaux à câliner, et ça c’est carrément unique. Bon, dans les faits c’est impossible, mais on peut bien rêver, non ?

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Quelle punition réservez-vous à ceux qui ne rangent pas correctement les livres et mettent le bazar sur vos belles étagères ? 

Dans ce monde idéal où je suis bibliothécaire, figurez-vous que je suis aussi une sorcière. Alors je lance des sorts. Et celui-là me semble approprié :

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Quel est le prix à payer pour un livre rendu en retard ? 

Obligation de rédiger une chronique de ce livre qui sera affichée dans la bibliothèque, ahahah. Parce qu’évidemment, rendu en retard veut dire qu’on l’a lu… C’est diabolique !

Tant qu’on y est, parce que vous ne vous refusez rien, votre bibliothèque a un blason et une devise : quels sont-ils ? 

Alors là… « Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder. » Et le blason, pourquoi pas un cookie ? (Aucun rapport)

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Quel est votre catégorie de lecteur préférée ? 

Ceux qui lisent ce qu’ils veulent, quand ils veulent, et qui s’en fichent complètement du qu’en dira-t-on. La lecture, c’est la liberté.

Le silence est-il d’or, ou bien y a-t-il une musique d’ambiance ?

Je pense que je laisserais le choix à chacun. Il y aura plusieurs pièces, une silencieuse, et d’autres avec des ambiances musicales. J’adore lire en écoutant de la musique viking ou celtique, par exemple.

Pour faire honneur à votre profession, avez-vous un uniforme ? Si oui, comment est-il ?

Aucun uniforme, mais je n’exclue pas d’imposer le port de la casquette de Sherlock Holmes.

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Vous allez faire une exposition des livres que vous possédez : quel en sera le sujet, et comment sera-t-elle organisée ?

Alors là, il y aura absolument de tout !!! J’ai beaucoup de genres chez moi, je ne me limite à rien, et tout est assez désorganisé… Je crois que ce sera pareil dans cette expo, pour laisser aux gens l’opportunité de découvrir.

ATTENTION ! Catastrophe ambulante, le cauchemar de votre havre de paix : des enfants turbulents. Comment réagissez-vous ?

Alors… Les enfants auront leur propre bibliothèque… Je crois que c’est la meilleure solution ! Elle sera bien insonorisée et superbement sécurisée, pour que les parents puissent lire tranquillement de leur côté… Et moi aussi.

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Vous devez faire de la pub pour votre bibliothèque pour attirer du monde, que faites-vous ? 

De la pub ? Inutile, le bouche à oreille fera très bien les choses. Et ce n’est pas la quantité qui compte !

Acceptez-vous la diversité d’opinions littéraires, ou telle une parfaite dictature, régnez-vous en maître sur l’esprit de vos sujets abonnés ?

Chacun ses goûts, évidemment, j’accepte complètement les divergences MAIS cela va de soi que je ferai des choix dans ma bibliothèque, donc ils n’auront pas accès à n’importe quel livre non plus…

N’importe qui dirait que vous travaillez assidûment sur votre ordinateur, lunettes sur le nez et souris en main. En réalité, est-ce le cas ? 

Évidemment (pas).

Le droit de cuissage livresque : lisez-vous vos nouvelles acquisitions avant tout le monde quitte à les mettre en retard sur le rayon, ou acceptez-vous que vos lecteurs se l’arrachent avant vous ?

Ah non, j’avoue que pour le coup je serais assez égoïste. Heureusement, je lis vite, mais clairement je prendrais le livre avant les autres lecteurs. Ne serait-ce que pour pouvoir leur conseiller ensuite !

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C’est l’heure du conte : comment allez-vous l’organiser ? 

Je vais trouver un super conteur, un vrai, qui nous racontera de superbes histoires et nous passionnera tous, petits et grands, pendant au moins une heure. Le bonheur !

Vous allez faire intervenir un auteur : qui, pourquoi, dédicaces autorisées ? 

Tous ceux que je peux, avec dédicaces autorisées bien sûr, mais je préfère mettre en avant l’échange, la communication avec les lecteurs, plutôt que de voir des dizaines de personnes juste faire la queue en attendant de passer trois secondes avec l’auteur. Ce sera donc plutôt de la discussion, du débat, quelque chose de très libre et convivial.

Voici le couronnement de votre carrière, la réalisation de votre Grand Œuvre : vous avez publié un livre. Que deviendra-t-il dans votre bibliothèque ? 

Si j’écris un livre et que je dois le mettre dans ma bibliothèque, je le rangerai au milieu de tous les autres, et je n’en aurais pas plus d’exemplaire. Il sera un parmi d’autres, ni plus ni moins.

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Voilà, ce tag un peu difficile est fini ! Mais j’avoue que je l’ai trouvé très très original et plaisant à faire, c’est un vrai travail d’imagination ! Je ne sais pas si ma bibliothèque existera un jour, mais voilà à quoi elle pourrait ressembler dans mon esprit. J’espère que vous m’y rendrez volontiers visite.

À mon tour, j’identifie Elo-dit, Girl kissed by fire, Les Miscellanées d’Usva, Sona’s Books, Aude Bouquine et La paupiette culturelle, si elles ne l’ont pas encore fait et qu’elles sont motivées !

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#401 La Douleur – Marguerite Duras

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Le résumé…

La dernière guerre, Marguerite Duras l’a vécue tout à la fois comme femme dont le mari avait été déporté, comme résistante, mais aussi, comme écrivain. Lucide, étonnée, désespérée parfois, elle a, pendant ces années, tenu un journal, écrit des textes que lui inspirait tout ce qu’elle voyait, ce qu’elle vivait, les gens qu’elle rencontrait ou affrontait.

Mon avis…

Qui ne connaît pas Marguerite Duras ? Vous allez peut-être me dire : « Hé ! Juliette, ton article ne sert à rien, on sait tous qui elle est et elle n’a pas besoin de toi pour être lue ! » Oui, c’est vrai. Mais j’ai pris l’habitude ici de vous parler de classiques que je découvre ou redécouvre avec grand plaisir, et La Douleur en fait partie. Ce n’est pas à proprement parler un roman, mais plutôt un récit autobiographique, une longue confidence, celle de Marguerite Duras elle-même, qui nous raconte son vécu de la Seconde Guerre mondiale. Dans la France occupée, Duras est à la fois l’épouse de Robert Antelme, déporté à Buchenwald et Dachau, une résistante, une écrivaine et aussi une amante. Femme jeune et instable, elle constate avec désespoir que l’attente du retour de son mari, à la libération des camps, devient vite insupportable. Pourquoi ne revient-il pas ? Où est-il ? Surtout, est-il mort ? Chaque minute qui s’écoule est insoutenable et douloureuse. C’est dans ces conditions que Marguerite Duras écrit la première partie de son récit : ses errances mentales, son angoisse lancinante qui la pousse à fantasmer la mort de son mari, son impatience maladive, l’amour qui disparaît mais l’attachement qui persiste, puis la confrontation à Robert qui revient brisé… C’est un texte vif, poignant, qui met profondément mal à l’aise, mais pour le meilleur. Duras nous bouleverse, nous entraîne du côté viscéral de l’inquiétude, qui confine à la peur de tout perdre. Lire ce livre est douloureux, c’est vrai, comme si elle nous communiquait à travers ses mots tous ses sentiments à ce terrible moment de sa vie.

Néanmoins, La Douleur, ce n’est pas seulement le récit de cette attente et de ce retour terrible de Robert Antelme. C’est aussi la vie de résistante de Marguerite Duras. Elle raconte sa relation ambiguë et dangereuse avec un collaborateur, dit Pierre Rabier, et ses liens avec un groupe de résistants. Elle décrit son implication, non avec fierté et héroïsme, mais parfois avec un certain dégoût, une amertume, ou bien avec beaucoup de plaisir. Présenter une Résistance idéalisée et caricaturale n’est pas le but de Marguerite Duras, qui n’hésite pas, au contraire, à en montrer les aspects les plus repoussants et terribles. La torture, les exécutions sommaires, la jouissance qu’on en retire parfois… Tout est passé au crible de la confidence sans concession. Le récit de Duras est passionnant dans ce qu’il a d’original. Elle ne dresse aucune barrière, aucune limite. Tout est dit et doit être dit. La littérature permet cette expression sans filtre. Le style durassien la porte à la perfection. Vous l’aurez compris, La Douleur n’est pas de tout repos à lire, mais c’est un texte qui secoue et ne peut pas laisser indifférent. Il est probablement le récit le plus personnel de Duras, et le plus choquant aussi.

Carte d’identité du livre

Titre : La Douleur
Autrice : Marguerite Duras
Éditeur : Folio
Date de parution : 1985

5 étoiles

#400 L’Armée des ombres – Joseph Kessel

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Waouh, voici la 400ème chronique ! Ce chiffre rond m’a mis la pression ! De quel livre allais-je vous parler à cette occasion ? L’hésitation a été longue. J’ai finalement opté pour un classique, que j’ai redécouvert très récemment : L’Armée des ombres de Joseph Kessel. J’avais déjà vu le film avec Lino Ventura il y a de longues années, et il ne m’avait pas laissé une très bonne impression… À mon avis, j’étais trop jeune pour le comprendre. Alors, prochaine étape : le regarder de nouveau. En attendant, je vous parle donc du plus grand roman français sur la Résistance.

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La 4e de couverture…

Londres, 1943, Joseph Kessel écrit L’Armée des ombres, le roman-symbole de la Résistance que l’auteur présente ainsi :  » La France n’a plus de pain, de vin, de feu. Mais surtout elle n’a plus de lois. La désobéissance civique, la rébellion individuelle ou organisée sont devenues devoirs envers la patrie. (…) Jamais la France n’a fait guerre plus haute et plus belle que celle des caves où s’impriment ses journaux libres, des terrains nocturnes et des criques secrètes où elle reçoit ses amis libres et d’où partent ses enfants libres, des cellules de torture où malgré les tenailles, les épingles rougies au feu et les os broyés, des Français meurent en hommes libres. Tout ce qu’on va lire ici a été vécu par des gens de France. « 

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L’Armée des ombres, Jean-Pierre Melville, 1969

Mon avis…

Pour celles et ceux (surtout celles) qui suivent le blog régulièrement, vous avez noté que je suis en pleine préparation de cours pour des étudiants de licence… et je leur parle littérature de guerre. Et donc, dans le programme, j’ai casé quelques extraits de cet excellent roman qui se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale et qui nous raconte la Résistance de l’intérieur. Joseph Kessel, dans sa préface, revendique un récit sans « propagande » et sans « fiction », fidèle à la réalité, avec « des faits authentiques, éprouvés ». Pour Kessel, donc, la fiction équivaut à de la propagande et il la rejette explicitement, tout en l’utilisant pourtant tout aussi explicitement dans son œuvre. Officiellement, c’est pour éviter de dévoiler l’identité réelle des protagonistes, et ça se tient. Mais clairement, Kessel est un romancier, qu’il le veuille ou non. L’Armée des ombres apparaît tout de même, malgré sa nature romanesque, comme un condensé d’expériences de résistants et nous fait bel et bien pénétrer, nous lecteurs, au coeur de ce milieu si difficile à appréhender. Il y aurait tellement à dire sur ce roman, mais je ne suis pas là pour vous faire un cours, alors je vais juste vous dire ce que j’ai le plus aimé dans cette lecture.

« Je voulais tant dire et j’ai dit si peu. » (Joseph Kessel)

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Joseph Kessel

Nous croyons tous savoir ce qu’a été la Résistance. Nous l’avons souvent idéalisée, aussi. Qui ne connaît pas le mythe de la France résistante, ce que l’historien français Henri Rousso a appelé le « résistancialisme » ? C’est-à-dire cette idée selon laquelle tous les Français auraient résisté, volontairement ou non, activement ou non, à l’Occupant. Ce résistancialisme, on ne le retrouve pas chez Kessel, qui est aussi l’auteur des paroles françaises du Chant des partisans. Il ne cherche pas à nous montrer une résistance purement idéalisée et mythifiée, même s’il met en scène ce type de discours. Il nous en montre au contraire la complexité, la versatilité aussi. Plus que le résistant, c’est l’humain qui est au coeur de ce roman. Il décrit une résistance qui imprègne absolument tous les milieux, qui n’est pas le seul fait de héros, mais il montre aussi les trahisons volontaires ou involontaires. Sous l’effet de la torture, aurions-nous protégé coûte que coûte nos camarades ? Nous serions tous et toutes tentés de dire « oui », n’est-ce pas ? Nous aimerions que ce soit le cas. Mais ce que nous apprend Kessel, c’est qu’on ne peut jamais savoir, tant que l’on n’est pas arrivé à cette extrémité.

« La résistance, elle est tous les hommes français qui ne veulent pas qu’on fasse à la France des yeux morts, des yeux vides. »

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L’Armée des ombres, Jean-Pierre Melville, 1969

L’Armée des ombres est un roman absolument fascinant, qui suit des personnages à la fois attachants et antipathiques, en particulier Gerbier, le résistant « par excellence » qui fait passer son devoir avant tout autre sentiment. Mais il y a aussi les résistants qui ont la volonté de bien faire et non la force, ou encore ceux qui se découvrent une force insoupçonnée, mais aussi ceux que l’on ne s’attendrait jamais à voir résister… La richesse de tous ces personnages, dans un livre pourtant si court, est ce qui m’a le plus étonnée. Pour être très honnête, j’ai commencé cette lecture en me disant que je cherchais simplement des extraits intéressants à proposer à mes étudiants (et j’en ai trouvé), mais finalement je me suis totalement laissée entrainer, et je ne l’ai plus lâchée. C’est un livre à l’écriture simple, très accessible, mais qui est en même temps d’une profondeur psychologique impressionnante. J’avais peur de lire un simple hymne à la Résistance et, s’il est vrai que c’en est un, c’est aussi très lucide et clairvoyant. Kessel a un regard juste sur la situation, et s’il se laisse parfois entraîner par ses sentiments envers ces Résistants qu’il aime sincèrement, il n’en propose pas moins un récit documenté, précis et réaliste.

Carte d’identité du livre

Titre : L’Armée des ombres
Auteur : Joseph Kessel
Éditeur : Pocket
Date de parution : 11 mai 2001 [1943]

5 étoiles

#399 De sang et d’encre – Jacquie Béal

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Le résumé…

Dans le Périgord du XVIe siècle, les conflits entre catholiques et protestants font rage. Dans cette lutte sanglante, Landry et sa petite soeur voient leurs parents mourir sous leurs yeux. Les deux orphelins s’enfuient et trouvent refuge chez un imprimeur qui les prend sous sa protection. Landry devient colporteur et, au péril de sa vie, diffuse des livres emplis d’idées neuves et d’appels à la résistance. En chemin, le jeune homme découvre le goût de la liberté de vivre et de penser. Au milieu du chaos, Landry fait également une rencontre qui change sa vie : Mathilie, fille de gentilhomme et catholique. À ses côtés, il apprend que l’amour ne connaît pas de barrières sociales. Mais, dans la tourmente de l’Histoire, la conquête du bonheur a forcément un prix…

Mon avis…

Aujourd’hui, je vous parle d’un roman que j’ai découvert sur le blog Satine’s books, grâce à une très jolie chronique de Pauline. Je dois avouer que j’ai tout de suite été séduite par le contexte des guerres de religion, que je trouve absolument passionnant, et par la question de l’imprimerie et de son rôle dans la diffusion des idées à cette époque. Je vous propose donc d’embarquer avec moi pour un petit voyage dans le Périgord du XVIème siècle, en compagnie de Landry, un jeune colporteur. Avant d’exercer ce métier, Landry était paysan, avec toute sa famille. Ce mode de vie est devenu impossible lorsque ses deux parents sont morts, puisqu’il a dû fuir avec sa petite sœur. Il a trouvé refuge chez un imprimeur, et c’est là qu’il commence sa nouvelle activité. Grâce à elle, il parcourt les villes et villages, et un tel personnage est donc très pratique pour l’autrice qui, par ce biais, peut faire la description des mœurs et de l’atmosphère d’une zone géographique assez large. Issu d’un milieu populaire, Landry commence à fréquenter des hommes riches, et finit même au service d’une famille noble pendant une partie de l’année. Jacquie Béal a vraiment eu du flair en créant ce personnage qui lui permet d’emmener le lecteur où bon lui semble ! Ainsi, ce roman historique nous met en contact avec toutes les classes sociales, de la mendiante aux seigneurs, et nous fait pénétrer dans les deux camps en nous faisant rencontrer catholiques et protestants aux détours des chemins…

Je dois avouer que le résumé du roman ne reflète pas totalement l’expérience de lecture que j’ai eu. D’abord, en raison de la petite inexactitude concernant la mort des parents, mais ce n’est vraiment qu’un détail. Surtout, c’est l’histoire avec Mathilie qui m’a étonnée, car je n’ai pas réussi à véritablement m’en imprégner. Elle arrive assez tardivement et j’aurais aimé que sa psychologie soit un peu plus développée, comme celle de la petite sœur de Landry. Autrement dit, parfois, j’aurais aimé que le livre soit encore plus long et touffu, pour que le plaisir soit encore plus grand. Mais cela n’enlève rien à la richesse du livre, qui nous fait complètement plonger dans le passé. Inutile d’être très calé en histoire des guerres de religion pour comprendre ce roman, car Jacquie Béal nous donne toutes les clés. Il y a d’abord un vrai effort linguistique. Le vocabulaire compliqué est défini à la fin du livre, et les dialogues ainsi que les descriptions permettent de bien poser les bases. L’histoire est très crédible, nous montre l’essentiel de cette époque, sans jamais oublier le plaisir d’une lecture divertissante. De plus, l’importance prise par les écrits dans ce roman ne pourra pas déplaire aux amoureux des livres que vous êtes ! En bref, vous le comprenez, j’ai beaucoup aimé ce roman et je vous le recommande chaudement.

Carte d’identité du livre

Titre : De sang et d’encre
Autrice : Jacquie Béal
Éditeur : City Éditions
Date de parution : 2 janvier 2019

5 étoiles

Un grand merci à Jacquie Béal pour cette lecture.

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#398 Ciao et la mer – Sarah Khoury

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Le résumé…

Ciao est un doudou voyageur. À la plage, il plonge dans l’eau salée et découvre le monde fascinant de la mer. Sous l’eau, il rencontre des amis aux grandes dents, des géants, des minus et même des lumières bien étranges.

Mon avis…

Il n’y a pas que les romans dans la vie, et parfois je tombe aussi sur de petits albums trop mignons. Donc je voulais vous parler de ce très beau livre : Ciao et la mer, de Sarah Khoury. C’est pour les enfants de 0 à 3 ans, pour les tout minis bouts d’chou donc ! Ciao, c’est le nom d’un doudou qui, comme Némo le poisson-clown, embarque pour un drôle de voyage dans l’océan. Autant vous dire que les illustrations sont adorables et vraiment très très joliment réalisées. J’ai eu un véritable coup de coeur pour ces belles images, qui sont présentées sur un papier très qualitatif qui donne l’impression de tenir la peinture originale entre les mains ! Les enfants et les parents vont adorer !

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Carte d’identité du livre

Titre : Ciao et la mer
Autrice et illustratrice : Sarah Khoury
Éditeur : Éditions Père Fouettard
Date de parution : 6 juin 2019

5 étoiles

#397 Hex – Thomas Olde Heuvelt

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Le résumé…

Bienvenue à Black Spring, charmante petite ville américaine. Mais ce ne sont que les apparences : Black Spring est hantée par une sorcière dont les yeux et la bouche sont cousus. Elle rôde dans les rues et entre chez les gens à sa guise, restant parfois des nuits entières au chevet des enfants. Les habitants s’y sont tant habitués qu’il leur arrive d’oublier sa présence. Ou la menace qu’elle représente. Car chacun sait ce qui leur arrivera s’ils la touchent ou écoutent ses chuchotements. Et si la vérité sort de son enceinte, la ville entière disparaîtra. Pour empêcher la malédiction de se propager, les habitants de Black Spring ont développé des stratagèmes et des techniques de pointe. Mais un groupe d’adolescents locaux décide de braver les règles et les interdits, et plonge la ville dans un atroce cauchemar…

Mon avis…

Hello tout le monde ! Aujourd’hui je vous parle d’un livre d’horreur qui traîne depuis trèèès longtemps dans ma bibliothèque (j’avais la version anglaise). J’ai nommé : Hex. L’objectif était vraiment très clair : me faire peur ! Le résumé crée déjà un petit malaise très prometteur, donc forcément je me suis laissée tenter. Je suis entrée assez facilement dans cette étrange histoire. Thomas Olde Heuvelt nous emmène aux États-Unis, au XXIème siècle. Black Spring a tout d’un village normal… si ce n’est la sorcière qu’il abrite, qui apparaît et disparaît au gré de ses envies chez les habitants, dans la rue et dans la forêt alentour. Ce qui est très original dans ce livre, au contraire des autres romans d’horreur, c’est que la source de l’horreur, justement, est toujours visible. Grâce à une appli de géolocalisation, les habitants de Black Spring savent en permanence où se trouvent la sorcière. Et, clairement, ils s’adaptent assez bien à sa présence. Pour la plupart, elle ne les inquiète plus vraiment, sauf quand ils se souviennent du grand nombre de morts dont elle a été responsable par le passé… Ses yeux et ses lèvres, cousus, doivent le rester coûte que coûte. Mais, un jour, tout va être bouleversé, quand des jeunes décident de se rebeller contre les strictes règles établies pour protéger le village. Et, petit à petit, la crainte s’insinue, y compris chez le lecteur… Je dois être honnête, c’est davantage une sourde angoisse, un malaise, qu’une véritable peur. Ce sentiment vient précisément du bouleversement de l’équilibre que les villageois avaient réussi à instituer avec la sorcière.

Le récit est absolument prenant. On veut comprendre comment et pourquoi tout cela se passe… Et, concrètement, on veut tout simplement savoir ce qu’il se passe exactement. Je ne vous dirai pas si nous avons les réponses à ces questions, mais simplement que la fin m’a un peu déplu. Comme beaucoup de lecteurs je crois. En fait, j’étais prête à l’accepter et à la trouver plutôt bonne (mais pas à la hauteur de mes attentes pour autant), jusqu’à ce que je découvre la postface de l’auteur, qui nous annonce que la version que nous avons entre les mains est une réécriture pour le public international ! A savoir que le livre a d’abord paru en néerlandais, et qu’ensuite on a proposé à Thomas Olde Heuvelt de modifier la fin et le cadre de l’histoire pour la situer aux États-Unis. La version originale, qui est apparemment très très différente, n’est donc disponible qu’en néerlandais… Et j’avoue que j’aurais bien aimé en savoir plus et y avoir accès, mais je ne lis pas un mot de néerlandais… J’espère qu’elle sera traduite un jour, car j’ai étrangement le sentiment que j’aurais peut-être plus accroché à cette fin initiale qu’à celle qui nous est proposée ici. Cette dernière n’enlève rien à la qualité du livre, mais il y a juste un petit truc qui cloche, et je ne sais pas ce que c’est… Malgré tout, j’ai clairement aimé cette lecture, et je n’ai pas pu lâcher le livre jusqu’au bout. Et oui, j’ai regardé autour de moi pendant la lecture, et je n’osais plus trop me lever de mon lit pour aller dans la salle de bain ! La tension était au rendez-vous.

Carte d’identité du livre

Titre : Hex
Auteur : Thomas Olde Heuvelt
Traducteur : Benoît Domis
Éditeur : Le Livre de Poche
Date de parution : 13 février 2019

5 étoiles

#396 Cris – Laurent Gaudé

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Le résumé…

Ils se nomment Marius, Boris, Ripoll, Rénier, Barboni ou M’Bossolo. Dans les tranchées où ils se terrent, dans les boyaux d’où ils s’élancent selon le flux et le reflux des assauts, ils partagent l’insoutenable fraternité de la guerre de 1914. Loin devant eux, un gazé agonise. Plus loin encore, retentit l’horrible cri de ce soldat fou qu’ils imaginent perdu entre les deux lignes du front,  » l’homme-cochon « . A l’arrière, Jules, le permissionnaire, s’éloigne vers la vie normale, mais les voix de ses compagnons d’armes le poursuivent avec acharnement. Elles s’élèvent comme un chant, comme un mémorial de douleur et de tragique solidarité.

« Je garde la tête baissée. Je ne veux pas qu’ils me voient. Je ne veux pas leur laisser voir ce que sera leur visage épuisé. Je suis le vieillard de la guerre. »

Mon avis…

Aujourd’hui, je vous parle d’un livre que j’ai lu et relu plusieurs fois maintenant, et que je ne vous ai pourtant jamais présenté sur le blog… Il s’agit du premier roman d’un auteur que vous connaissez peut-être, j’ai nommé : Laurent Gaudé. Il a notamment publié La Mort du roi Tsongor, ou encore Le Soleil des Scorta, respectivement prix Goncourt des lycéens 2002 et prix Goncourt 2004. Avant d’écrire Cris, Laurent Gaudé était auteur de pièces de théâtre, et on retrouve cette influence dans le roman car il se compose d’une succession de petits monologues intérieurs de nombreux personnages. Il y a d’abord Jules, qui ouvre et clôt chaque chapitre (il y a en tout cinq sections dans ce roman, comme les cinq actes d’une tragédie). Jules quitte le front pour partir en permission, il s’éloigne de ses camarades mais leur souffrance ne le quitte pas. Plus il prend ses distances physiquement, plus l’idée de véhiculer la parole des soldats auprès du reste du pays s’impose à lui. Il y a aussi le gazé, dont on ignore l’identité, qui agonise quelque part entre le front allemand et le front français. Il y a Marius et Boris, qui s’aventurent à la poursuite du mystérieux « homme-cochon », cette créature mi-humaine mi-animale qui pousse des cris terribles dans le no man’s land. J’ai personnellement toujours été fascinée par ce personnage d’homme-cochon, qui est porteur d’une valeur allégorique certaine, représentant notamment la guerre et la destruction. Il y a également le Lieutenant Rénier, incarnation de l’homme du siècle passé, qui voit la guerre moderne détruire tout ce qu’il pensait savoir. Laurent Gaudé introduit aussi un personnage de médecin, qui regarde avec dépit et désespoir les blessés affluer, tout en étant conscient qu’il se bat contre une force bien plus grande que lui : la mort. Il y a aussi Ripoll, Dermoncourt, Messard et Castellac, qui appartiennent à la relève et connaissent les combats en première ligne. Sans oublier leur camarade Barboni, qui est touché par la folie et perd toute son humanité dans la bataille. Enfin, last but not least, M’Bossolo, un soldat venu d’ailleurs, plus exactement un tirailleur sénégalais, qui apparaît à la fin du roman et ramène avec lui l’espoir.

« Je ne pensais pas que la mort pouvait avoir le visage d’un gamin de dix-huit ans. Ce gamin-là, avec ses yeux clairs et son nez d’enfant, c’était ma mort. »

Vous le voyez, c’est une importante galerie de personnages que nous propose de découvrir Laurent Gaudé qui, dans son roman, développe toute une déclinaison de cris. Cris d’espoir, cris d’horreur, cris de folie, cris de souffrance, cris de lamentation, cris de charge au combat… En se mettant dans l’esprit de tous ces soldats si différents, il nous propose une multitude de perceptions de l’événement et redonne toute son humanité à la guerre, tout en montrant sa sauvagerie la plus terrible. C’est un roman très original et absolument fascinant que Cris. Pour tout vous dire, j’ai décidé de mettre ce livre au programme de mon cours sur la littérature de guerre. J’enseigne à l’université à partir de l’année prochaine et je me suis dit que ce roman s’intégrerait parfaitement dans un enseignement qui proposerait de réfléchir au retour du thème de la Grande Guerre dans la littérature contemporaine, que vous avez forcément remarqué, avec des livres comme Au revoir là-haut (Pierre Lemaitre), La chambre des officiers (Marc Dugain), Un long dimanche de fiançailles (Sébastien Japrisot), Les fleurs d’hiver (Angélique Villeneuve), Frère d’âme (David Diop), et j’en passe de nombreux… Cela permet de questionner beaucoup de notions : mémoire, filiation, héritageCris est aussi un livre très court qui, dans sa forme, est vraiment accessible pour un public assez jeune. Je ne connais personne ayant lu ce livre qui ne l’a pas aimé ! C’est une bonne entrée dans l’œuvre de Laurent Gaudé mais aussi un bon moyen de découvrir la Première Guerre mondiale.

« Fusils cassés, cadavres, planches de bois, fils de barbelés, nous foulons les excréments de la guerre. »

Carte d’identité du livre

Titre : Cris
Auteur : Laurent Gaudé
Éditeur : Livre de Poche
Date de parution : 19 octobre 2005

5 étoiles

#395 Le triomphe des ténèbres (la saga du Soleil noir, t.1) – Giacometti et Ravenne

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Le résumé…

1938. Dans une Europe au bord de l’abîme, une organisation nazie, l’Ahnenerbe, pille des lieux sacrés à travers le monde. Elle cherche des trésors aux pouvoirs obscurs destinés à établir le règne millénaire du Troisième Reich. Son maître, Himmler, envoie des SS fouiller un sanctuaire tibétain dans une vallée oubliée de l’Himalaya. Il se rend lui-même en Espagne, dans un monastère, pour trouver un tableau énigmatique. De quelle puissance ancienne les nazis croient-ils détenir la clé ? À Londres, Churchill découvre que la guerre contre l’Allemagne sera aussi celle, spirituelle, de la lumière contre les ténèbres.

Tristan, le trafiquant d’art au passé trouble ; Erika, une archéologue allemande ; Laure, l’héritière des Cathares… : dans le premier tome de cette saga, l’histoire occulte fait se rencontrer des personnages aux destins d’exception avec les acteurs majeurs de la Seconde Guerre mondiale.

Mon avis…

Cela faisait très longtemps que je voulais lire un roman de Giacometti et Ravenne. J’ai donc sauté le pas avec leur tout dernier en poche, le premier tome de la saga du Soleil noir, j’ai nommé : Le triomphe des ténèbres. J’ai vraiment été séduite par le résumé qui mêlait à la perfection Histoire, occultisme et aventure. Et je n’ai clairement pas été déçue. Le livre tient ses promesses, en nous faisant plonger dans les plus profonds mystères du nazisme et la fascination de certains leaders du parti pour l’ésotérisme. Les personnages ont des parcours originaux et singuliers, et ils se trouvent pourtant tous réunis dans une étrange quête : celle d’une relique, que les nazis considèrent comme une arme capable de leur faire gagner la guerre. Je me suis beaucoup attachée à tous ces personnages, et j’ai apprécié la place de choix laissée aux femmes. Remarquons aussi la présence de personnages historiques, tels Churchill, Hitler, Himmler, etc. qui prennent vie aux côté de personnages imaginaires pleins de reliefs.

Ce que j’ai aussi adoré dans ce roman, c’est que l’on se divertit avec une histoire absolument passionnante et pleine de suspense, et que l’on apprend également des choses. Docere et placere, dirait Horace. A la fin du livre, on trouve d’ailleurs quelques explications permettant de faire la part de vérité dans la fiction. Giacometti et Ravenne se documentent beaucoup, et cela se ressent sans jamais alourdir le récit. On découvre la Seconde Guerre mondiale et l’Occupation sous un autre angle. C’est extrêmement stimulant pour le lecteur, sur le plan intellectuel. Le triomphe des ténèbres m’a rendue accro et c’est aussi un livre captivant dont j’ai parlé à mes proches avec beaucoup de plaisir. Honnêtement, j’avais vraiment envie de bondir sur le tome 2, mais je vais devoir attendre sa sortie en poche… Patience, patience… mais j’ai hâte ! En attendant, peut-être vais-je reporter mon attention sur leurs autres livres, qui ont l’air tout aussi passionnants. Clairement, Giacometti et Ravenne ont le don pour la narration simple et efficace. Si vous ne connaissez pas et que vous aimez les thrillers ésotériques ou les romans historiques, sautez vite sur leurs livres !

Carte d’identité du livre

Titre : Le triomphe des ténèbres (la saga du Soleil noir, t.1)
Auteurs : Éric Giacometti et Jacques Ravenne
Éditeur : Le Livre de Poche
Date de parution : 15 mai 2019

5 étoiles

 

#394 Engloutie – Arno Strobel

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Le résumé…

Vous êtes enfouie dans le sable. Impuissante. Et la marée monte… monte…
Deux couples passent leurs vacances sur une île de la mer du Nord, réputée pour son calme et la beauté de ses paysages. Peu après leur arrivée, des crimes d’un sadisme inouï sont commis.
Après avoir été enlevés, une femme et un homme sont amenés sur une plage à la nuit tombée. Et là, ce dernier assiste impuissant au supplice de sa compagne. Car la marée monte, qui va engloutir celle qu’on a enterrée dans le sable – et dont seule la tête dépasse…
Le tueur prend d’autant plus de plaisir à ces spectacles qu’il se sait supérieurement intelligent… donc infaillible. Personne, jamais, ne le soupçonnera.
Raconté de plusieurs points de vue, dont celui de l’assassin, un suspense qui glace le sang jusqu’à l’ultime page.

Mon avis…

Bonjour tout le monde ! On se retrouve aujourd’hui pour parler d’un thriller, j’ai nommé Engloutie d’Arno Strobel. Je vous avais déjà fait la chronique de Souvenirs effacés, que j’avais bien apprécié. Là encore, on peut dire que l’impression finale est plutôt bonne. Contrairement à quelques avis que j’ai pu lire après ma lecture, je n’ai pas été choquée outre mesure par le modus operandi du tueur… Non qu’il ne soit pas horrible, loin s’en faut, mais simplement parce que je commence à être rodée… Lecture régulière de thrillers oblige ! Néanmoins, cela ne m’a pas empêchée d’être complètement absorbée par l’histoire. L’intrigue est vraiment bien menée, et autant dire que le suspense est total. On croit savoir qui est le coupable, puis finalement on se persuade que c’en est un autre, à moins que ce ne soit plutôt celui-là, ou celui-ci, etc. Comme dans son précédent roman, Arno Strobel nous balade. Quelques petits détails m’ont parfois un tout petit peu chiffonnée, sans parler d’incohérences pour autant, mais c’est vraiment secondaire. Globalement, j’ai trouvé ce récit bien construit, et il était intéressant d’avoir des moments dans la tête du tueur, même si c’est là que se trouvent certaines zones d’ombre qui, malheureusement, n’ont pas été suffisamment éclairées à mon goût. La fin est à la fois surprenante et un peu attendue, c’est l’originalité de ce roman d’ailleurs. Mais je n’en dis pas plus… Cela reste vraiment un très bon thriller, malgré les petites nuances que j’apporte, qui ne s’attachent vraiment qu’à quelques détails.

Carte d’identité du livre

Titre : Engloutie
Auteur : Arno Strobel
Traductrice : Céline Maurice
Éditeur : l’Archipel
Date de parution : 03 juillet 2019

4 étoiles

Merci aux éditions l’Archipel pour cette lecture.

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