#249 Les Mémoires d’un chat – Hiro Arikawa

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Coup de coeur

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Le résumé…

Un chat de gouttière au franc-parler et rompu au langage des humains a pris ses quartiers dans le parking d’un immeuble de Tokyo. Pour rien au monde il ne troquerait sa liberté contre le confort d’un foyer. Mais le jour où une voiture le percute, il est contraint d’accepter l’aide de Satoru, un locataire de l’immeuble, qui le soigne, lui attribue un nom – Nana – et lui offre la perspective d’une cohabitation durable. Cinq ans plus tard, des circonstances imprévues obligent Satoru à se séparer de Nana. Anxieux de lui trouver un bon maître, il se tourne vers d’anciens camarades d’études, disséminés aux quatre coins du Japon. Commence alors pour les deux compères une série de voyages et de retrouvailles qui sont pour Nana autant d’occasions de découvrir le passé de Satoru et de nous révéler – à sa manière féline – maints aspects de la société japonaise. Prenant et surprenant, profond et plein d’humour, Les Mémoires d’un chat est un beau roman sur l’adoption, l’amitié, et la force des liens qui unissent l’homme et l’animal.

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Hiro Arikawa

Mon avis…

Les Mémoires d’un chat est un livre sorti au mois de juin 2017. Très vite, une de mes professeurs m’a envoyé un mail en me le conseillant. Sans trop d’hésitation, je me suis donc lancée bien que les chats ne soient pas du tout mon animal préféré. Mais j’y ai pourtant retrouvé exactement ce qui m’a toujours amusée chez les chats : leur côté hautain… Souvenez-vous, un chat n’a pas de maitre… on habite chez son chat ! J’ai donc beaucoup ri avec la façon de parler très ironique de ce chat, qui est plein de distance et de malice. En elle-même, l’histoire se dévoile progressivement et est de plus en plus touchante. Plus on avance dans le livre, plus on apprécie. Au début, j’avais un peu de mal à entrer dans le récit mais, très vite, après deux ou trois chapitres, je ne pouvais plus le lâcher. J’ai vraiment été émue par cette histoire très riche en émotions sans être pour autant trop pleine de bons sentiments. Le chat, avec son regard critique et tendre à la fois, donne de l’originalité au récit en assurant une bonne partie de la narration.

C’est un très beau récit, qui dit beaucoup sur le lien étroit et particulier qui unit l’homme et l’animal. Il ne s’agit pas d’un rapport de possession, de propriété. L’un n’est pas au dessus de l’autre. Hiro Arikawa raconte une véritable amitié, presque une histoire d’amour, entre deux êtres que tout oppose mais que, finalement, tout rapproche. Les amoureux des chats comme ceux qui ne le sont pas spécialement trouveront dans ce livre de quoi se divertir tout en se procurant une bonne dose de saines émotions. C’est une histoire émouvante et drôle, passionnante et passionnée, qui ne devrait surtout pas passer inaperçu dans les rayonnages de nos librairies !

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Photo par Juliette S. Ne pas utiliser sans autorisation.

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#239 Coco givrée – Nadine Monfils

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Le résumé…

Un chapeau melon, un nez en carotte, une hache à la main… Voilà le drôle de bonhomme de neige qui enlève les petites filles de Pandore, à la tombée de la nuit. Mais est-ce le même cinglé qui, ces derniers temps, abandonne cadavre après cadavre, dans des mises en scène inspirées des toiles de Magritte ? Et pourquoi la chienne Tequila se met-elle à pisser des hiéroglyphes ? Est-ce vraiment une bonne idée d’héberger une pute chez soi ? Autant de questions glaçantes que les enquêteurs Lynch et Barn vont devoir s’atteler à dégivrer…

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La boîte de Pandore – Magritte

Mon avis…

Une petite balade dans ma librairie préférée, et ce livre m’a tout de suite attirée. La couverture, sans doute, assez intrigante. Puis le résumé, qui m’a fait sourire. Du policier un peu absurde ? C’est pour moi ! Et je dois dire que je n’ai pas été déçue, j’ai commencé ce roman le soir même et l’ai fini… le soir-même, enfin la nuit plutôt… J’avais un peu peur tout de même, car l’absurdité que l’on devine dans  le résumé aurait vite pu tourner au ridicule, au gros navet même ! Mais loin de là. L’intrigue policière est belle et bien présente, elle est complexe à souhait, tout à fait sérieuse et digne d’un bon thriller. Et, au milieu de tout ça, Nadine Monfils diffuse quelques notes d’humour, de trash parfois, de ce qu’on croit être de l’absurde mais qui en fait trouve toujours son sens… Rien n’est laissé au hasard pour faire passer un bon moment au lecteur.

Coco givrée est un excellent roman de vacances, pour changer un peu, ne pas se prendre la tête tout en lisant une histoire passionnante. Les personnages, à la fois déjantés et complexes, sont tant de silhouettes qui se croisent dans un récit prenant et frôlant le fantastique. L’imaginaire n’est jamais bien loin, on peut s’attendre à tout : des bonhommes de neige tueurs, des chiens médiums… Et c’est sans compter les personnages riches en couleur qui traversent le roman, comme la mémé de Coco, vraie fan de Johnny… mais pas Johnny Hallyday, non, son sosie : Johnny Cadillac. C’est un roman efficace, pour amateurs de romans policiers qui ont soif de changement, et pour ceux qui n’ont pas envie de se plonger dans une histoire trop trop flippante, même si Nadine Monfils nous offre quand même une bonne dose d’émotions. Le problème (ou l’avantage) de tout oser, c’est que c’est dans tous les sens du terme ! Du plus trash au plus gore, du plus farfelu au plus comique… Allez, laissez-vous tenter par ce roman complètement givré, c’est les vacances, le moment de faire des folies et des découvertes !

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Johnny Cadillac et Nadine Monfils

#235 Truismes – Marie Darrieussecq

Le résumé…

Difficile d’écrire son histoire lorsqu’on habite dans une porcherie et, qui plus est, lorsqu’on est devenue une truie. Car telle est l’extraordinaire aventure de la narratrice de cette fable terriblement sensuelle, qui se métamorphose sous les yeux stupides de son ami Honoré, prend du poids, se découvre une soudaine aversion pour la charcuterie, se voit pousser des seins surnuméraires, et finit, bien obligée, par quitter la parfumerie dont elle était l’hôtesse très spéciale… Tantôt humaine, tantôt animale, elle erre dans les égouts et dans les jardins publics où elle se nourrit de débris végétaux, elle met bas ses porcelets, devient l’égérie du futur président de la République avant d’être la maîtresse d’un très séduisant loup qui se nourrit de livreurs de pizzas et manquer finir sa vie dans l’assiette de sa propre mère. Derrière ces aventures porcines se profile une société aux prises avec un extrémisme obsessionnel de la vie saine mais de fait corrompue, une vaste ferme des animaux où les achats se règlent en Euro ou en Internet Card, où charlatans et fous mystiques se disputent le pouvoir. Le récit de cette modification se double donc d’un conte moral où l’œuvre d’imagination affiche ses intentions de satire sociale. Se plaçant d’emblée sous l’égide de Knut Hamsun, de la glèbe et de la sauvagerie attenante à l’humain, la narratrice, truie endiablée, permet au lecteur de renouer avec des plaisirs de lecture qui viennent de très loin.

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Mon avis…

Comment aborder ce roman atypique ? Vous l’avez probablement compris, à la lecture du résumé, Truismes est un livre original. Il s’agit du premier roman de Marie Darrieussecq, et il faut dire qu’elle n’y est pas allée de main morte. Le motif de la métamorphose, on le connaît, on l’a vu et revu, en passant par Ovide, Apulée ou Kafka, mais l’auteure relève le défini de le renouveler. Le personnage principal, une femme, remarque de drôles de transformations sur son corps, jusqu’à devenir, au fil du roman, une véritable truie. Elle est crue, ose dire – et faire – les pires insanités. Marie Darrieussecq n’hésite pas à plonger tête baissée dans les clichés misogynes, racistes, sexistes, et l’effet est surprenant. N’attendez pas de délicatesse ou de légèreté dans le style, l’ensemble est lourd et « gras », mais c’est justement ce qui fait le charme du livre !

En effet, Truismes, c’est surtout l’histoire d’une femme qui ne pense pas vraiment par elle-même, qui n’est pas très cultivée ni spirituelle… Puis, en se métamorphosant, son esprit change et, loin de s’animaliser dans le sens que l’on imagine, elle gagne petit à petit en distance sur le monde dans lequel elle évolue. Et ce monde, dystopique à souhait, est étouffant, écrasant, tant pour la femme qu’elle était que pour l’animal qu’elle devient. Marie Darrieussecq mélange ainsi réflexion philosophique et humour décadent, parfois trash. Elle ose tout, et c’est en vérité assez jouissif. Truismes est un drôle de roman, que l’on dévore et qui nous grignote un peu l’esprit aussi : à la fin, on ne sait plus trop où l’on en est… C’est un livre qui laisse un sentiment particulier, parfois positif, parfois négatif. Dans tous les cas, il ne laisse pas indifférent.

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Truismes, adaptation théâtrale d’Alfredo Arias au Rond-Point.

#225 Beaucoup de bruit pour rien – William Shakespeare

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Le résumé…

Entre une cérémonie de noces brutalement interrompue et un mariage unissant deux êtres connus pour se haïr, Beaucoup de bruit pour rien nous rappelle que l’amour ne suit jamais un cours régulier. Étincelante et jubilatoire, cette comédie romantique n’en repose pas moins sur un constat amer : tout n’est que vanité et aimer, c’est d’abord s’éprendre de soi-même, pour le meilleur et pour le pire.

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Mon avis…

J’ai totalement découvert cette pièce de Shakespeare cet été, je ne la connaissais pas et, à la lecture de la préface, j’ai vite compris qu’elle était considérée par beaucoup de critiques comme une sorte de désastre… le raté de Shakespeare dirons-nous, et tous les grands auteurs en ont un… A priori, donc, je partais dans ma lecture avec quelques doutes, mais je me suis très vite sentie happée par l’histoire, bien qu’elle soit peu réaliste, il est vrai… Dans l’ensemble, j’ai aimé les touches d’humour disséminées par l’auteur, et j’ai beaucoup aimé la mise en abyme théâtrale. En effet, les personnages eux-mêmes jouent des rôles, mettent en scène des situations pour piéger les autres, etc. Et même si cela est assez répétitif, l’effet escompté est concluant et j’ai beaucoup souri. Je pense que cette pièce a l’avantage d’être assez proche des sentiments communs, ce qui pouvait semblait un peu trivial pour les critiques, mais qui me semble plutôt séduisant. Les différentes morales qu’on peut tirer de l’histoire sont d’ailleurs plutôt remarquables et très sensées.

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Il est vrai que l’on ne se trouve pas face à un chef-d’œuvre, mais il faut aussi relativiser et se dire que, parfois, une lecture agréable est déjà une très bonne chose ! Et c’est ce que j’ai trouvé dans Beaucoup de bruit pour rien. Si certains personnages sont plus attachants que d’autres, j’ai cependant remarqué que certains étaient assez schématiques, ce qui est dommage mais qui est en même temps compréhensible à la vue de la forme du texte. Au théâtre, on a peu de temps pour explorer l’intériorité des personnages, d’autant que nous n’avons que leurs paroles et non leurs pensées, ce qui peut expliquer ce choix. Je n’ai pas toujours retrouvé la virtuosité de Shakespeare, comme dans Hamlet ou Macbeth, mais j’ai passé un bon moment, et cela m’a changé des tragédies. Pour une fois, j’ai pu lire une comédie romantique du grand dramaturge anglais, et je ne le regrette pas car j’ai désormais l’impression d’avoir une vue plus panoramique de son œuvre. Je vous conseille donc Beaucoup de bruit pour rien si vous voulez voir l’autre côté de l’œuvre shakespearienne, le côté un peu oublié, mis de côté…

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Ma note…

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#195 Ubu roi – Alfred Jarry

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Le résumé…

Dans une Pologne imaginaire, aux confins de « nulle part » et « nul ne sait » où le Père Ubu a, dit-on, tué le roi et usurpé le pouvoir. Il inflige à ses ennemis toutes sortes de tortures à l’aide de ses armes fétiches, comme sa redoutable machine à décerveler ! Effrayante et ridicule à la fois, cette créature étrange, jamais avare de grossièretés, nous entraîne dans une rocambolesque farce où l’on rit mais où l’on frémit aussi quand sont dénoncés les vices de notre humanité.

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Mon avis…

Pour commencer, un mot : « Merdre » ! Ceux qui ont lu ou liront Ubu Roi pourront vite comprendre cette référence… C’est après tout une des raisons pour lesquelles Alfred Jarry est connu : son théâtre déborde d’injures, de mots inventés, parfois des deux en même temps… Tout cela crée un humour bas, dans le sens de scatologique parfois, un humour du bas-corporel rabelaisien… Il ne faut pas vraiment chercher de subtilité dans Ubu Roi, l’auteur arrive plutôt avec ses grands cheveux, avec un style parfois lourd mais qui finalement ne peut que faire rire ! Pourtant, les vices de l’humanité sont on ne peut mieux démontré. Non, la comédie « de mœurs » ne se limite pas à Molière… Alfred Jarry, c’est une comédie moderne, caricaturale, grotesque… Il suffit de regarder les deux illustrations de la pièce que je vous ai mis… Imaginez que, sur scène, Ubu (censé chevaucher son cheval de guerre) chevauche un balai avec une tête de cheval dessinée collée au bout. Alors, le grotesque, on est en plein dedans. Vous allez me dire : pourquoi irais-je lire quelque chose d’aussi ridicule ? Je vais vous répondre…

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Ubu Roi est tout sauf ridicule… C’est drôle. En même temps, il y a une certaine profondeur (si, si, je vous assure) quand on cherche bien. Après tout, ne pourrait-on pas voir dans cette conception grotesque du théâtre toute une critique de la société ? C’est un tournant tellement révolutionnaire dans l’Histoire littéraire qu’on ne peut pas passer à côté. Le personnage d’Ubu, s’il est drôle, est aussi extrêmement cruel. Il représente à lui seule une terrible satire que nous livre Jarry. Que dire d’un roi si infâme, qui tue la moindre personne qui le dérange, le contrarie, ou simplement qui ne lui revient pas ? Et que dire de Mère Ubu, encore plus diabolique que son mari, qui cherche à tout prix le gain, quitte à tuer, corrompre, trahir… ? Bref, c’est un concentré de cruauté dont on ne peut que rire. Le traitement visuel et sémantique de la pièce désamorce toutes les interprétations du spectateur (qui, s’il devient attentif, peut tout de même les déceler). Ubu Roi est une pièce qui apparaît finalement comme un jeu littéraire. Les séries d’Ubu ont eu un succès très important, ce qui prouve que, finalement, les spectateurs de l’époque ont adoré le comique communicatif de Jarry. Ubu Roi se lit très facilement, en une heure à peine, et on s’amuse à tous les jeux de mots, les expressions, les images inventées par l’auteur. C’est excellemment drôle.

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Ma note…

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#185 London Panic – Marie Vermande-Lherm

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Le résumé…

Lucie n’aurait jamais dû entrer en guerre ouverte contre sa prof d’anglais : la voilà privée du voyage scolaire à Londres dont elle rêvait.
Tant pis : ce voyage, elle le fera, coûte que coûte ! Quitte à vendre son âme (ou presque !) à un mystérieux camarade de classe – l’étrange et peu loquace Abu –, quitte à s’improviser baby-sitter dans la famille farfelue d’un authentique lord anglais, quitte à courir aux quatre coins de Londres sur la piste d’un petit prophète de 1m20, disparu en plein shopping !

Faudra-t-il que Lucie aille chercher jusqu’en Inde le secret pour faire enfin régner l’harmonie dans sa vie et dans celle des gens qu’elle aime ? Ou est-ce aux côtés du dingue et pourtant délicieux Lawrence Painswick, l’aîné de sa famille d’accueil, qu’elle trouvera finalement « the right place to be » ?

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Mon avis…

J’ai reçu ce livre de mon partenaire Sarbacane, à l’occasion notamment de l’anniversaire de leur collection Exprim’ qui fête ses 10 ans ! Comme vous le savez sans doute si vous me lisez régulièrement, j’adore cette collection et j’ai aimé toutes les lectures qui m’ont été proposées, et j’ai même eu quelques coups de cœur ! London Panic reste dans la même fibre que les autres romans, s’intègre parfaitement dans cette lignée d’excellence littéraire… Cependant, il se distingue par sa couverture flamboyante, qui illumine la table de chevet à tout moment et attire l’œil… Alors évidemment, je n’ai pas résisté longtemps et à peine je l’ai reçu qu’il était commencé ! Je l’ai fini le soir-même car l’histoire est totalement prenante, c’est une aventure extrêmement fraîche et joyeuse, qui communique beaucoup de plaisir à chaque ligne !

Pour la plupart, on a tous fait un voyage scolaire d’au minimum une journée en Angleterre… Lucie, elle, n’a pas cette chance car sa prof d’anglais ne peut pas la voir !  Mais elle n’abandonne pas ainsi, non, jamais ! Lucie va donc chercher par tous les moyens, même les plus farfelus (et un peu dangereux, soyons honnête), à rejoindre l’Angleterre pour prouver à sa prof qu’elle a eu tort de la juger. Et je confirme, elle a eu tort ! Lucie va aller de rebondissements en rebondissements pour enfin atterrir chez les rosbifs et elle va se retrouver plongée dans une famille d’anglais complètement perchés, avec un gamin qui se prend pour un prophète et son grand frère un peu exhibitionniste sur les bords (mais exhibitionniste engagé)… La recette est farfelue mais, au final, le cocktail est pétillant et rafraîchissant ! Mon seul regret, malheureusement il y en a un, c’est la longueur ! J’aurais beaucoup aimé que l’histoire prenne plus son temps, que l’intrigue se développe encore un peu, car j’avais l’eau à la bouche et je suis restée (un peu) sur ma faim…

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Ma note…

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Merci aux éditions Sarbacane pour cette lecture.

sarbacane

#178 Dysfonctionnelle – Axl Cendres

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Le résumé…

Fidèle, jeune adolescente, grandit, entourée de ses six frères et sœurs, dans une famille dysfonctionnelle : son père enchaîne les allers-retours en prison, sa mère est à l’asile. Dotée d’une « intelligence précoce », elle s’intègre à un lycée des beaux quartiers où les élèves la regardent comme un alien. Mais c’est là que l’attend l’amour, le vrai, celui qui transforme, celui qui sauve…

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Mon avis…

Comme toujours, les éditions Sarbacane m’ont proposé la lecture d’un excellent livre, j’ai nommé : Dysfonctionnelle. C’est vraiment un roman qui m’a marqué, auquel j’ai laissé le temps « d’infuser ». Il m’a certes moins touché que d’autres lectures mais il s’agit malgré tout d’une histoire prenante et passionnante, une exploration d’un monde différent de celui du lecteur… C’est un roman assez dépaysant, qui donne la joie de vivre et qui fait toujours un peu réfléchir, comme souvent dans les Exprim’.

J’ai beaucoup aimé le personnage principale, qu’on suit avec attachement, car elle est particulièrement atypique et originale ! J’ai adoré l’idée de montrer ce qu’on pouvait faire de merveilleux avec ce qu’on croyait perdu, sans avenir, à priori en tout cas… C’est un roman qui va à l’envers des clichés, les détruit un à un, montre la beauté dans ce qu’on imagine horrible… Après tout, une famille dysfonctionnelle comme celle-ci peut effrayer, on peut imaginer toutes les difficultés possibles, et on en ignore les beaux côtés… Axl Cendres nous les révèle au grand jour !

Si vous voulez voyager au « bout du monde » sans bouger de chez vous, c’est l’occasion. Car oui, dans Dysfonctionnelle, on change de monde, du tout au tout… Et on n’a pas le mal du pays, loin de là ! Alors même si ce roman n’est pas le coup de cœur de l’année pour moi, je le conseille fortement car on passe un très bon moment de lecture, et après tout c’est l’essentiel, n’est-ce pas ?

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Ma note…

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Merci aux éditions Sarbacane pour cette lecture.

sarbacane

#166 Quelqu’un qu’on aime – Séverine Vidal

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Le résumé…

Matt et son grand-père Gary partent à la poursuite des souvenirs sur les routes de l’Ouest américain. Embarquez dans un road trip pour partager les destins d’une véritable « famille de route ». Des histoires atypiques, des personnages terriblement attachants, des générations qui se croisent… pour un roman bouleversant.

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Séverine Vidal

Mon avis…

Décidément, la collection Exprim’ des éditions Sarbacane ne me décevra jamais ! J’ai encore complètement craqué avec ce roman de Séverine Vidal, un véritable coup de cœur… Il s’agit d’un livre en toute sensibilité, qui évoque la maladie d’Alzheimer avec beaucoup de douceur, de délicatesse, et un talent tout simplement indéniable. L’auteure nous emporte dans un road-trip inoubliable, dans lequel le lecteur a aussi le droit à sa place, à égalité avec les personnages. Attachez votre ceinture et embarquez pour un voyage placé sous le signe de l’amitié, de la famille, de l’amour sous toutes ses formes, de la passion et surtout de la découverte ! Les personnages sont tous très attachants, ils ont chacun une personnalité d’une grande profondeur qui s’offre à nous et n’attend qu’à être découverte…

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Pat Boone, l’idole qui motive ce road-trip

 Le roman se lit vraiment tout seul, on se laisse emporter dans l’histoire, sur ce road-trip à la recherche des souvenirs mais aussi sur la route de nouveaux moments à partager et de nouveaux souvenirs à créer… Cette histoire fait beaucoup réfléchir, et ce sur beaucoup de sujets : ce qu’est vraiment la famille, sur le pouvoir de l’amitié, sur l’importance de la découverte des autres et de soi-même… et surtout sur la valeur de chaque moment qu’on vit. Ce roman change profondément quelque chose chez le lecteur, il prend aux tripes par sa sensibilité et sa vérité. C’est une véritable découverte moi que Séverine Vidal, et particulièrement ce livre, que je n’oublierais pas de sitôt ! Je le conseille vraiment à tous, car c’est tout simplement merveilleux de passer par tant d’émotions…

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Ma note…

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#154 L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes – Karine Lambert

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Le résumé…

Les hommes sont omniprésents dans cet immeuble de femmes… dans leurs nostalgies, leurs blessures, leurs colères et leurs désirs enfouis. Cinq femmes d’’âges et d’’univers différents unies par un point commun fort : elles ne veulent plus entendre parler d’amour et ont inventé une autre manière de vivre… Jusqu’’au jour où une nouvelle locataire vient bouleverser leur quotidien. Juliette est séduite par leur complicité, leur courage et leurs grains de folie. Mais elle, elle n’’a pas du tout renoncé ! Et elle le clame haut et fort. Va-t-elle faire vaciller les belles certitudes de ses voisines ?

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Mon avis…

Ce service presse du Livre de Poche n’est pas forcément un livre qui m’aurait à priori attiré en librairie… Bien que le résumé soit tentant, je ne l’aurais sûrement pas acheté, c’est donc une bonne chose que les éditions me l’aient proposé dans le cadre de notre partenariat ! J’avoue que j’ai été agréablement surprise par l’histoire qui a énormément de potentiel pour faire réfléchir le lecteur tout en le faisant rire. Et c’est vraiment cette sensation que je recherchais avant tout dans ce livre. Au départ, c’est aussi ce que j’y ai trouvé. Certains personnages sont plus attachants que d’autres, plus drôles, et on s’intéresse à leur histoire plutôt commune. Mais là où elles ne sont pas comme mesdames tout le monde, c’est dans leur mode de vie : elles habitent ensemble dans un immeuble interdit aux hommes.

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Donc, à priori, il s’agit d’un livre avec beaucoup d’humour, d’émotions, de réflexion… Mais j’avoue avoir été un peu déçue par toutes ces promesses véhiculées par les différentes critiques que j’ai pu lire dans les journaux ou sur Internet. J’ai trouvé qu’il avait tellement de potentiel dans cette histoire, et trop peu exploité à mon goût, le roman n’est pas assez… pétillant ! Je n’ai pas ri autant que je l’aurais souhaité, je n’ai pas trouvé cela si attendrissant, et j’avoue que je n’ai pas réussi à accrocher aux soi-disant réflexions que ce livre pouvait entraîner. L’ensemble est resté assez superficiel, même si j’ai aimé la morale finale qui est que finalement on ne doit renoncer à rien, et simplement attendre de trouver chaussure à son pied, qu’il s’agisse d’un homme, d’un chat ou simplement d’un fils… C’est malgré tout un roman agréable à parcourir, sans prise de tête, qui mérite l’intérêt qu’on lui porte. Dommage que le potentiel ne soit pas exploité à 100%.

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Ma note…

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Merci aux éditions Le Livre de Poche pour cette lecture.

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#137 L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea – Romain Puértolas

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Le résumé…

« Le premier mot que prononça l’Indien Ajatashatru Lavash Patel en arrivant en France fut un mot suédois. Un comble ! Ikea. » L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, c’est une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye postkadhafiste, une histoire d’amour plus pétillante que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d’une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle. Un roman dont le titre peut à lui seul provoquer des insuffisances respiratoires chez ceux qui tentent de le prononcer d’une seule traite !

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Mon avis…

Avec son titre à rallonge, L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea a tout de l’œuvre qui donne le sourire avant même d’avoir posé les yeux sur la première page. Je m’attendais tout de suite à une bonne lecture, d’autant que j’avais entendu beaucoup de bien de ce roman de Romain Puértolas. Je n’ai pas été déçue, vraiment, et ce livre, je le dis d’ores et déjà, est un coup de cœur, un vrai. J’ai ri, j’ai été touchée, j’ai passé un moment de lecture merveilleux. Que dire de plus ? J’avoue avoir de la difficulté à trouver les mots pour décrire le sentiment qui m’anime vis-à-vis de cette histoire. L’écriture est tellement poétique, vraiment belle et maîtrisée, les mots sont si bien choisis. Je vous donne pour exemple cette phrase qui m’a vraiment frappée en plein cœur : « Le Soudanais avait laissé les siens pour tenter sa chance dans les ‘‘beaux pays’’ comme il se plaisait à les appeler. Car sa seule faute avait été de naître du mauvais côté de la Méditerranée, là où la misère et la faim avaient germé un beau jour comme deux maladies jumelles, pourrissant et détruisant tout sur leur passage ». Ce roman fait réfléchir, vous vous en doutez.

Les sujets abordés sont d’une grande importance dans notre société, puisque Romain Puértolas évoque surtout l’immigration, mais aussi la solidarité, l’amour, l’argent… Sous couvert de beaucoup d’humour, de dérision et de tendresse, cette œuvre pousse le lecteur à explorer sa propre sensibilité. Ce roman m’a fait penser à un conte philosophique à la Voltaire, un véritable voyage initiatique dont la particularité le rend cependant unique et incomparable à d’autres : le personnage principal est un fakir, menteur et voleur, propulsé dans le monde moderne. Prétendument en quête du nouveau modèle de lit à clous Ikea, cet indien va se retrouver coincé dans une armoire, comme l’indique le titre, et enfermé dans un camion direction l’Angleterre. Et si l’on regarde bien la télévision en ce moment, on sait ce qu’il se déroule lorsque les transporteurs passent Calais… Beaucoup de migrants choisissent de monter dans les camions afin de traverser la Manche. Entreprise risquée. C’est ainsi qu’Ajatashatru devient migrant malgré lui… Et sur ces entrefaites débute un grand périple à travers l’Europe, jusque la Lybie, au rythme de rencontres exceptionnelles qui changeront pour toujours le fakir.

L’œuvre joue sur tous les sujets qui animent le débat de l’Europe au XXIème siècle, d’un point de vue extrêmement surprenant et amusant. L’humour est omniprésent. La touche parodique qui m’a vraiment plu, car elle était omniprésente, était la tendance typiquement occidentale à mal prononcer les noms étrangers. Entre parenthèses et presque à chaque page, en tout cas au début du roman, l’auteur s’amuser à créer au fil du roman une compilation des prononciations les plus ridicules du nom du personnage principal, Ajatashatru Lavash : « J’attache ta charrue, la vache », « Achète un chat roux », « J’ai un tas de shorts à trous »… Bref, du rire en perspective. Le périple de l’indien à Ikea est très drôle car l’auteur réunit vraiment tous les éléments qui nous ont nous aussi un jour amusé ! Ce roman nous parle complètement, et ce à chaque moment… Je conseille vivement ce roman, un véritable coup de cœur, qui mériterait même sa place parmi les classiques qu’on pourrait étudier en littérature d’ici quelques années !

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Romain Puértolas prend la pose dans une armoire…

Ma note…

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Merci aux éditions Livre de Poche pour cette formidable lecture.

ldp