#390 Une île, rue des oiseaux – Uri Orlev

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Le résumé…

Alex, onze ans, petit garçon juif de Pologne, voit le monde s’écrouler autour de lui : sa mère arrêtée, ses amis disparus. Et voilà que les Allemands emmènent son père avec tous les habitants de la rue. Alex se retrouve seul dans le ghetto vide. Il s’aménage une cachette où il tente d’organiser son attente. Les mois passent, les espoirs s’amenuisent. Soudain, une voix, venue d’un monde oublié.

Mon avis…

Une île, rue des oiseaux est un joli petit livre jeunesse qui parle d’un sujet particulièrement difficile : la Seconde Guerre mondiale et l’Holocauste. Tout est raconté à travers l’expérience d’un jeune garçon de 11 ans, Alex, qui se retrouve seul du jour au lendemain dans le ghetto de Varsovie. Sans jamais être confronté à l’horreur des camps et de la guerre, le lecteur n’en ressent pas moins l’atmosphère particulièrement lourde et étouffante de l’époque. Le danger est partout, la menace plane sur Alex. Ce roman se déroule entièrement comme un « huis-clos » dans le ghetto. Le garçon ignore tout de ce qui se passe au-dehors, son monde s’arrête à la rue voisine. Il attend, inlassablement, le retour de son père, mais les mois passent… Il doit survivre. Une île, rue des oiseaux est un livre touchant, poétique, et qui se lit très facilement. Sans être la meilleure porte d’entrée sur la Seconde Guerre mondiale pour les enfants, il en est tout de même une intéressante, car il permet d’en percevoir les tensions et d’en deviner certains enjeux. Un peu trop éloigné de la réalité de tout un chacun à l’époque, il est néanmoins le récit d’une destinée individuelle passionnante. C’est aussi un roman qui ravira les adultes !

Carte d’identité du livre

Titre : Une île, rue des Oiseaux
Auteur : Uri Orlev
Éditeur : Le Livre de Poche Jeunesse
Date de parution : 23 septembre 2009

4 étoiles

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#379 Violette Hurlevent et le Jardin Sauvage – Paul Martin et J.-B. Bourgois

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Le résumé…

Nul ne sait quand le Jardin Sauvage est né. Violette Hurlevent y pénètre le jour où elle doit fuir de la maison de sa mère. Loin des soucis de son existence, elle découvre alors un univers immense, caché aux autres humains et peuplé d’êtres aux coutumes étranges. Ici, les loups parlent, les pierres s’animent ; même le temps s’écoule selon de nouvelles lois. Mais la beauté du Jardin Sauvage cache de nombreux périls. Avec son chien Pavel, aussi courageux que gourmand, Violette va affronter une menace encore plus terrible que les problèmes qu’elle voulait fuir. Pour faire face à ce défi, elle devra choisir ses alliés et retrouver les reliques, des objets aux pouvoirs mystérieux qui détiennent la clé de son destin.

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Mon avis…

Violette Hurlevent et le Jardin Sauvage, c’est un livre que j’aurais beaucoup aimé avoir entre les mains plus tôt, lorsque j’étais plus petite. Il s’agit d’un roman qui, à mon sens, pourrait représenter autant pour des jeunes lecteurs que ce qu’a été pour moi La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero. Inutile de préciser que c’est un sacré compliment ! J’avais lu, bien entendu, que Violette Hurlevent n’était pas un livre comme les autres, qu’il avait quelque chose de nouveau, d’inédit, et j’ai vu l’enthousiasme de l’équipe des éditions Sarbacane, puis des lecteurs et des lectrices… Et, en effet, ce roman est d’une intelligence rare. Il fourmille de références littéraires et artistiques (Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë, Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll, Pierre Soulages, Virginia Woolf, Simone de Beauvoir, et j’en passe : une véritable chasse aux trésors) qui sauront séduire aussi bien les adultes que les enfants car elles n’altèreront aucunement la compréhension de l’intrigue pour ces derniers. Oui, ce livre est un peu comme un jardin dans lequel se côtoieraient mille espèces de fleurs et de plantes, dans lequel germeraient de nouvelles graines, dans lequel chaque petit bourgeon est précieux. Dans ce roman, il y a toute une culture de l’enfance, de la vie, celle de l’auteur, et toute une culture à venir : celle du jeune lecteur ou de la jeune lectrice.

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J’aime beaucoup les livres jeunesse qui, malgré leur classification, sont adressés à tous les publics, et savent plaire à des lecteurs et lectrices de tous âge et de tous horizons. Il s’agit d’un roman initiatique qui saura créer des échos dans tous les esprits. J’ai beaucoup aimé le postulat de départ : un monde imaginaire qui vient sauver une jeune fille aux prises avec une réalité dure et violente. Je me suis beaucoup retrouvée dans ce personnage, pour avoir vécu une situation très similaire, et je me suis échappée, pour ma part, à travers la littérature. Je pense par ailleurs que ce vécu de Violette, très proche du mien, et bien que profondément singulier, a tout de même une valeur universalisante. Le roman fait passer beaucoup de très beaux messages, mais en sachant éviter toute naïveté et tout abus de bon sens ou de morale. Ce livre est aussi un très bel objet, puisque c’est un roman illustré avec beaucoup de talent par Jean-Baptiste Bourgois. Et quand je dis « illustré », je n’entends pas deux trois images par-ci par-là. Non, les illustrations sont vraiment indissociables du roman, elles en font complètement partie intégrante. Vous l’aurez compris, c’est avec énormément d’enthousiasme moi aussi que je vous conseille ce roman, que vous soyez jeune ou moins jeune. Cette héroïne saura vous emporter dans des aventures exceptionnelles remplies de rebondissements inattendus.

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Carte d’identité du livre

Titre : Violette Hurlevent et le Jardin Sauvage
Auteur : Paul Martin
Illustrateur : Jean-Baptiste Bourgois
Éditeur : Sarbacane
Date de parution : 15 mai 2019

5 étoiles

Merci aux éditions Sarbacane pour cette lecture.

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#378 L’aimée – Renée Vivien

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Le résumé…

Lorély, intellectuelle et salonnière réputée, inspire à la narratrice un amour passionnel et destructeur. Celle-ci en oublie sa tendre amie, Ione, qui en meurt de chagrin. Lorély l’infidèle devient alors celle par qui le drame est arrivé. Viennent d’autres amantes, figures salvatrices ou démons séducteurs, brouillant les pistes dans le jeu amer de tromperie et de pardon qui oppose et réunit tour à tour la narratrice et Lorély.

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Mon avis…

Aujourd’hui, je vous parle non seulement d’un livre, mais aussi d’une maison d’éditions : Talents hauts. Vous en avez peut-être déjà entendu parler. Il s’agit d’une ME jeunesse, créée en 2005, qui choisit de publier des livres qui vont à l’encontre des clichés, des discriminations, des distinctions de genres, etc. L’un de leurs projets est ainsi de proposer la réédition de textes oubliés, car ils sont l’œuvre d’autrices qui, principalement en raison du fait qu’elles étaient des femmes, ont été condamnées à être effacées des histoires littéraires et des rayonnages des librairies. Cette collection très récente s’appelle « Les plumées », pour les raisons que l’on imagine. Vous pouvez y découvrir Isoline, un texte de Judith Gautier (je vous avais déjà parlé de cette autrice en proposant une brève chronique des Mémoires d’un éléphant blanc), ou encore Marie-Claire de Marguerite Audoux, ou bien Trois soeurs rivales de Marie-Louise Gagneur et, un peu plus connu, La Belle et la Bête de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve. Aujourd’hui, c’est d’un autre livre que je vous parle : L’aimée de Renée Vivien. C’est un texte qui avait déjà paru sous le titre Une femme m’apparut, mais qui était depuis tombé dans l’oubli…

« Dans une demi-clarté à la magie singulière, une Femme m’apparut… […] Instinctivement, je redoutai le commandement de son regard, la courbe impérieuse de ses lèvres. Ses cheveux la nimbaient d’un perpétuel clair de lune. »

Alors, avant de rentrer dans le détail de ce magnifique texte, j’aimerais vraiment remercier les éditions Talents hauts pour ce superbe projet, qui est d’une importance capitale dans la vie littéraire actuelle. Mettre en lumière les autrices est tout simplement une nécessité aujourd’hui, et cette maison d’éditions le fait avec beaucoup de goût, de subtilité, de fraîcheur. Merci.

« J’attendais Lorély dans un boudoir glauque où les bibelots semblaient jetés çà et là au gré d’une main impatiente. On y sentait le caprice et le désordre d’un esprit fantasque. Des fleurs éclataient partout en gerbes, en fusées, en masses touffues… C’étaient des lys tigrés ouvrant leurs vastes corolles d’où s’exhalait la violence du parfum, des grappes d’orchidées bleues retombant avec une grâce triste, des gardénias, si fragiles que le frôlement le plus doux les eût flétris, blêmissant à côté de roses blanches. »

Si Talents hauts est une maison d’édition jeunesse, il s’avère que les livres de la collection « Les plumées » sont, dans toutes les librairies dans lesquelles j’ai cherché, rangés dans les rayons de littérature générale. Cela peut s’expliquer par le fait qu’il s’agit de textes littéraires assez anciens, peut-être, mais aussi par le vocabulaire, parfois compliqué. Or, je tiens à souligner que l’ensemble est compréhensible y compris d’un lectorat jeune. Tout dépend, je pense, de la maturité des lecteurs et lectrices. Le mieux étant de mettre le livre entre leurs mains et de les laisser décider si cela les intéresse ou non. Ce sont donc aussi des textes qui sont accessibles aux adultes. Bref, il est possible de les lire presque à tout âge. Et je n’ai donc pas boudé mon plaisir.

« Aucune parole de sagesse ne vaut le rire de la folie »

Il n’y a pas vraiment d’intrigue dans ce « roman », que j’hésite même à appeler ainsi pour cette raison. Il s’agit d’un texte qui aborde les questions de l’amour, de la passion, de la peine qui peut en découler. Renée Vivien traite ici de la relation entre deux femmes, et ce n’est pas pour rien que cette autrice est surnommée Sapho 1900, d’après le nom de la célèbre poétesse de l’Antiquité, qu’elle a traduite et adaptée, contribuant ainsi à en faire le symbole des amours lesbiens. L’aimée, dans lequel on retrouve cette influence, est vraiment un livre absolument splendide, très poétique. L’écriture et le style de l’autrice sont exceptionnels. Il s’agit d’un texte en grande partie autobiographique, car il est inspiré de sa relation avec Nathalie Barney, une femme qu’elle a tendrement aimée et qui l’a beaucoup fait souffrir. Tout cela est fort bien expliqué dans la petite préface de Nicole G. Albert, docteure et spécialiste de la littérature décadente. L’ensemble du livre est assez métaphorique parfois, nimbé de mystère, auréolé de douceur également, comme s’il incarnait le sentiment même de l’amour. J’ai vraiment été séduite par cette lecture, qui mérite en effet d’être redécouverte pour sa grande qualité stylistique et sa profondeur qui n’ont rien à envier aux plus grands chefs d’œuvre reconnus de la littérature.

Carte d’identité du livre

Titre : L’aimée
Autrice : Renée Vivien
Éditeur : Talents Hauts
Date de parution : 21 février 2019

5 étoiles

#371 Otto, autobiographie d’un ours en peluche – Tomi Ungerer

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Le résumé…

« J’ai compris que j’étais vieux le jour où je me suis retrouvé dans la vitrine d’un antiquaire. J’ai été fabriqué en Allemagne. Mes tout premiers souvenirs sont assez douloureux. J’étais dans un atelier et l’on me cousait les bras et les jambes pour m’assembler… »

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Mon avis…

Après vous avoir parlé de l’excellent Crictor, qui racontait l’histoire tendre et drôle d’un boa constrictor domestique, voici Otto, autobiographie d’un ours en peluche. Comme le titre l’indique, le narrateur est un nounours, qui retrace avec nous son parcours tumultueux. Otto est né en Allemagne. Sa première famille d’adoption est celle de David, un gentil garçon. Lorsque David, qui doit porter une étoile jaune, est un jour emmené avec sa famille par des hommes inquiétants, Otto est donné par le petit à son meilleur ami, Oskar. Mais la guerre le séparera encore de son nouveau propriétaire… À partir de l’histoire d’un objet attendrissant et attachant, pour lequel tout enfant a de l’affection, Tomi Ungerer nous raconte l’Histoire avec un grand H. Il parle aux enfants de l’horreur et de la cruauté de la guerre, mais avec beaucoup de douceur. C’est un livre absolument magnifique et touchant, plein de justesse et de pertinence. J’avoue avoir été étonnée de parcourir un album aussi délicat, qui permet de parler de sujets aussi durs avec autant de tact et de simplicité. Un seul mot : c’est beau. J’aurais aimé le découvrir lorsque j’étais enfant, je dois l’avouer. C’est aussi un très beau livre sur l’amitié, sur la fidélité, l’affection et la tolérance. Comme toujours, les livres de Tomi Ungerer sont d’une richesse folle ! C’est un auteur qui prend en considération l’intelligence des enfants, et les croit capable de comprendre l’essence des choses. Et ça, j’adore.

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Carte d’identité du livre

Titre : Otto, autobiographie d’un ours en peluche
Auteur : Tomi Ungerer
Traductrice : Florence Seyvos
Éditeur : L’École des Loisirs
Date de parution : 24 mai 2001 [1999]

5 étoiles

Tomi Ungerer

1931-2019

#369 La maison Okola et autres contes délicats – Clémentine Ferry et Sanoe

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Le résumé…

Aimez-vous les gourmandises chocolatées ? Les desserts sucrés ? Les gâteaux décorés ? Alors entrez donc : la Maison Okola, fameuse chocolaterie, vous ouvre ses portes ! Vous y croiserez une tortue dévouée, un moineau inquiet ou un chat qui fait les meilleures tasses de chocolat. Voici les aventures de dix petits héros, à croquer… comme du cacao !

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Mon avis…

En ce lundi de Pâques, je vous propose une chronique de circonstance, autour du chocolat. Voici un très joli livre pour enfants, à partir de 7-8 ans. Vous y trouverez pas moins de dix petits contes sur le chocolat, de quoi ravir les gourmands. Chaque récit est très original et permet de découvrir des personnages singuliers. Les sujets sont actuels et recherchés. J’ai par exemple beaucoup aimé l’histoire de la souris Amandine, qui souhaite confectionner des emballages de bonbons en papier recyclé. Les contes sont très bien écrits et se lisent aisément. Je peux tout à fait imaginer les enfants et les parents savourer ensemble chacune de ces pages. Et que dire des illustrations ? Elles sont belles, très riches et travaillées. Dans ce recueil, vous trouverez d’ailleurs un cahier central, intitulé « Les carnets de la maison Okola », avec de splendides illustrations en couleur et même une recette de gâteau au chocolat (miam) ! Je trouve vraiment fantastique de pouvoir faire découvrir aux enfants le monde magique de la pâtisserie à travers de si jolies histoires, et de pouvoir prolonger le plaisir en cuisinant avec eux. Vous l’aurez compris, c’est un recueil de contes plein de charme que nous ont confectionné Clémentine Ferry et Sanoe. Il s’agit d’un livre qui ne prend pas les enfants pour des idiots, et qui leur propose des contes qui les feront grandir en leur faisant découvrir de belles valeurs, telles que le vivre ensemble, la tolérance, l’entraide, la bienveillance, et tant d’autres.

Vous pouvez feuilleter quelques pages du livre ici.

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Carte d’identité du livre

Titre : La maison Okola et autres contes délicats
Autrice : Clémentine Ferry
Illustratrice : Sanoe
Éditeur : Lumignon
Date de parution : 27 mars 2019

5 étoiles

Merci aux éditions du Lumignon pour cette lecture.

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#368 Tomi Ungerer – Crictor

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Le résumé…

Il était arrivé par la poste. C’était le cadeau que son fils, explorateur en Afrique, envoyait à Madame Bodot pour son anniversaire. Ça, un cadeau, un serpent ?
Oui, car Crictor n’était pas un vulgaire serpent. Bien soigné, bien nourri, bien élevé, il devint capable de prodiges. Quand il apprenait à lire et à compter, il formait les chiffres et les lettres avec son corps. Il servait de jeu aux enfants. Mais son plus bel exploit était encore à venir. Car un cambrioleur hantait les rues de la petite ville…

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Mon avis…

Aujourd’hui, je vous parle d’un petit livre coup de cœur. Il s’agit d’un album jeunesse, pour les 6 à 8 ans, mais que l’on peut en réalité parcourir à tout âge. Crictor s’inscrit dans la lignée d’autres livres (Rufus ou encore Émile) qui consistent à mettre à l’honneur des animaux souvent mal-aimés pour en faire les héros de ses histoires. Je vous présente donc Crictor, charmant boa constrictor, qui est vraiment trop mignon ! Les illustrations sont tout simplement magnifiques, très épurées et très jolies. Le boa est comme un sympathique toutou, compagnon affectueux d’une grand-mère originale. C’est un petit livre qui véhicule de belles valeurs, telles que la tolérance et l’ouverture d’esprit. C’est beau, c’est drôle, c’est intemporel. Et surtout, c’est Tomi Ungerer.

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Carte d’identité du livre

Titre : Crictor
Auteur : Tomi Ungerer
Traducteur : Adolphe Chagot
Éditeur : L’École des Loisirs
Date de parution : 13 janvier 2011 [1980]

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Tomi Ungerer

1931-2019

Les graines magiques – Céline Lhuillier

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INITIATIVE

Aujourd’hui, petit billet « en passant » pour vous parler d’un projet que je viens de découvrir et que je soutiens de tout cœur : Les graines magiques.

Parler de la PMA aux enfants… oui, mais comment ?

Ce projet, c’est celui de Céline Lhuillier… Découvrez-le !

« Jeune et heureuse maman d’un adorable petit garçon de 9 mois conçu par don de gamètes, j’ai cherché un livre pour lui raconter son histoire. N’ayant rien trouvé j’ai décidé de l’écrire. »

Vous avez envie d’en savoir plus ?

Regardez cette petite vidéo très bien faite !

« Avant le livre, il y a eu de nombreuses, très nombreuses conversations avec des équipes pédagogiques, maitrisant le domaine de la petite enfance. Elles m’ont guidé dans le choix de ces mots.

L’exercice n’est peut-être pas parfait, mais c’est comme ça que moi, maman de mon adorable petit garçon, né d’un amour fou et d’une graine magique, je vais lui raconter son histoire. »

Vous aussi, vous êtes touché.e par cette belle initiative ?

Plus que quelques jours pour soutenir Les graines magiques sur Ulule.

Likez la page Facebook pour suivre l’évolution du projet.

J’espère vous reparler très vite de ce livre… en attendant, je laisse l’autrice vous en dire plus sur sa belle aventure ici, ici ou ici ! Lisez également cette petite interview très intéressante !

#341 Le suivant sur la liste, tome 1 – Manon Fargetton

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Le résumé…

Adolescent surdoué, Nathan est percuté mortellement par un automobiliste devant son collège. Témoin de la scène grâce à sa vision exceptionnelle, Izia sait que le chauffeur a agi intentionnellement. Non loin de là, Morgane, une irrésistible jeune fille, rend visite à sa mère internée et y rencontre Timothée, que le moindre contact physique avec autrui fait souffrir. Bientôt, tous trois reçoivent des messages posthumes de Nathan. Réunis puis traqués, ils découvrent qu’ils sont nés dans la même clinique par procréation médicalement assistée. De quelles manipulations ont-ils été cobayes ?

Mon avis…

Voici un livre pour les 12 ans et plus… ça tombe bien, j’en ai 24 ! Pour être honnête, ça fait du bien de se plonger dans des histoires pour ados même si on n’en est plus une… C’est reposant tout en nous permettant d’entrer dans des textes pleins de rebondissements ! Ici, on est dans une intrigue au croisement du thriller, de la SF et de l’histoire d’espionnage. C’est simple et efficace. Quatre adolescents se retrouvent liés, pour le meilleur… enfin, surtout pour le pire, en réalité ! Les personnages sont assez attachants, en ayant chacun leur propre caractère, avec une psychologie assez bien construite. Le lecteur ado n’aura aucun mal à s’identifier à l’un d’eux et à s’intégrer à leur groupe… Le roman est assez court, mais fait bien le job, il accroche suffisamment pour qu’on ait envie de passer au second tome et suivre plus longuement les aventures de ces jeunes gens ! Je conseille aux ados qui cherchent une petite série à commencer, avec du suspense et de l’action ! A découvrir…

Carte d’identité du livre

Titre : Le suivant sur la liste (tome 1)
Autrice : Manon Fargetton
Éditeur : Rageot
Date de parution : 16 août 2018

4 étoiles

Merci à Rageot et NetGalley pour cette lecture.

Pour les enfants : à la découverte des éditions Miette !

Qu’est-ce que cet éditeur a de différent des autres ?

Les éditions Miette sont une toute jeune maison picarde. L’origine géographique n’est peut-être qu’un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup (voilà, vous avez une jolie chanson dans la tête grâce à moi ! De rien…). De nos jours, je pense qu’il est essentiel de faire découvrir de petites entreprises, des artistes locaux, plus proches de nous. Malgré les difficultés, le manque d’aides, Ghislaine Lamotte a tout de même décidé de prendre des risques et de créer, pour vos enfants, une maison d’édition qui leur ressemblerait tout en leur offrant la possibilité de s’épanouir.

Ainsi, les éditions Miette proposent des ouvrages simples, orientés vers des messages positifs, sans jamais être moralisateur ou prescripteur ! Les histoires sont belles, efficaces, bien écrites, magnifiquement illustrées, et la réflexion se fait d’elle-même dans l’esprit des petits lecteurs. Ici, pas d’approche genrée. Les livres ne sont pas destinés à un garçon ou une fille, mais bien à tous. Sans chercher à faire de révolution, les éditions Miette reviennent vers des valeurs essentielles : la tolérance, la vie en communauté, le partage, la bienveillance et tant d’autres ! Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est le fait que ces livres sont stimulants et que confiance est faite aux enfants pour comprendre et réfléchir à leur lecture.

Pour vous donner envie de parcourir ces livres, voici mon avis sur les deux albums de leur catalogue, destinés aux petits à partir de 3 ans. A noter également, les éditions Miette proposent des livrets d’éveil pour que vos enfants apprennent en s’amusant, c’est par ici.

Le monstre de la clairière – Thierry Lamotte

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Je commence par l’album qui m’a le plus séduite. D’abord, d’un point de vue purement esthétique et visuel, il est extrêmement plaisant en raison de ses illustrations, dans un style « aquarelle » particulièrement travaillé ! Il est rare de voir des images d’une telle qualité dans des livres jeunesse ! L’ours, personnage principal de ce petit conte, est trop mignon, et s’avère être attachant. Ce que j’ai apprécié, c’est la subtilité de l’écriture et de l’histoire. Avec une intrigue toute simple, l’auteur sollicite l’intelligence de nos bouts de chou ! Tout en douceur, il leur suggère des valeurs de vivre ensemble, par exemple,  qu’ils envisagent avec liberté. Aucune interprétation n’est contrainte. Et cela, tout en leur faisant appréhender un univers bien peuplé, le monde de la forêt ! Avec une population si variée, comment vivre en paix et en harmonie ? Ce petit album démontre que tout est possible ! C’est un livre simple, efficace, bien écrit et illustré, qui ne peut laisser indifférents ni les enfants ni les adultes.

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Le grand voyage d’un petit nuage – Thierry Lamotte

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Cet album nous relate la belle histoire d’un petit nuage qui parcourt le monde sans jamais laisser tomber une seule goutte ! En effet, ce petit nuage voudrait bien offrir de la pluie, mais il aimerait que ce soit utile. Cela explique son périple ! Avec des illustrations magnifiques et un système de répétitions efficace avec les jeunes enfants, Thierry Lamotte apporte beaucoup à nos petits lecteurs. D’abord, il les fait voyager, en leur faisant découvrir une multitude de paysages : ville, océan, montagne… Mais c’est aussi un conte touchant et émouvant, qui permet aux enfants d’approcher en douceur les notions de bienveillance et de partage. Sur un plan plus « documentaire », car les albums servent aussi à l’éducation, les petits pourront découvrir le cycle de l’eau, les spécificités de chaque saison, les divers habitants qui peuplent les régions du monde qu’explore le nuage… En bonus, à la fin de l’album, un petit cahier d’activités vous est proposé, vous permettant ainsi de revenir sur les pages que vous avez parcourues et d’accompagner l’enfant dans son apprentissage. Vous pourrez alors savourer d’autant plus le talent de Thierry Lamotte qui orne son histoire de dessins splendides. En bref, comme dans Le monstre de la clairière, c’est une expérience de grande qualité que propose Thierry Lamotte avec Le grand voyage d’un petit nuage.

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Venez découvrir le site internet des éditions Miette !

Pour acheter les albums dont je vous ai parlé, c’est juste ici.

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Je remercie chaleureusement Ghislaine Lamotte, qui m’a permis de lire ces deux albums, pour sa confiance et sa gentillesse.

Enfin, bonne continuation et longue vie aux éditions Miette.

5 étoiles

#297 Pas de deux – Delphine Cuveele et Dawid

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Le résumé…

C’est l’histoire d’une fille
(qui ne s’en laisse pas conter)
et d’un garçon
(qui ne s’en laisse pas conter non plus).
Luce et Taali ne se connaissent pas encore,
mais lancés de concert à la poursuite d’un drôle de rongeur…
ils en verront de toutes les couleurs !

Pour le pire comme pour le meilleur !

Taali, un nouvel élève, arrive dans la classe de Luce. En fin d’après-midi, lorsque retentit la sonnerie, tous deux partent dans la même direction, mais pas sur le même trottoir. En chemin, ils tombent sur une drôle de petite souris. Ni une, ni deux, Luce et Taali la suivent et vont vivre, ensemble, plein de joyeuses péripéties. La petite souris va leur en faire voir de toutes les couleurs !

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Mon avis…

J’avais beaucoup aimé l’excellent et très émouvant Passe-Passe de Delphine Cuveele et Dawid, aux éditions de la Gouttière. Je vous invite vivement à découvrir ces dernières, car elles ont un catalogue riche, avec des ouvrages tout simplement magnifiques ! Le nouveau livre du duo, Pas de deux, est tout en subtilité. Passe-Passe parlait d’un sujet délicat, la mort, et surtout le deuil, avec beaucoup de douceur et de tendresse. Pas de deux est tout aussi coloré, et très délicat. C’est une jolie bande-dessinée sans paroles, qui suggère de belles idées de tolérance, mais surtout qui nous montre une jolie amitié naissante. Les deux enfants, personnages principaux de ce petit conte, sont accompagnés d’une souris verte qui se fait tremper dans l’eau et dans l’huile – la pauvre – et permet aux petits de se retrouver et de partir à l’aventure.

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C’est une bande dessinée que l’enfant peut parcourir lui-même, ou accompagné d’un proche, et même les adultes y trouveront du plaisir. Dawid, l’illustrateur, a un talent fou. Les dessins sont simplement splendides. Le scénario est tout aussi travaillé, et à la fin nous avons une BD pour laquelle les deux artistes sont complémentaires. L’humour et la sensibilité vont de pair dans ce très joli livre. Pas de deux, comme Passe-Passe, est un ouvrage qui donne de la force aux enfants, qui influencera leur manière de voir le monde, et dans le bon sens ! Nous le savons, les livres ont un rôle à jouer sur le rapport qu’auront les enfants – et les futurs adultes – aux autres. Pas de deux fait partie des livres qui doivent avoir un tel rôle. C’est une oeuvre qui fait chaud au cœur. Allez, courez chez votre libraire avec votre enfant – ou pour le plaisir, comme adulte qui veut revenir quelques années en arrière – et découvrez cette merveille !

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Coup de cœur