#377 Écouter le noir – Collectif

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Le résumé…

Les grands noms du thriller français mettent nos sens en éveil.

Treize auteurs prestigieux de noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d’ordre est le même pour tous : nous faire tendre l’oreille en nous proposant des récits qui jouent avec les différentes définitions de l’audition.

Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur noire imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots… et jusqu’à la chute. Éclectique et surprenant, ce recueil renferme onze expériences exceptionnelles de lecture.

Laissez-vous chuchoter à l’oreille, venez Écouter le noir.

Mon avis…

C’est sur l’initiative d’Yvan Fauth, du blog EmOtionS, qu’est né le recueil de nouvelles Écouter le noir. Il a proposé à quelques auteurs et autrices de thrillers, romans policiers et romans noirs, d’écrire autour du mot « audition ». Cela donne des récits très différents les uns des autres, dans lesquels nous pouvons retrouver la patte de chacun.e, tout en laissant une grande place à la surprise ! Vous trouverez dans ce livre treize écrivain.e.s et onze histoires écrites par :

Barbara Abel et Karine Giebel ♦ Jérôme Camut et Nathalie Hug ♦ Sonja Delzongle ♦ François-Xavier Dillard ♦ R.J. Ellory ♦ Nicolas Lebel ♦ Sophie Loubière ♦ Maud Mayeras ♦ Romain Puértolas ♦ Laurent Scalese ♦ Cédric Sire

Un casting 5 étoiles donc. Vous vous en doutez, il est difficile de donner un avis très détaillé sans gâcher le plaisir de la lecture et sans en révéler trop. Je me contenterais donc de vous dire que ce livre est un recueil de textes éclectiques, qu’il y en a pour tous les goûts et que vous ferez, je le pense, de très belles (re)découvertes.

J’ai trouvé qu’ouvrir l’ouvrage sur la nouvelle de Barbara Abel et Karine Giebel était vraiment une idée formidable car ce texte, « Deaf », met tout de suite dans l’ambiance. On part pour une escapade mortelle, ça secoue, c’est sec, net, précis : en un mot, efficace.

J’ai personnellement beaucoup aimé la deuxième nouvelle, celle de Sonja Delzongle, « Tous les chemins mènent au hum », qui fait expérimenter au personnage le bruit, le silence… Lequel est l’enfer ?

J’ai aussi particulièrement apprécié la nouvelle de Nicolas Lebel, « Sacré chantier », qui s’attaque à sujet profondément d’actualité, et de façon très originale et moderne, avec son humour et son côté décalé caractéristique.

Celle de François-Xavier Dillard, « Ils écouteront jusqu’à la fin », m’a aussi beaucoup marquée, avec une plongée dans les méandres les plus obscurs de la musique classique

La nouvelle de Romain Puértolas, « Fête foraine », m’a bien fait rire. C’est peut-être la moins « noire » de toutes, mais elle est vraiment dans le thème et très originale.

Celle de Cédric Sire, sans surprise, était tout aussi waouh, parfaite. « Le diable m’a dit » était vraiment la nouvelle idéale pour clore le recueil.

Bon, je ne vous ai pas parlé de tous les récits, je vous laisse le soin de les découvrir par vous-même. Une chose est sûre, vous allez passer un bon moment. Je recommande vraiment ce livre pour les fans de thrillers et romans noirs, pour ceux qui veulent découvrir également, et pourquoi pas pour faire un beau cadeau ? Après tout, ce bouquin a été conçu par un amoureux des livres, avec des amoureux des livres, pour des amoureux des livres ! À découvrir.

Carte d’identité du livre

Titre : Écouter le noir
Auteurs et autrices : Collectif
Dirigé par : Yvan Fauth
Éditeur : Belfond
Date de parution : 16 mai 2019

5 étoiles

Merci aux éditions Belfond et à NetGalley pour cette lecture.

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#375 La femme sans ombre – Christine Féret-Fleury

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Le résumé…

Sa passion? L’opéra. Son métier? Tueuse à gages. Elle n’a pas de nom. Se tient à distance, de tout et d’abord d’elle-même. Restauratrice le jour, elle se transforme, la nuit, en machine à tuer. Quand elle n’obéit pas aux ordres de ses commanditaires, elle court le monde, d’opéra en salle de concerts, pour écouter les œuvres de son compositeur fétiche, Richard Strauss. Son prochain contrat? Une cheffe d’orchestre à la célébrité naissante…

Elle s’appelle Hope Andriessen. D’origine rwandaise, elle a assisté au massacre d’une grande partie de sa famille. Depuis, la musique est son foyer et sa seule raison de vivre. Après des années d’efforts acharnés, elle vient enfin d’être nommée à la tête d’un grand orchestre ; juste avant Noël, elle dirigera un opéra de Strauss, La Femme sans ombre.

Deux femmes que tout sépare, sauf leur passion pour la musique.
Et le fait que la première va devoir tuer la seconde…

Mon avis…

Aujourd’hui, je vous parle d’un thriller original, dont l’intrigue se passe dans le milieu de l’opéra. La victime, c’est Hope Andriessen, cheffe d’orchestre. La meurtrière, c’est une femme sans nom, une tueuse professionnelle et méthodique, et accessoirement propriétaire d’un restaurant à succès. Petit problème : cette dernière va devoir assassiner une femme qu’elle admire… Vous l’aurez compris, mais je pense qu’il faut le souligner : nous avons affaire ici à un thriller 100% féminin. Et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai adoré ce livre. Pourtant, j’avais quelques craintes. En effet, je n’y connais personnellement rien en musique classique. Mon domaine, c’est le rock, le métal, éventuellement le rap, un peu de musiques du monde, mais certainement pas Strauss ! Et pourtant, cela ne m’a pas empêchée d’être captivée par ce roman. Bien au contraire. L’autrice sait rendre ce milieu accessible à ses lecteurs et lectrices. Donc, aucune inquiétude à avoir sur ce point. Autre petite crainte : le style d’écriture, étonnant, puisqu’une grande partie du livre est écrit à la deuxième personne du singulier ! Un personnage, ou le narrateur, s’adresse à la tueuse, en lui disant « tu ». C’est déstabilisant dans les premières pages, puis c’est séduisant, car maîtrisé à la perfection.

« Ist dies etwa der Tod ? Serait-ce déjà la mort… ou quelque chose qui y ressemble ? »

Concernant l’intrigue, comme pour tout bon thriller qui se respecte, difficile de la résumer sans risquer de gâcher le plaisir. Je peux juste vous dire qu’elle est tout à fait surprenante et suffisamment complexe pour faire de ce livre un roman vraiment subtil. L’autrice joue sur les détails, si bien que le dénouement est inattendu tout en étant dans le prolongement de tout le récit, et donc satisfaisant. Même si j’ai mis un peu de temps à accrocher au début, l’écriture et l’action se bonifient au fil des pages, et j’ai pris de plus en plus de plaisir. J’aurais quand même aimé en savoir un peu plus sur le personnage principal, la tueuse, sur ce qui l’a menée où elle en est aujourd’hui, car certains détails restent flous. Je vois néanmoins dans La femme sans ombre un thriller très moderne et actuel, qui mérite vraiment de ne pas passer inaperçu sur les étals des libraires ! Je vous encourage à le découvrir, que vous aimiez ou non la musique, si vous êtes sensible à la place des femmes en littérature et dans les milieux artistiques, si vous voulez simplement lire un bon thriller efficace et maîtrisé, et si vous avez envie d’être surpris.e ! Christine Féret-Fleury, que je découvre avec ce titre, est une autrice que je vais continuer à suivre avec attention, car elle a tout à fait sa place dans le beau monde des polars et thrillers français, qui n’a jamais été aussi bien représenté que ces dernières années.

Carte d’identité du livre

Titre : La femme sans ombre
Autrice : Christine Féret-Fleury
Éditeur : Denoël
Date de parution : 16 mai 2019

5 étoiles

Merci aux éditions Denoël pour cette lecture.

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#374 M. O. Modus operandi, tome 1 : La secte du Serpent – Nathalie Cohen

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Le résumé…

Rome, en l’an 54, sous le règne de Néron. De riches pères de famille, atteints d’un mal étrange, trouvent la mort le soir chez eux dans divers quartiers de la ville. L’homme qui se charge de l’enquête découvre petit à petit que ces disparitions sont l’œuvre concertée d’un mystérieux groupe de jeunes gens qui suivent toujours le même mode opératoire.
L’enquêteur, Marcus Tiberius Alexander, est un vigile gradé des patrouilles dites « les yeux de Rome», chargées de circonscrire les incendies et la délinquance nocturne. Il est aux prises avec Lucius Cornelius Lupus, un jeune et ambitieux fils de sénateur, dévoré par la passion du jeu. Le premier, d’origine étrangère, met tout en œuvre pour resserrer l’étau sur le second, favorisé par son rang. Mais la vérité qu’il met au jour est terrifiante.

Mon avis…

Aujourd’hui, je vous parle du premier tome d’une série intitulée Modus Operandi. Cette expression latine, une fois traduite en français, veut dire : mode opératoire… Vous l’aurez compris, il s’agir d’un « polar », sauf qu’il est assez original ! En effet, il s’agit d’un polar antique, dont l’intrigue se déroule à Rome, au 1er siècle après JC. L’empereur Néron prend le pouvoir à la suite de Claude, à partir de l’an 54 et, dans ce tome, nous découvrons les premiers mois tumultueux de son règne. Le contexte historique est donc assez étonnant pour un roman policier et change de ce que l’on a l’habitude de voir. Nous sommes dix ans avant le grand incendie de Rome, et c’est justement un pompier que nous suivons dans son enquête. Le jeune homme, Marcus Tiberius Alexander, est un étranger à Rome et subit les brimades et les moqueries de beaucoup de personnes, y compris de son « frère adoptif ». Il représente un peu l’outsider à qui l’on donne enfin l’occasion de briller et de montrer sa valeur.

Je dois avouer que la lecture des premières pages m’a un peu perturbée. En effet, j’ai été très surprise par le style de l’autrice, et en particulier le niveau de langue adopté. Il est vrai qu’on ne s’attend pas nécessairement à trouver un vocabulaire parfois familier dans la bouche de personnages de l’Antiquité. Néanmoins, une fois que l’on est habitué, je trouve que cela sert l’intrigue dans sa globalité. En effet, nous nous sentons ainsi plus proche des personnages, et cela tranche avec l’idée parfois stéréotypée que l’on se fait de la société romaine. J’imagine que les hommes de l’Antiquité avaient, eux aussi, une manière plus « populaire » de s’exprimer que le latin classique tel qu’on le connaît. Ce serait une question à poser à Nathalie Cohen, puisqu’elle enseigne justement le latin ! Elle est passionnée par l’Antiquité et, en effet, cela se ressent. Elle nous emporte dans un univers singulier et assez méconnu, et je trouve qu’elle nous permet de mieux connaitre la société romaine, que l’on a parfois du mal à appréhender, en tant que lecteurs du XXIe siècle. J’ai appris des choses sur le fonctionnement de la cité, à travers un roman qui se lit vraiment très bien ! Il n’y a pas de descriptions inutiles, au contraire, il y a un certain nombre de dialogues, et l’enquête est prenante. Je dirais enfin que c’est un premier tome qui intrigue, qui installe des bases solides pour une série prometteuse ! Affaire à suivre, donc.

Carte d’identité du livre

Titre : M.O. : Modus Operandi, tome 1 : La secte du serpent
Autrice : Nathalie Cohen
Éditeur : Denoël
Date de parution : 11 avril 2019

4 étoiles

Merci aux éditions Denoël pour cette lecture.

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#373 L’heure des fous – Nicolas Lebel

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Le résumé…

Paris: un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard…
Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité.
L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale.
Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous…

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Mon avis…

Enfin ! Oui, j’ai enfin lu L’heure des fous de Nicolas Lebel. Il était temps ! J’avoue avoir découvert cet auteur à travers le regard taquin d’Olivier Norek, et j’ai acheté son livre l’année dernière à Saint-Maur en Poche. Je ne pensais pas que je serais autant surchargée de travail… Mais voilà, au milieu de l’écriture de mon mémoire, j’ai cherché un roman avec lequel je pourrais décompresser, et mon regard s’est posé sur L’heure des fous. J’avoue que j’ai trouvé ce roman très atypique, dans la mesure où mon attention s’est beaucoup moins concentrée sur l’enquête que sur les personnages eux-mêmes. Je les ai trouvé absolument fascinants et très intéressants. Leur personnalité est abordée avec beaucoup d’humour, ce qui semble assez caractéristique du style de Nicolas Lebel, même si je confirmerais cette intuition avec d’autres lectures. Il y a un côté très décalé que j’ai vraiment aimé, et qui est notamment symbolisé par la sonnerie de téléphone du capitaine Mehrlicht, qui consiste en répliques de films d’Audiard. Très drôle ! Toute l’équipe est attachante, avec le stagiaire traumatisé par Mehrlicht, ce dernier étant vraiment une grande gueule, le lieutenant Dossantos obsédé du Code Pénal et assoiffé de justice (pour le meilleur et pour le pire) et le lieutenant Latour, plus posée mais un peu rebelle. C’est un cocktail détonnant, que je prendrais vraiment plaisir à retrouver. J’ai aussi apprécié le côté linguiste de Nicolas Lebel, qui nous offre un magnifique exercice de style, avec le personnage de Mehrlicht et sa gouaille, son argot remarquable.

L’heure des fous, c’est un livre avec lequel on ne s’ennuie jamais ! Et on peut dire que Nicolas Lebel a vraiment une écriture bien à lui, car ce roman ne ressemble à aucun autre que j’ai pu lire jusqu’ici. J’ai adoré les clins d’œils et les hommages à la littérature (big up Victor Hugo !) et au cinéma. Sur la forme donc, parfait ! Sur le fond, je ne pourrais pas dire que j’ai moins aimé.  Il est vrai que l’intrigue policière passe un peu au second plan en raison de ces personnages très forts. Mais elle est rondement menée, parfaitement élaborée, et le dénouement ne déçoit pas. Cela aurait peut-être mérité de s’y attarder un peu plus, quitte à rajouter quelques pages, mais je ne suis même pas certaine. À vrai dire, cette focalisation sur les personnages est vraiment ce qui fait la richesse du livre, et je me dis que ce serait dommage de l’atténuer. Car, à la fin, le résultat est là : on a envie de retrouver cet insupportable mais adorable Mehrlicht ! L’heure des fous a un charme qui lui est propre, un peu suranné, un peu vintage. Un polar à l’ancienne, donc, qui se lit comme un bon page-turner. J’adore, et j’en redemande !

Carte d’identité du livre

Titre : L’heure des fous
Auteur : Nicolas Lebel
Éditeur : Marabout
Date de parution : 28 mai 2014

5 étoiles

#372 Passager 23 – Sebastian Fitzek

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Le résumé…

Des dizaines de personnes disparaissent en mer chaque année. Sans laisser de trace. Le lieu rêvé pour des crimes parfaits…

Le Sultan des mers est un de ces paquebots où, à plusieurs reprises, des passagers se sont jetés par-dessus bord. C’est le cas notamment de la femme et du fils de Martin Schwartz. Depuis leur mort, Martin a perdu goût à la vie et assume des missions dangereuses au sein de la police. Cinq années ont passé quand il reçoit une mystérieuse invitation à retourner sur Le Sultan des mers. Une fois sur place, il reconnaît avec stupeur l’ours en peluche de son fils dans les bras d’Anouk, une enfant disparue qui vient de refaire surface. Il comprend alors qu’il a été sollicité pour découvrir ce qu’a vécu la fillette, cachée dans la cabine 23. Au fil de son enquête, il va mettre au jour le mobile de ces étranges disparitions.

Et découvrira que les disparus ne sont peut-être pas tous morts…

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Mon avis…

Je n’avais pas lu de Fitzek depuis des années. Je vous avais parlé, ici sur le blog, de son livre Le briseur d’âmes, que j’avais vraiment beaucoup aimé. Aujourd’hui, il est question de Passager 23, son dernier roman sorti en poche cette année. Si vous ne connaissez pas Sebastian Fitzek, je pense que l’on peut aisément dire qu’il est un peu le Maxime Chattam allemand. Tout aussi connu, tout aussi attendu, et tout aussi talentueux. C’est donc avec grand plaisir que j’ai retrouvé sa plume ! Dans ce livre, il nous emmène en croisière sur un paquebot élégamment nommé Le Sultan des Mers. Mais il est hors de question que la croisière s’amuse ! Au contraire, vous embarquerez sur un voyage horrifique et angoissant… De mystérieux suicides, dont certains ont de curieux points communs… S’agit-il de meurtres maquillés ? Les suicidés sont-ils vraiment morts ? Toutes les réponses que nous pouvons imaginer ne correspondent pas exactement à la réalité ! Sebastian Fitzek aime nous faire partir sur certaines pistes, puis retourner la situation ou nous faire entrer dans des scenarii bien plus complexes. J’ai aimé ce roman car il était rempli de surprises.

« – Je… veux… pas… mour…

– Allons allons, nous étions pourtant d’accord, dit le docteur avec un sourire réconfortant. Tout est arrangé. Vous n’allez pas me laisser tomber maintenant, à deux doigts de la mort parfaite. »

Il s’agit d’un roman policier écrit avec habileté et subtilité. Le suspense est total, l’intrigue est parfaitement bien ficelée, la résolution de l’enquête et le dénouement sont étonnants. Aucun détail n’est sous-exploité, tout est parfaitement maîtrisé et apporte quelque chose au roman. Il est vrai que vous n’aurez peut-être plus envie de partir en croisière après cette lecture. Personnellement, je n’en ai jamais eu envie, la simple idée d’être coincée au milieu de l’océan avec des milliers d’autres personnes et sans la moindre issue me terrifie ! Vous imaginez donc bien l’ambiance qui règne dans ce livre ! Un paquebot, c’est l’endroit parfait pour se suicider : les familles n’ont pas à gérer le corps, vous disparaissez, tout simplement, un saut et c’est fini. C’est aussi l’endroit parfait pour assassiner quelqu’un… pour les mêmes raisons ! Un peu flippant comme réflexion ? Oui, carrément. Mais c’est l’idée qui guide tout le roman. Comment résoudre une enquête quand toutes les preuves sont effacées par l’océan ? Diabolique. Bref, vous l’aurez compris, les amateurs et amatrices de thrillers ou romans policiers trouveront leur bonheur avec ce Passager 23. Embarquement immédiat ! Petit bonus, sur lequel je donnerais très peu de détails pour éviter de vous spoiler le dénouement : la résolution de l’intrigue permet d’aborder un fait sociétal très intéressant et tabou, d’une façon originale.

« Elle se demandait parfois qui était le plus fêlé : les auteurs qui inventaient toutes ces horreurs, ou elle-même, qui payait pour lire les méfaits de tueurs à la hache et autres psychopathes, confortablement installée au bord de la piscine, jamais loin des charmants serveurs qui, selon l’heure de la journée, lui apportaient, entre deux cafés, jus de fruits ou cocktails. »

Carte d’identité du livre

Titre : Passager 23
Auteur : Sebastian Fitzek
Traductrice : Céline Maurice
Éditeur : Le Livre de Poche
Date de parution : 27 février 2019

5 étoiles

Un grand merci à mon ami Stathis pour ce cadeau d’anniversaire !

#370 Surface – Olivier Norek

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Le résumé…

Ici, personne ne veut plus de cette capitaine de police.
Là-bas, personne ne veut de son enquête.

Mon avis…

Quel bonheur d’avoir de nouveau un roman d’Olivier Norek entre les mains. Si j’avais déjà beaucoup aimé Code 93 et les autres aventures de Coste, son dernier livre, Entre deux mondes, avait été un véritable choc ! L’évolution de l’auteur est constante, et après la Seine-Saint-Denis et la jungle de Calais, c’est dans un territoire bien surprenant que nous entraîne Norek… l’Aveyron ! Nous suivons ici l’histoire de Noémie, capitaine de police parisienne bossant aux Stups. Un jour, une interpellation parmi d’autres… Enfin, c’est ce que cela aurait dû être. Ce jour-là, Noémie se fait tirer dessus en plein visage. Elle est alors défigurée. Désormais, elle sera No. Très vite vient le moment de retourner travailler. Mais certains de ses coéquipiers et sa hiérarchie semblent ne pas pouvoir supporter le spectacle quotidien de cette gueule cassée… Elle est donc envoyée, « pour se reposer », dans un commissariat tranquille de l’Aveyron, à Decazeville. Là-bas, alors qu’elle devait se faire oublier, un cadavre resurgit, vieux de dizaines d’années…

Ce roman retrace la destruction puis la reconstruction délicate de Noémie, alias No, mais aussi celle d’un village tout entier. La surface, c’est autant celle du visage de la capitaine, abîmée et fragile, que celle du lac d’Avalone, et du village de Decazeville : lisse en apparence, mais cachant de lourds mystères. Avec sensibilité, Olivier Norek nous décrit le parcours périlleux et tumultueux de No. Il y aborde le thème de la blessure, tant physique qu’intérieure, de la solitude, de la folie, de la perte… Comme toujours dans ses romans, le lecteur aura plaisir à retrouver la veine sociale propre à l’auteur. Et, là encore, une intrigue absolument passionnante. Surface est un page-turner efficace et parfaitement bien ficelé. Le dénouement, évidemment, est surprenant et à la hauteur de l’attente.

Autant vous dire que ce roman est un véritable coup de cœur. J’aime beaucoup, chez Olivier Norek, la profondeur des personnages, leur psychologie parfaitement étudiée. L’intrigue provinciale, surprenante pour un auteur qui s’est jusque là passionné pour le monde urbain, est parfaitement bien menée. L’apparente tranquillité du village de Decazeville donne d’autant plus de relief aux sombres secrets qu’il abrite… J’ai vraiment apprécié la force de Noémie, pourtant si ébranlée par son accident. Cette héroïne est très inspirante. Ce roman d’Olivier Norek, comme les autres, se caractérise par une certaine générosité qui réside dans la volonté de donner du plaisir au lecteur. À noter aussi les pointes d’humour et les quelques clins d’œil au monde du polar français… Irrésistible ! Impossible de s’ennuyer une seule minute. Toute la surprise que l’on veut retrouver dans un bon polar est là. En bref, Olivier Norek fait un retour attendu et ne déçoit pas !

Carte d’identité du livre

Titre : Surface
Auteur : Olivier Norek
Éditeur : Michel Lafon
Date de parution : 4 avril 2019

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Coup de cœur

5 étoiles

#365 Ma soeur, serial killeuse – Oyinkan Braithwaite

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Le résumé…

Korede s’est donné pour mission de protéger sa cadette envers et contre tout, et ce n’est pas une mince affaire. Non contente d’être la plus belle et la favorite de leur mère, Ayoola a aussi la fâcheuse habitude de tuer ses amants. Ainsi, au fil du temps, Korede est devenue experte pour faire disparaître les traces de sang et les cadavres. « Seulement, avec Femi, ça fait trois. Et à trois, on vous catalogue serial killer… »

Korede a une vie à mener, elle aussi : elle est secrètement amoureuse de Tade, le séduisant médecin qu’elle croise tous les jours dans les couloirs de l’hôpital où elle travaille comme infirmière. Aussi, lorsque sa jeune soeur jette son dévolu sur Tade, Korede se trouve face à un dilemme : comment continuer à protéger Ayoola, sans risquer la vie de l’homme qu’elle aime ?

Mon avis…

Aujourd’hui, je vous parle d’une autrice tout droit venue du Nigeria. Ici, nous sommes bien loin des histoires traditionnelles de serial killer qui sont légion dans les rayons de nos librairies. Déjà, Ayoola est une serial killeuse. Et elle est bien étrange… On ne peut pas la décrire comme une psychopathe ou une sociopathe, elle paraît même très innocente et presque inconsciente de ses actes. Est-elle une habile manipulatrice ou ne se rend-elle vraiment pas compte de ce qu’elle fait ? Korede, elle, joue le rôle de protectrice. C’est la grande sœur, celle qui veille sur sa cadette quoi qu’il arrive. Mais cela devient bien plus difficile quand sa sœurette s’en prend à l’homme qu’elle aime… Elle oscille alors entre son devoir et son amour familial, et ses propres désirs. Mais Tade est sensible au charme d’Ayoola, comme tous les hommes (et les femmes) qui croisent son chemin. Rien ne lui résiste. En étant séduit par elle, Tade a signé son arrêt de mort… Korede pourra-t-elle à le sauver ?

« Vous la connaissez, celle-là ? Deux filles entrent dans une pièce. Cette pièce se trouve dans un appartement, lui-même situé au troisième étage. Dans la pièce se trouve le corps d’un homme. Comment transportent-elles le cadavre jusqu’au rez-de-chaussée, ni vu ni connu ? »

Ce livre est très surprenant, car il n’est absolument pas écrit à la façon d’un roman policier ou d’un thriller à proprement parler. Évidemment, le suspense est présent, et les chapitres très courts sont construits de telle sorte que l’on n’a jamais envie de s’arrêter. Mais l’écriture est d’une simplicité étonnante, teintée d’humour noir et de cynisme. Ici, parlons donc plutôt de comédie noire. L’histoire interroge les liens familiaux, la fidélité, la notion de mal… Ayoola est une femme d’une beauté incroyable. Nous sommes bien loin du stéréotype du serial killer. Attirante, mortelle. J’ai personnellement tremblé pour Korede, qui m’a fait énormément de peine. C’est déjà horrible de voir son amour volé par quelqu’un de proche, qui plus est par sa sœur, mais alors une sœur meurtrière… Oyinkan Braithwaite fait très fort !

C’est donc, vous l’aurez compris, une belle et étonnante découverte que ce roman. Il est certain que l’on reverra cette autrice sur les étalages des libraires, et j’espère très vite ! Je souhaite beaucoup de succès à Oyinkan Braithwaite, et je n’hésiterais pas à lire son prochain livre.

Carte d’identité du livre

Titre : Ma sœur, serial killeuse
Autrice : Oyinkan Braithwaite
Traductrice : Christine Barnaste
Éditeur : Delcourt
Date de parution : 9 janvier 2019

5 étoiles

Merci aux éditions Delcourt pour cette lecture.

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#364 Vindicta – Cédric Sire

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Le résumé…

UN BRAQUAGE SOUS HAUTE TENSION

 » On entre, on prend le fric, on ressort. Personne ne sera blessé. « 

Leur plan est sans risque. Le bijoutier ne portera pas plainte pour le vol car son argent est d’origine illégale. Damien, Élie, Audrey et Driss s’imaginent avoir trouvé la réponse miracle à tous leurs problèmes. Mais une petite fille était au mauvais endroit, au mauvais moment. Ils ont commis l’irréparable et maintenant, un monstre vengeur est lâché à leurs trousses.

UN FLIC EN CHUTE LIBRE

Fraîchement muté dans un groupe de surveillance, Olivier est loin d’imaginer que la planque qu’on lui a assignée fera de lui le témoin clé d’un cyclone meurtrier, dans le sillage d’un tueur glacial et méthodique que rien ne semble pouvoir arrêter. Des déserts du Moyen-Orient aux villes sombres et silencieuses du territoire français, quand la vindicte est en marche, plus rien ne peut vous sauver.

UNE TRAQUE HALETANTE SECOUÉE DE FAUSSES PISTES

Pur instrument de torture et de mort, il n’a pas de nom, pas de visage, l’habitude de tuer et un cimetière de cadavres derrière lui. Mais dans cette affaire, pas de contrat. Cette fois-ci pour lui : c’est personnel.

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Mon avis…

Quelle joie, le 21 mars 2019, de pouvoir enfin découvrir le nouveau Sire Cédric… oups, Cédric Sire ! Et oui, l’un de mes auteurs préférés a changé de nom. Passé le choc initial, on finit par s’habituer. Et ce n’est pas le seul changement. Vindicta paraît chez un tout nouvel éditeur, Métropolis, dont il est la première parution. Mais les bouleversements ne sont pas limités à la forme. Le fond aussi change beaucoup.

On peut dire que ce roman était très attendu. Vous n’avez pas pu manquer l’engouement sur les réseaux sociaux ! Vindicta était probablement l’un des livres les plus attendus de ce début d’année. Et, évidemment, je trépignais d’impatience également. Quelle joie de l’avoir enfin entre les mains ! J’avais un grand sourire aux lèvres, certaine que j’allais penser un beau moment de lecture.

« Vient l’heure des spectres.

Le cœur de la nuit assassine. »

Et je n’ai pas été déçue. Vindicta est un bon, ou plutôt un excellent thriller. Hop, connectez-vous sur votre appli de streaming préférée et lancez un peu de musique métal. Personnellement, j’ai opté pour Rammstein, histoire de me mettre dans une ambiante chaleureuse et pétillante (hum hum). Vindicta, qu’est-ce que c’est ? Une intrigue bien ficelée, déjà. Un suspense de fou, et un twist final réussi. Vindicta, c’est la vengeance. Meurtres, tortures, mutilations… Pas de doute, ce roman est sanglant. Mais il est surtout complètement addictif, et Sire Cédric démontre encore une fois son talent.

Nous suivons quatre jeunes gens – Audrey, Damien, Driss et Élie – qui décident de faire un braquage pour sortir de la galère. Ils ne se doutent pas une seconde qu’ils plongent en fait en plein dedans… On suit aussi, en parallèle, l’histoire d’un flic mis au placard, qui en voit trop et en sait trop. Nous suivons également un mystérieux personnage, dont on découvre des bribes de vie au Moyen-Orient… Malaise, violence, dévastation… Vindicta est une vraie tempête qui emporte tout sur son passage, lecteurs compris.

Le roman a un rythme haletant. Chaque chapitre donne envie de lire le suivant. Il y a de quoi dévorer le bouquin en une nuit ! Ici, point de fantastique. Cela peut être assez perturbant quand c’est l’un des aspects que l’on aimait le plus chez Sire Cédric. C’est pour cette raison que Vindicta, malgré toutes ses qualités, ne sera pas mon livre préféré de l’auteur… Les premières places dans mon cœur sont occupée par L’Enfant des cimetières et Du feu de l’enfer. Ici, l’auteur choisit plutôt de s’insérer dans un réalisme sombre. L’atmosphère est toujours malsaine et inquiétante… Néanmoins, je vous rassure, les amoureux des livres de Sire Cédric ne seront pas déçus par le premier roman de Cédric Sire. La métamorphose est évidente et palpable, mais le talent est toujours là. En bref : un thriller à lire absolument, un auteur incontournable à (re)découvrir.

Mes autres chroniques de Sire Cédric :

L’Enfant des cimetièresDe fièvre et de sangLe Jeu de l’ombre Le Premier SangLa Mort en têteAvec tes yeux Du feu de l’enfer

Carte d’identité du livre

Titre : Vindicta
Auteur : Cédric Sire
Éditeur : Métropolis
Date de parution : 21 mars 2019

5 étoiles

#354 Le Diable dans la peau – Paul Howarth

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Le résumé…

Australie, Queensland, 1885. Une vague de sécheresse conduit la famille McBride au bord de la ruine. Leur terre est stérile, leur bétail affamé. Lorsque la pluie revient enfin, la famille pense être tirée d’affaire. Mais le destin en a décidé autrement. Un soir en rentrant chez eux, Billy et Tommy, les jeunes fils McBride, découvrent leur famille massacrée. Billy soupçonne immédiatement leur ancien vacher aborigène. Les deux garçons se tournent vers John Sullivan, leur riche et cruel voisin, pour qu’il les aide à retrouver le coupable. Malgré les réticences du jeune Tommy, Sullivan fait appel à la Police aborigène, menée par l’inquiétant inspecteur Edmund Noone. Les frères McBride vont alors être entraînés dans une chasse à l’homme sanguinaire à travers l’outback désertique. Témoin impuissant des ravages que laisse la petite troupe dans son sillage, Tommy ouvrira les yeux sur le vrai visage de la colonisation australienne.

Mon avis…

Grâce aux éditions Denoël, je me suis aventurée dans une lecture un peu atypique pour moi… Depuis que je suis petite, j’ai une certaine aversion pour les histoires du genre « western« , avec seulement de rares exceptions… Pourtant, je me suis laissée tenter par ce roman qui m’a séduite grâce à sa très belle couverture mais aussi en raison de son résumé et des thèmes qu’il aborde. Son côté « thriller » et le propos sur la colonisation m’a beaucoup intéressée. Voici donc ma chronique de ce roman.

Nous plongeons dans l’Australie de la fin du XIXe siècle, on est à peine quelques décennies après la colonisation et la création du Queensland. Nous découvrons une famille qui subit de plein fouet la sécheresse alors que les terres voisines, qui appartiennent à John Sullivan, prospèrent… Tout de suite, une atmosphère de malaise est introduite. On perçoit la tension entre le père McBride et Sullivan, qui semblent se détester, même si le premier cherche à tout prix à éviter le contact avec le second. On est aussi en pleine ségrégation raciale, et assez régulièrement le roman suggère même l’ethnocide en cours en Australie, avec une volonté plus ou moins assumée d’éliminer les Aborigènes du territoire…

« Ces indigènes, de ce que j’en ai vu, on leur a donné toutes les opportunités, mais ils refusent toujours de changer. Le travail, l’éducation : on a tout fait pour les civiliser, mais ils ont la sauvagerie dans le sang. J’ai même entendu dire qu’ils mangent leurs propres enfants, pour l’amour du ciel. Et pourtant ils sont tout autour de nous, on les fait entrer dans notre maison ! »

On a donc d’un côté un contexte « individuel », une situation très délicate pour une famille blanche qui va être brutalement détruite, et d’un autre côté un contexte global, historique, qui nous montre la violence de la colonisation. Ce dernier point est développe à travers plusieurs points de vue, dans le cadre d’un roman très polyphonique: certains haïssent purement et simplement les Aborigènes, les considèrent comme des animaux, d’autres veulent les éliminer sous couvert de théories scientifiques telles que l’évolutionnisme, etc. Le romancier parvient donc à nous montrer toute la complexité de ce contexte historique, ce qui est tout à fait bienvenu.

D’ailleurs, le personnage de Tommy est parfaitement exploité. Il est jeune, est encore influençable et il a pourtant déjà certaines convictions… Il est obligé de regarder et de participer à cette violence. On n’a pas affaire à un simple « gentil » qui s’opposeraient à plein de personnages racistes très méchants ! Il n’y a aucune simplification. Ce roman, malgré sa violence crue et sanguinolente, se caractérise par une certaine subtilité. Il ne faut pas oublier, enfin, le suspense toujours présent dans ce livre, car on est dans une sorte de thriller. C’est aussi le roman d’une vengeance, après tout !

Même si je n’ai pas eu un coup de cœur pour ce livre, c’est clairement un texte que je n’hésiterais pas à conseiller à ceux que ces problématiques intéressent, et aux amateurs de « western » (bien que le terme soit peu adapté étant donné la situation géographique). Bref, vous l’aurez compris grâce à cette chronique, c’est encore une belle découverte avec les éditions Denoël.

Carte d’identité du livre

Titre : Le Diable dans la peau
Auteur : Paul Howarth
Traductrice : Héloïse Esquié
Éditeur : Denoël
Date de parution : 18 octobre 2018

4 étoiles

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Merci aux éditions Denoël pour cette lecture.

Halloween en livres

creepy(1)

Voilà, Halloween est arrivée, et avec elle l’envie de se faire peur… Voici donc quelques conseils de livres qui vous donneront la chair de poule en toutes circonstances !

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Un livre qui réunit tous les ingrédients d’un bon roman d’horreur ?

lesignal

Aujourd’hui, je vous parle d’un livre qui a toute sa place à côté de votre citrouille sculptée et de vos toiles d’araignées factices… Halloween oblige, on a envie de se faire peur ! Et il n’est pas si facile de trouver LE livre qui nous fera frissonner… Et quand je dis « frissonner », je veux même dire plus : le roman qui nous fait avoir peur du noir, qui nous fait regarder tout autour de nous, vérifier que les portes sont bien fermées… rien que ça… Bref, de l’horreur ! Malgré mon exigence, j’ai trouvé mon compte avec Le Signal, qui distille l’angoisse avec beaucoup de subtilité… [lire la chronique complète]

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Un livre plein de monstres… mais drôle ?

chersmonstres

Aujourd’hui, je vous parle d’un livre original, il s’agit de Chers monstres de Stefano Benni. C’est un recueil de nouvelles complètement déjanté, dans lequel on rencontre aussi bien des vampires, des sorcières, des momies, qu’Hänsel et Gretel, Michael Jackson, un groupe de K-Pop et un arbre tueur ! Bref, un drôle de melting-pot dans ce bouquin ! Chaque nouvelle a son charme propre, son atmosphère bien à elle. [lire la chronique complète]

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Un classique de la littérature, un incontournable du genre ?

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Évidemment, il ne faut pas avoir une tonne de lectures en cours pour se lancer dans La dame en blanc. En effet, le nombre de pages peut effrayer. J’ai donc profité d’un moment de tranquillité, après mes partiels, pour me lancer dans ce roman. A vrai dire, je n’ai pas du tout senti ces 850 pages passer… Elles ont été avalées en douceur, car Wilkie Collins a sûrement écrit un des plus efficaces page-turner de l’époque ! C’est réellement un roman à suspense tout simplement excellent car ce suspense ne s’apaise jamais. La tension est omniprésente, le roman est imprégné de fantômes, d’indices, de suggestions, de complots, de rebondissements… [lire la chronique complète]

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Une histoire de fantômes pour enfants ?

couverture +

J’ai lu ce conte comme on découvre un trésor ou comme on déguste avec gourmandise une sucrerie colorée et pétillante. Je suis retombée en enfance, à l’origine de tout mon amour pour la littérature et pour Oscar Wilde. Je me suis rappelée avec émotions tout le plaisir que j’ai pris, étant petite, à lire ce joli livre. Avant d’être l’auteur du Portrait de Dorian Gray et le prisonnier de la geôle de Reading, Oscar Wilde est aussi un père qui a souhaité écrire des contes pour ses enfants. « Le fantôme de Canterville » en fait partie. [lire la chronique complète]

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Un roman d’horreur pour parfaire mon anglais ?

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Comme toujours avec les histoires de fantômes, on craint les clichés… Je ne vous cacherais pas qu’on en trouve quelques-uns : des bruits étranges et inexpliqués, des apparitions… En même temps, je ne vois pas trop comment la présence d’un fantôme se manifesterait autrement ? Ce que j’ai apprécié, c’est que ces clichés n’étaient pas trop nombreux, distillés de façon raisonnable et maîtrisée, juste ce qu’il fallait pour donner quelques frissons et nous faire regarder autour de nous avec un regard inquiet. J’ai littéralement avalé ce livre car je voulais savoir comment la famille Harcourt allait s’en sortir, en particulier Ollie, auquel on s’attache beaucoup. [lire la chronique complète]

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Un livre où l’horreur est distillée par petites touches ?

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Je suis une grande lectrice de Carlos Ruiz Zafón, et une admiratrice de son travail exceptionnel. Rentrer dans chacun de ses romans est un plaisir immense. Ses œuvres mélangent habilement fantastique, mystère et poésie, et Marina ne fait pas exception à cette règle. Il s’agit d’un classique parmi les nombreux romans de cet auteur. L’atmosphère sombre et enivrante de la Barcelone des années 70 est terriblement prenante. Comment vous expliquer ? Marina est typiquement le roman que l’on ne peut pas lâcher après l’avoir commencé. Tout y est possible, comme dans beaucoup de livres de Carlos Ruiz Zafón. L’angoisse est toujours présente en arrière-plan, les frissons sont constants [lire la chronique complète]

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Un roman quelque peu malsain et empli de satanisme ?

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Du feu de l’enfer est un thriller palpitant et cruel, rempli de désirs refoulés – ou non – et d’horreur. Il explore les tréfonds de l’âme humaine, les bas-fonds de la société et ses sphères les plus hautes, il tisse une toile aux ramifications complexes et surprenantes. Les victimes deviennent les bourreaux, et les bourreaux se mêlent à la foule. Et, jusqu’à la dernière page, rien n’est fini. Même la fin n’en est pas vraiment une… Que dire de plus ? Lire ce livre a été un des meilleurs moments que j’ai passé depuis des mois, une émouvante retrouvaille avec un de mes auteurs préférés, qui a compris que le côté sadique de ses lecteurs leur donne envie de sensations très, très, très fortes. [lire la chronique complète]

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Un livre post-apocalyptique bien stressant ?

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C’est exactement le genre de livres que j’aime : du post-apocalyptique un peu flippant. Je crois que ce qui fait le charme du livre, c’est le scénario lui-même. On ne sait absolument pas à quoi ressemblent les créatures que les Hommes (qui sont très peu nombreux désormais) doivent éviter, car ils doivent constamment garder les yeux fermés ou bandés lorsqu’ils sortent. Un simple regard, même d’un dixième de seconde, les rend fous, les poussent à tuer puis à se suicider. Ils perdent toute humanité, se transforment en animaux. La seule solution est de ne jamais ouvrir les yeux. Cela implique donc une tension intense, basée sur le fait que le lecteur se sent lui aussi comme étant dans le noir, il est aussi aveugle que les personnages. [lire la chronique complète]

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Voilà une sélection, quelques livres parmi d’autres pour vous faire profiter d’Halloween cette année : des romans qui se dévorent, mais surtout qui vous dévorent !  Vous avez de quoi faire pour quelques années d’horreur…

creepy(1)