#229 The Janus Stone – Elly Griffiths

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Le résumé…

Cela fait à peine quelques mois que l’archéologue Ruth Galloway s’est personnellement retrouvée impliquée dans une affaire de personnes disparues, s’en sortant de justesse en vie. Mais quand des travailleurs dans le bâtiment démolissent une très grande maison victorienne et découvrent les os d’un enfant enterré sous le pas de la porte – le crâne manquant – Ruth est de nouveau appelée à enquêter. Est-ce un sacrifice rituel de l’ère romaine, ou le meurtrier est-il encore à portée de main ?

Ruth et le détective Harry Nelson voudraient le découvrir – et très vite. Quand ils se rendent compte que la maison était auparavant un orphelinat, ils remontent jusqu’au prêtre catholique qui en était le directeur. Le Père Hennessey raconte la disparition de deux enfants quarante ans auparavant – un garçon et une fille. Ils n’ont jamais été retrouvés. Quand la datation carbone prouve que les os de l’enfant sont plus anciens que l’orphelinat et remontent à un temps où la maison était une propriété familiale, Ruth est entraînée encore plus profondément dans cette affaire. Mais, alors que le printemps se transforme doucement en été, il devient clair que quelqu’un essaye très sérieusement de l’éloigner de la piste en les effrayant, elle et son enfant à naître, en les poussant vers la mort.

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Mon avis…

J’ai découvert Elly Griffiths grâce à mon partenariat avec les Presses de la cité qui m’avaient envoyé, en échange d’un article, un excellent livre intitulé Les disparues du marais. J’avais beaucoup aimé ce premier roman qui, avec le recul, m’a vraiment marqué ! Je m’en souviens encore parfaitement aujourd’hui, j’y pense régulièrement… Parfois, on ne sait pas pourquoi, mais des romans nous marquent durablement. C’était le cas de celui-ci. Lors de mon séjour en Ecosse, je suis tombée sur la suite, le tome 2 d’une très longue série suivant Ruth Galloway, archéologue très attachante et talentueuse. Encore une fois, j’ai été totalement séduite. The Janus Stone est dans la même veine que Les disparues du marais (ou en anglais, The crossing places). Il est tout aussi passionnant, tout aussi bien mené… Les personnages encore une fois m’ont totalement séduite, l’intrigue elle aussi était excellente : mêler thriller et archéologie est une idée merveilleuse qu’Elly Griffiths met parfaitement en scène.

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Après avoir lu le deuxième tome, je me dis que je n’aurais jamais pu attendre sa sortie française, car j’ai déjà envie de lire tous les autres ! Ce que j’aime vraiment dans ce livre, c’est que l’intrigue historique se mêle à l’intrigue policière. On se rend compte que même des crimes anciens peuvent nous paraître aussi terribles que ce qui nous semble plus proche. J’avoue que j’ai un petit faible pour les histoires touchant à l’ésotérique, et The Janus Stone en fait partie. Si vous souhaitez lire ce livre, je vous conseille cependant fortement de commencer par le premier tome, car les deux histoires sont très liées. En fait, les intrigues criminelles, en soi, n’ont pas vraiment de lien, mais le récit tournant autour des personnages principaux Ruth Galloway et Harry Nelson occupe une place importante dans le roman, ce qui est aussi très plaisant. J’ai ressenti un immense plaisir à retrouver ces personnages qui m’avaient déjà une fois bluffée. Et j’ai hâte de me relancer une troisième fois dans la lecture d’un livre d’Elly Griffiths. Un conseil : ne manquez pas cette auteure et cette série fantastique de livres !

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Ma note…

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Niveau de lecture : Facile

 

#228 La fille du train / The girl on the train – Paula Hawkins

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Le résumé…

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8h04 le matin, le 17h56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

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Mon avis…

Comment parler de ce livre sans trop en dire ? Vous avez sûrement entendu parler du premier roman de Paula Hawkins, un véritable succès de librairie, un des thrillers de l’année, à coup sûr… J’ai retenu mon envie de l’acheter en français, j’attendais avec impatience de l’avoir en anglais, pour le découvrir en VO bien sûr ! Et, comment vous expliquer ? J’ai adoré ! C’est un véritable coup de cœur car je n’ai pas réussi à lâcher ce roman un seul instant… Ce que j’ai apprécié, c’est l’alternance des narratrices, des trois femmes centrales dans le roman, nous rapportant leur version des faits (parfois douteuse, parfois moins). C’est vraiment un procédé très intelligent pour amener petit à petit les révélations et conserver le suspense jusqu’au dernier moment ! Les personnages sont plus ou moins attachants, et on se rend compte à la fin du roman qu’on n’aurait pas dû se fier aux premières impressions, qui ne sont pas toujours les bonnes… Désormais, ce qui est certain, c’est que je ne verrais plus mes trajets en train de la même manière !

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Contrairement à la plupart de mes dernières lectures de thriller, je n’ai pas deviné le dénouement trop vite, bien au contraire. Paula Hawkins a réussi à me porter page après page, à me mener là où elle voulait, à me faire douter sur tout et tout le monde, sauf sur les bonnes choses ! L’auteure est maligne, ça c’est sûr. Je ne peux pas vous expliquer un élément de l’intrigue sans risquer de trop vous révéler, mais je peux en tout cas vous dire que vous raterez quelque chose d’énorme si vous ne lisez pas ce livre ! N’attendez pas le film, surtout, ce serait trop facile et vous le regretterez. Le style de l’auteure est excellent et, ça, vous ne le retrouverez pas à l’écran. Car, oui, La fille du train va être adapté au cinéma, la bande-annonce est même déjà sortie (c’est de là que je tire certaines des images de cet article) mais, n’oubliez pas, rien ne remplace le plaisir de la lecture. Pour ma part, j’irais voir le film, c’est certain, pour la simple et bonne raison que je veux à tout prix partager cette histoire audacieuse avec ma mère qui, elle, ne lit pas… Allez, dépêchez-vous de vous lancer dans ce roman : vous ne le regretterez pas, c’est promis !

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Ma note…

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Niveau de lecture : Facile

#223 Le temps est assassin – Michel Bussi

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Le résumé…

Eté 1989 : La Corse, presqu’île de la Revellata, entre mer et montagne. Une route en corniche, un ravin de vingt mètres, une voiture qui roule trop vite… et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère sont morts sous ses yeux.

Eté 2016 : Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l’accident, avec son mari et sa fille ado, en vacances, pour exorciser le passé. A l’endroit même où elle a passé son dernier été avec ses parents, elle reçoit une lettre. Une lettre signée de sa mère. Vivante ?

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Mon avis…

J’ai passé une grande partie de l’été, environ 1 mois et demi, en Ecosse… Autant vous dire que le soleil n’était pas vraiment au rendez-vous… Globalement, nous avons eu autour de 13 degrés tous les jours, avec vent et pluie… Seulement 3 ou 4 jours plutôt ensoleillés. Donc j’étais très heureuse de commencer Le temps est assassin. Déjà, parce que c’est un thriller et que j’adore ça. Ensuite parce que j’apprécie beaucoup Michel Bussi, et que son passage dans La grande librairie pour ce roman m’avait donné envie de me lancer. Et enfin, parce que l’intrigue se déroule en Corse et quoi de mieux que la Corse pour faire une réserve de soleil ? J’ai découvert une région dans laquelle je ne suis jamais allée avec ce livre, les descriptions de l’auteur m’ont vraiment séduite… Honnêtement, bien que le roman ait pour objet un évènement dramatique, il faut avouer que cela donne envie d’y partir en vacances, tant l’île est présentée comme un paradis sur Terre… En même temps, on sait aussi que la Corse a un fonctionnement judiciaire parfois douteux, et cela aura une grande importance dans le récit, vous le verrez…

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L’intrigue en elle-même est vraiment très originale, particulièrement bien développée… C’est un livre qu’on ne peut pas laisser sur la table de chevet une fois qu’on l’a commencé ! On se demande ce qu’il en est du début à la fin : y a-t-il vraiment des fantômes ? la mère de Clotilde a-t-elle survécu alors qu’elle a vu son corps en miettes après l’accident ? qui cherche à la faire douter ? que s’est-il vraiment passé ce jour d’été 1989 ? Michel Bussi nous fait à la fois découvrir le journal de Clotilde qui date de cette époque, dans laquelle des indices pourraient être disséminés, mais qu’elle n’a jamais retrouvé depuis l’accident… Quelqu’un le lit, mais qui ? En même temps, on suit les vacances de Clotilde avec sa famille (son mari et sa fille), tandis qu’elle cherche à partir sur les traces de son enfance alors que ses proches semblent agacés par cette quête de souvenirs. L’été 1989 la rattrape, 27 ans plus tard. L’histoire recommence. J’ai vraiment adoré cette mise en miroir de deux époques très différentes et pourtant avec de nombreux points communs. Les indices s’éparpillent sur ces deux années, et entre elles, la vérité se rapproche doucement… Et le dénouement est… surprenant !

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Ma note…

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#217 Trois jours et une vie – Pierre Lemaitre

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Le résumé…

À la fin de décembre 1999, une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt. Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir. Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien…

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Mon avis…

Oh, Pierre Lemaitre, un de mes auteurs français préférés… Je l’admire, je l’adore, je le vénère… Alors, quand je l’ai vu passer à La Grande Librairie sur France 5, vous imaginez bien que j’étais au rendez-vous. J’étais là aussi lorsqu’il est allé sur le plateau de Laurent Ruquier dans On n’est pas couché (passage que j’ai d’ailleurs adoré et qui a achevé de me séduire !). Je suis donc, vous l’aurez compris, une grande fan. Alors je ne pouvais pas rater son nouveau roman. En même temps, qu’est-ce qui est pire que l’angoisse d’être déçue par un de ses auteurs favoris ? Alex avait été une découverte plus que surprenante et satisfaisante, et j’ai été très heureuse de remarquer lors de mon séjour en Ecosse que ce roman avait été traduit en anglais (je l’ai même offert à plusieurs proches anglophones qui étaient très contents de découvrir un auteur français). Au revoir là-haut est une des lectures qui m’ont le plus marqué dans ma vie, et dont je me souviendrais jusqu’à la fin de mes jours, j’en suis certaine. C’est un coup de cœur comme on en fait peu. Bref, Pierre Lemaitre avait mis la barre très haute dans mon esprit. Alors, Trois jours et une vie était à la fois l’objet d’une attente inconditionnelle et excitante, mais aussi celle d’une inquiétude croissante, la peur d’être déçue.

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 Je peux d’ores et déjà vous rassurer, le mot « déception » n’est pas approprié pour qualifier ce roman, loin de là. Je tiens cependant à souligner que Trois jours et une vie est vraiment très différent des précédents livres de Pierre Lemaitre. Ce n’est pas un thriller comme il en a fait avec le commissaire Verhoeven, ni un excellent roman historique (un chef d’œuvre, plutôt) comme Au revoir là-haut. C’est un peu un inclassable. Thriller ? Pas tout à fait. Roman policier ? Non plus, ce n’est pas totalement ça… Roman « social » ? Non plus… Alors quoi ? Je ne sais pas, c’est une sorte d’inclassable, de la littérature tout simplement ! Et, en littérature, Pierre Lemaitre est très bon. Tous ses romans ont en eux une touche de génie littéraire, ce qui est très agréable. Celui-ci ne fait pas exception à la règle. Nous suivons l’histoire d’un enfant qui, accidentellement, en tue un autre, cache son crime par peur de ce qui pourrait advenir… Un enfant à qui l’on pardonne car, justement, c’est un enfant… Mais un enfant qui va grandir, devenir adulte, en contemplant les conséquences de son acte, en comprenant tout ce que les autres ne comprennent pas, en étant parfaitement conscient que cet accident va être l’accident de sa vie.

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Le point de vue est extrêmement original. Il est rare de suivre les pensées d’un meurtrier, plus particulièrement lorsqu’il s’agit d’un enfant, et c’est encore plus rare quand c’est fait avec autant de virtuosité qu’en déploie Pierre Lemaitre. Il est vrai que le coup de cœur n’a pas été au rendez-vous sur ce roman, puisque je ne lui mets « que » 18 pour conclure mon expérience de lecture… Mais cela reste une expérience personnelle. Je pense que j’ai été assez perturbée par le rythme du roman, très lent, et la narration à la troisième personne n’était pas forcément ce que j’aurais choisi. Or, je ne suis pas l’auteur, donc je dois respecter son choix. Ecrire en « je » aurait probablement tout changé à la perception de la situation, et nous restons comme un témoin privilégié mais gênant de l’acte terrible commis par ce gamin. Je vous ai dit que le rythme du roman était lent, mais, pour autant, je l’ai trouvé trop court. C’est assez paradoxal… Je ne saurais pas expliquer ce sentiment. Je pense que cela est dû à l’absence de morale de cette histoire, à son terrible réalisme. Pour le coup, Trois jours et une vie se rapproche beaucoup de Au revoir là-haut, dans le sens où l’auteur nous fait toucher du doigt une réalité terrible, qu’on peine à imaginer alors qu’elle se joue sous nos yeux.

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Point de féérie comme chez Gilles Paris et son Autobiographie d’une courgette, dont l’histoire est assez proche mais le traitement radicalement différent. Pierre Lemaitre met ici en scène la cruauté de la vie, sa cruauté la plus banale. Le roman est magnifique en ce sens. Il place le lecteur dans une position désagréable, bancale, déconcertante… Il laisse un goût amer, un malaise… Il est difficile de mettre des mots sur ces sensations, et c’est pour cela que je voudrais vous pousser, vraiment, à lire ce roman. Trois jours et une vie est un de ces livres qu’on ne peut comprendre qu’en les lisant. Et je pense que cette expérience ne devrait pas être vécue seulement par quelques lecteurs. J’aimerais que vous y preniez part, vous aussi… et peut-être que vous mettiez des mots sur ce que j’ai ressenti, ou qu’au contraire vous soyez, comme moi, perdue, privée de vocabulaire face à ces pages.

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Ma note…

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#216 Le ver à soie – Robert Galbraith (JK Rowling)

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Le résumé…

Owen Quine, écrivain célèbre, a disparu. Il venait d’achever son dernier manuscrit – un sulfureux roman à clés qui dresse le portrait au vitriol de son entourage. De quoi inquiéter bon nombre de personnalités en vue… C’est ce que pressent le détective privé, Cormoran Strike, chargé de l’enquête. Qui aurait intérêt à ce que Quine soit réduit au silence ? Lorsque Strike retrouve le cadavre de l’auteur, assassiné selon un rituel particulièrement atroce, il comprend qu’il a affaire à un tueur impitoyable, tel qu’il n’en encore jamais rencontré dans sa carrière. Rythmé par une multitude de coups de théâtre, Le Ver à Soie est le deuxième volet des aventures du détective Cormoran Strike et de sa jeune et intrépide assistante, Robin Ellacott.

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Mon avis…

Qui ne connaît pas JK Rowling ? Personne, ou presque… Mais qui connaît Robert Galbraith ? Je suppose qu’il est moins populaire que la première, et pourtant ce sont bien une seule et même personne. L’auteure d’Harry Potter a écrit sous pseudonyme L’appel du coucou mais aussi Le ver à soie, deuxième tome de la série autour du détective Cormoran Strike. Comme je suis une originale, j’ai commencé par le second livre, et ça ne m’a pas spécialement dérangé, bien que certains détails assez explicites sur le premier tome (régulièrement réexpliqués) m’ont ôté l’envie de le lire ! On retrouve bien, dans ce livre, le style des détectives anglais, pas très original mais souvent plaisant. Par contre, ne vous attendez pas à retrouver la marque de JK Rowling. Il n’y a rien de spécialement dingue dans ce roman, rien d’exceptionnel… Je me suis même ennuyée, pour ne rien vous cacher. J’avais hâte que le bouquin se finisse, mais pas pour les bonnes raisons ! Ma déception n’en a été que plus grande quand je me suis rendue compte que j’avais deviné le coupable du meurtre dès le début du roman ! Oups… Donc, globalement, cette lecture ne m’a pas laissé une excellente impression.

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En revanche, je m’efforce toujours d’être objective dans mes chroniques, même si elles ont pour but premier de donner mon avis. Comme toujours, je vais donc essayer de relever les points positifs et ceux qui pourraient plaire à d’autres lecteurs que moi. Le fait que les suspects soient extrêmement nombreux, aient tous des secrets à cacher, des secrets que l’auteur assassiné connaissait et dévoilait dans son dernier roman, rend l’enquête assez intéressante. Les personnages, pour la plupart, ne sont pas spécialement attachants, et n’ont pas pour objectif de l’être. Ils ont tous un côté repoussant, dégoûtant, et ils sont plutôt représentatifs du genre humain. Cormoran Strike lui-même est loin d’être parfait, comme la plupart des détectives anglais. Son personnage, cependant, est central, et doit donc être bien travaillé, avoir de l’originalité. Sur ce point, je crois qu’on ne peut rien reprocher à Robert Galbraith ou JK Rowling (comme vous voudrez), car il est assez atypique, physiquement et moralement parlant. Parfois, il est aussi agaçant, comme tous les autres personnages que l’on retrouve dans le roman. Un autre point original, c’est que l’on n’a aucune compassion pour les victimes dans ce roman, ce qui change de la plupart des thrillers ou livres policiers. Qu’ils soient suspects, coupables ou victimes, tous sont particulièrement repoussants.

L’histoire est tout de même divertissante, malgré ce que j’ai dit un peu plus haut, elle se laisse lire, on passe un moment plutôt agréable (si ce n’est quelques longueurs). Je n’ai personnellement pas été séduite, mais je dois reconnaître que ce roman reste un bon livre policier pour ceux qui ne sont pas forcément habitués du genre, qui découvrent, ou alors qui sont fans inconditionnels de JK Rowling et lui pardonnent toutes ses petites imperfections, y compris si elles sont signées d’un autre nom. Vous allez dire que j’ai une dent contre elle, en particulier depuis son dernier éclat avec Harry Potter et l’enfant maudit, mais pas du tout ! Je suis une lectrice assidue d’Harry Potter depuis mon enfance, et je ne risque pas d’arrêter de l’être. Mais, parfois, il faut reconnaître que certains auteurs sont meilleurs quand ils savent s’arrêter… Je ne souhaite cependant à personne d’arrêter d’écrire ou de lire, puisque ce sont des passions que nous avons vous et moi en commun si vous êtes ici. Donc je dirais simplement que je réfléchirais sûrement à deux fois désormais avant de me lancer dans une lecture de miss Rowling !

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Ma note…

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#214 Rêver – Franck Thilliez

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Le résumé…

« Pour la plupart des gens, le rêve s’arrête au réveil. » Si ce n’étaient ses cicatrices et les photos étranges qui tapissent les murs de son bureau, on pourrait dire d’Abigaël qu’elle est une femme comme les autres. Si ce n’étaient ces moments où elle chute au pays des rêves, on pourrait jurer qu’Abigaël dit vrai. Abigaël a beau être cette psychologue qu’on s’arrache sur les affaires criminelles difficiles, sa maladie survient toujours comme une invitée non désirée. Une narcolepsie sévère qui la coupe du monde plusieurs fois par jour et l’emmène dans une dimension où le rêve empiète sur la réalité. Pour les distinguer l’un de l’autre, elle n’a pas trouvé mieux que la douleur. Comment Abigaël est-elle sortie indemne de l’accident qui lui a ravi son père et sa fille ? Par quel miracle a-t-on pu la retrouver à côté de la voiture, véritable confetti de tôle, le visage à peine touché par quelques bris de verre ? Quel secret cachait son père qui tenait tant, ce matin de décembre, à s’exiler pour deux jours en famille ? Elle qui suait sang et eau sur une affaire de disparitions depuis quelques mois va devoir mener l’enquête la plus cruciale de sa vie. Dans cette enquête, il y a une proie et un prédateur : elle-même.

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Mon avis…

Après avoir adoré Pandemia, je craignais évidemment d’être un peu déçue par les nouveaux romans de Franck Thilliez, tant le coup de cœur avait été gros. J’attendais cependant avec impatience Rêver, dont le thème me semble on ne peut plus adapté pour un thriller. Quoi de pire que de voir ses rêves et la réalité se mêler, se confondre, au point de ne plus pouvoir les différencier ? Etant souvent sujette à de terribles cauchemars, cela m’a beaucoup parlé. Tout le monde ne fait pas de beaux rêves ! Abigaël est atteinte de narcolepsie, elle s’endort n’importe comment, sans la moindre raison… Son histoire, si énigmatique, suggère que quelqu’un la manipule, ou bien qu’elle devient folle. Personnellement, j’ai vite opté pour la première solution, l’objectif étant de savoir qui. La grosse originalité de ce roman est que les chapitres sont dans un ordre assez particulier. En fait, ils sont tous mélangés… Si bien qu’on apprend les choses en décalé, parfois à l’avance, parfois en retard, au même rythme qu’Abigaël. Nous sommes aussi perdus qu’elle et nous avons les mêmes éléments qu’elle pour résoudre l’énigme. En fait, Franck Thilliez nous fait participer à une véritable enquête. Il y a même un chapitre manquant, que vous pourrez trouver sur Internet grâce à un code caché dans le roman, ce qui va vous obliger à être attentif ! Ne trichez pas, c’est plutôt drôle ! Et, en plus du chapitre manquant, vous pourrez trouver le véritable ordre des chapitres, leur ordre « logique » et surtout « chronologique » !

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Alors, vous l’aurez compris, sur le plan de la forme : c’est parfait, Franck Thilliez a pensé à tout, et à plus encore… Sur le fond, l’intrigue est excellente. Les personnages, s’ils ne sont pas extrêmement attachants, nous donnent envie de les suivre au fil du roman, ils nous accrochent suffisamment. Pourtant, j’avoue que j’ai été un peu déçue de découvrir le fin mot de l’histoire trop tôt à mon goût ! Bon, il faut dire que j’avais tout un voyage en voiture du nord de la France au sud de l’Ecosse pour découvrir ce livre, et je me suis donc plongée en plein dedans… J’ai vu cette lecture comme un défi qui a finalement dépassé le côté simple divertissement. Je suppose que lire avec un cerveau moins « échauffé » pourrait tout à fait permettre d’avoir une vraie surprise à la fin ! En tout cas, Franck Thilliez a tout fait pour nous laisser douter du début à la fin, en particulier grâce au coup des chapitres mélangés, comme des petits papiers dans une boîte qu’on aurait bien secoué. Je ne peux pas m’empêcher de comparer Rêver à Pandemia, ma référence Thilliez, dirons-nous. L’histoire, qui prend racine sur une base plutôt originale, perd de sa force au dénouement. Il y a une chose qui m’a gênée, peut-être la simplicité de l’intrigue, malgré l’aspect très complexe. En revanche, Franck Thilliez reste une valeur sûre, et Rêver ne déroge pas à la règle. C’est un très bon Thilliez, et donc un excellent thriller ! Je ne regrette pas cette lecture et je la conseillerais même à des proches sans hésiter, d’autant que, contrairement à Pandemia (cette fois, un point positif dans la comparaison), Rêver ne nécessite pas d’avoir suivi une équipe d’enquêteurs depuis plusieurs tomes : il est indépendant, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour une découverte de l’auteur, une lecture d’été, un cadeau, etc. En résumé : un thriller digne de Thilliez, passionnant, très original dans sa forme, un peu moins dans son intrigue et son dénouement, mais un des livres qui marqueront l’année.

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Ma note…

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#213 1Q84, Livre 1 : Avril-Juin – Haruki Murakami

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Le résumé…

Entre l’an 1984 et le monde hypnotique de 1Q84, les ombres se reflètent et se confondent. Unies par un pacte secret, les existences de Tengo et d’Aomamé sont mystérieusement nouées au seuil de deux univers, de deux ères… Une odyssée initiatique qui embrasse fantastique, thriller et roman d’amour, composant l’oeuvre la plus ambitieuse de Murakami.

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Mon avis…

Le titre de ce livre, je le connais depuis… des siècles ! Bon, j’exagère peut-être un peu, disons que je le connais depuis longtemps, un temps indéterminé… Je me suis toujours dit qu’un jour, je lirais ce pavé… Il fallait juste que je m’en sente capable ! Et puis j’ai découvert que ce n’était pas un mais trois pavés que je devrais lire car il y a trois tomes… Alors, j’avais intérêt à trouver ça passionnant (ce dont, je dois l’avouer, je doutais un peu). Je ne saurais pas expliquer cet enthousiasme étrangement lié à une certaine réticence ! Ce sentiment paradoxal a vite été oublié… J’avais un peu peur que l’intrigue mette beaucoup de temps à démarrer. A mon grand soulagement, on entre très vite dans l’action, ce qui est vraiment une bonne chose. Pourtant, je ne vais pas vous cacher que cette lecture a été l’une des plus… étranges depuis que mon amour des livres s’est déclaré (c’est-à-dire très très tôt dans ma jeunesse).

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J’étais littéralement plongée dans ce roman, au point de ne pas le lâcher. C’était vital, je devais le continuer, comprendre. Au fil des pages, même si tout est lisible et compréhensible, on se rend compte qu’en fait tout est complètement flou. Il y a quelque chose qui reste imperceptible au lecteur, qui le pousse à continuer la lecture. Je n’ai pas encore percé ce mystère. Si quelques indices sont disséminés au fil de ce premier tome, on se rend vite compte que cela ne fait que rendre l’histoire d’autant plus étrange ! Je ne saurais pas résumer l’intrigue clairement, ou le roman paraîtrait banal, il manquerait de nombreuses choses… Non, c’est un roman qu’il faut lire pour partager ce sentiment, pour comprendre ce que je ressens aujourd’hui en écrivant cette chronique. Ne pas le lire, c’est accepter de rester ignorant sur un grand mystère de la littérature, il me semble. Je n’ai pas encore les tomes 2 et 3, je voulais d’abord voir si j’aimais le premier. A mon retour d’Ecosse, la première chose que je ferais sera de les acheter ! Je veux savoir… De Big Brother aux Little People, il n’y a qu’un pas, qu’Haruki Murakami a franchi et que je veux désormais franchir avec lui.

La suite au tome 2 !

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Ma note…

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#212 Un sourire à tomber – Gilles Legardinier

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Le résumé…

Un officier des forces spéciales est appelé en renfort par l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels : un collier d’une valeur inestimable (par sa qualité et sa valeur historique) a été volé lors d’une exposition à Paris ; le contact entre le voleur et son acheteur pourrait se faire pendant le Tour de France. La police pense que la meilleure manière de repérer le voleur serait d’avoir un homme dans la course ; malheureusement ils n’ont pas d’homme suffisamment entraîné dans leurs rangs. C’est pourquoi ils ont besoin des forces spéciales. L’officier devient donc coureur cycliste : sur le Tour, il se prend au jeu de la compétition, fait la connaissance d’une jeune femme dont il tombe amoureux mais ne repère pas le voleur ; en revanche, il se pourrait que le voleur, lui, l’ait repéré…

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Mon avis…

Legardinier, vous le connaissez tous et toutes, j’en suis presque sûre. Mais avez-vous entendu parler de sa nouvelle intitulée Un sourire à tomber ? Elle se déroule dans le cadre du Tour de France, événement qui, en règle générale, me laisse totalement indifférente. Cependant, en littérature, je suis prête à donner sa chance au cyclisme, surtout s’il s’agit d’une nouvelle (on ne prend pas trop de risques dans ces cas-là). L’auteur étant qui il est, je m’attendais à quelque chose de très bien, si ce n’est d’excellent. On sait que, souvent, les nouvelles ne sont pas à la hauteur des romans, mais il n’empêche qu’elles peuvent aussi être de très bons échantillons d’une écriture plaisante voire magistrale selon les cas. J’ai donc profité d’un petit déjeuner détente pour lire cette petite histoire. J’avoue que, parfois, mes croissants m’ont semblé plus intéressants que cette intrigue un peu étrange. En effet, j’ai trouvé l’histoire en elle-même plutôt particulière… Disons qu’il fallait un prétexte à introduire une intrigue dans le Tour de France…

Une fois dedans, j’avais envie de connaître la fin, mais sans plus. En fait, j’avais trouvé le « coupable » dès son apparition, et je n’en étais pas spécialement contente… Je préfère largement quand l’auteur me surprend encore et encore ! Vous me direz que c’est une nouvelle, qu’il n’avait pas le temps de disséminer des indices, d’entrelacer les hypothèses, etc. J’en suis consciente. Mais je sais aussi qu’une nouvelle est un texte qui, par sa longueur, a beaucoup de potentiel pour entraîner le lecteur dans une intrigue très intense, très éprouvante. Ici, on a plutôt l’impression qu’on a demandé à l’auteur de l’écrire et qu’il s’est dépêché, pour faire plaisir, de rendre quelque chose de plutôt correct… J’ai eu la sensation de lire une histoire bâclée (et l’environnement du cyclisme n’a rien arrangé à mon sentiment), à l’intrigue très fragile, et au dénouement sans surprise…

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Ma note…

10

#211 Consumés – David Cronenberg

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Le résumé…

Naomi Seberg et Nathan Math œuvrent avec succès dans le photojournalisme à sensation de l’ère des nouveaux médias. À la fois amants et concurrents professionnels, ils arpentent le globe séparément, ne se croisent que dans des hôtels d’aéroports ou n’ont de rapports que par Internet, et sont toujours à la recherche d’histoires spectaculaires – si possible sordides. Celle de Célestine et Aristide Arosteguy, anciens professeurs de philosophie à la Sorbonne et couple libertin, a tout pour attirer Naomi. Célestine a en effet été retrouvée morte, mutilée, dans son appartement parisien. La police suspecte son mari, qui a disparu, de l’avoir assassinée et d’avoir mangé des parties de son corps. Avec l’aide d’Hervé Blomqvist, un étudiant singulier, elle se lance sur les traces d’Aristide, qui la mènent jusqu’à Tokyo. De son côté, Nathan se trouve à Budapest pour photographier le travail d’un chirurgien controversé, Zoltán Molnár, qui a été recherché par Interpol pour trafic d’organes et pratique désormais des interventions illégales. En couchant avec l’une des patientes de Molnár, Nathan contracte l’étrange «maladie de Roiphe», que l’on croyait disparue. Il s’envole alors pour Toronto, bien décidé à rencontrer le médecin qui a identifié ce mystérieux syndrome… Ces histoires parallèles finissent par se croiser dans une intrigue hallucinée mêlant la technologie et le corps, l’impression 3D et la philosophie, le festival de Cannes et le cannibalisme, la mort et le sexe sous toutes ses formes (fétichisme, voyeurisme, échangisme…).

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Mon avis…

Qui ne connait pas David Cronenberg ? Un excellent réalisateur aux dires de tous, mêmes ceux qui n’ont jamais vu un seul de ses films… Mais il n’est pas qu’un grand cinéaste. J’ai découvert, il y a quelques mois, à l’occasion de sa visite dans Le Petit Journal de Canal +, animé par Yann Barthès (je regretterais grandement cette émission, et j’ai hâte de découvrir ce que Yann nous proposera sur TF1…), que David Cronenberg venait de sortir un livre. Consumés est un roman qui n’a pas, selon son auteur, vocation à devenir un film (en tout cas, il assure qu’il ne le réalisera pas). C’est donc une toute nouvelle expérience qui nous est proposée. J’étais très attirée par ce livre, je ne vais pas vous le cacher. C’est avec impatience que j’ai attendu de pouvoir l’obtenir. Et j’ai donc profité de mes vacances en Ecosse pour me lancer dans sa lecture. L’histoire en elle-même, dans sa globalité, semble passionnante dès le premier coup d’œil, digne d’un excellent thriller. J’attendais quelque chose de fantastique, de magistral, je ne vous le cache pas… D’où ma déception, sûrement.

Au fil des pages, mon enthousiasme est retombé… Pourtant, je continuais à lire, donc j’éprouvais de l’intérêt pour l’intrigue. En fait, cette lecture est un véritable paradoxe pour moi. Je me suis parfois ennuyée, il m’arrivait aussi de lire avidement, mais j’étais souvent déçue… Je pense que le style Cronenberg est très particulier, loin de ce que l’on connait, au cinéma comme en littérature. Je ne suis pas parvenue à m’attacher aux personnages (peut-être était-ce volontaire de la part de l’auteur ?), l’intrigue a eu tendance à perdre son intérêt à plusieurs endroits du roman, à tourner un peu en rond… La sexualité et la perversion prenaient souvent le pas sur le déroulement de l’histoire. J’ai eu la sensation que les scènes de sexe parfois violentes n’étaient là que pour elles-mêmes, sans réellement influer sur l’intrigue (à quelques exceptions près). Ces scènes ne m’ont pas dérangé en elles-mêmes, bien qu’elles aient pu avoir un caractère choquant, j’ai simplement regretté leur gratuité… Du coup, cette lecture s’apparente plutôt à une grosse déception. J’avoue que je suis même allée jusqu’à la délaisser un peu, avant de me reprendre car je voulais être sûre que je ne ratais pas quelque chose d’extraordinaire.

Si l’on ne connait pas David Cronenberg, il est possible qu’on aime ce livre… Certains adeptes peuvent aussi l’adorer, bien sûr. Mais je ne pense pas que je le conseillerais réellement autour de moi. En oubliant qui en est l’auteur, il ne me reste qu’un roman un brin trop pervers, pas si bien ficelé, parfois un peu élitiste, avec une intrigue prometteuse qui se révèle finalement décevante. Si une adaptation cinématographique sort un jour, j’irais peut-être la voir, histoire de me rendre compte du potentiel de l’intrigue, avec un autre point de vue… mais si cette œuvre n’est pas adaptée, je n’aurais pas spécialement de regrets non plus. Je doute qu’elle reste vraiment dans ma mémoire comme une bonne lecture. Il suffit de voir que j’écris cette chronique quelques jours après et que, sans regretter d’avoir lu ce roman, je pourrais aussi bien m’en être passée… En tout cas, si vous souhaitez vous lancer dans cette lecture, j’aimerais beaucoup avoir vos avis. N’oublions pas que les chroniques restent purement subjectives, il ne s’agit que de mon opinion à propos de ma lecture (qui est, comme vous le savez, une pratique personnelle). Je serais donc heureuse que, si ce roman vous intrigue, vous décidiez de le lire, même si, selon moi, il ne fait pas partie des livres à lire à tout prix…

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Ma note…

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#208 Code 93 – Olivier Norek

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Le résumé…

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire. Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le  » Code 93  » ?  Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…

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Mon avis…

C’est avec émotion que je vous parle aujourd’hui de Code 93 d’Olivier Norek. Ce roman m’a accompagné dans un moment très difficile, une hospitalisation en urgence. C’est là que j’ai vraiment compris l’importance d’avoir toujours un livre sur soi ! J’avais commencé ce roman quelques heures avant de me retrouver à poireauter dans un brancard inconfortable, j’ai donc continué pour m’occuper pendant ce long (et désagréable) moment… Sans dire que Code 93 m’a rendu la nuit sensationnelle, je dirais qu’elle est devenue supportable ! L’histoire est passionnante, digne d’un bon thriller. C’est un début pour l’auteur, mais il y a beaucoup de talent, on le sent parfaitement. J’ai déjà hâte de passer à d’autres livres d’Olivier Norek ! En attendant, parlons de celui-ci. L’intrigue est assez intéressante, prenante même, et le plus agréable, c’est que l’auteur est très bien renseigné, pour la simple et bonne raison que flic, c’est son boulot ! Il connaît donc parfaitement son sujet, et on se pose souvent la question, au fil de la lecture, de savoir d’où il tire son inspiration pour parler des petits complots et machinations au sein même de la police… Sans blague, ça peut inquiéter un peu ! En tout cas, Norek a réussi à me familiariser très vite avec l’univers de la police, je me suis attachée aux personnages qui ont leurs qualités comme leurs défauts. L’univers est particulièrement réaliste et c’est toujours agréable dans un roman de ne pas avoir d’obstacle pour s’imprégner de l’atmosphère.

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Pour donner un peu plus de détails, l’intrigue est assez brutale, particulièrement perturbante pour un premier roman sur la police judiciaire du 93. On ne s’attend pas forcément à ça… Les différents crimes, s’ils peuvent paraître à priori isolés, ont en fait un lien que le capitaine Coste va devoir trouver. L’enquête va être particulièrement intense, et Olivier Norek n’attend pas quelques tomes (comme souvent dans les séries policières avec les mêmes personnages) pour plonger le lecteur dans l’intimité de ses héros. Ces derniers sont en effet particulièrement secoués par les événements. C’est cependant un atout ici car cela aide les lecteurs à s’accrocher aux personnages. Code 93,  c’est aussi un livre au dénouement assez ambitieux. J’avoue avoir trouvé la fin un peu maladroite. Sans être déçue, j’ai perçu le talent de l’auteur, tout le potentiel de son écriture, et j’ai donc regretté que le dénouement soit un peu moins magistral que le reste. J’aurais aimé quelque chose d’encore plus pervers, à la hauteur du reste de l’intrigue. Cependant, je trouve que c’est un excellent premier roman, et je conseille vivement Code 93 car je pense que ce livre va vraiment séduire les amateurs de thrillers. Ce tome permet de découvrir l’équipe de la police judiciaire du 93, c’est pour cela que je conseille de commencer par celui-ci malgré ma toute petite déception. Le roman en reste excellent. Olivier Norek m’apparaît comme la relève du thriller français, et j’attends avec impatience de voir ce que la suite va donner pour lui. N’hésitez surtout pas à vous lancer, vous ne le regretterez pas et vous voudrez,  comme moi, apprendre à mieux connaître cet auteur-flic, j’en suis sûre !

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Ma note…

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