#387 Maus : un survivant raconte, l’intégrale – Art Spiegelman

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Le résumé…

Récompensé par le prix Pulitzer, Maus nous conte l’histoire de Vladek Spiegelman, rescapé de l’Europe d’Hitler, et de son fils, un dessinateur de bandes dessinées confronté au récit de son père. Au témoignage bouleversant de Vladek se mêle un portrait de la relation tendue que l’auteur entretient avec son père vieillissant.

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Mon avis…

Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous parler d’un livre que vous connaissez peut-être déjà. Mais, après tout, il y a probablement aussi une multitude de lecteurs et lectrices qui ne l’ont pas encore découvert… Maus, c’est une bande dessinée, ou plus précisément un roman graphique. C’est donc une œuvre longue, qui s’adresse plutôt aux adultes et à un public averti, habitué à la lecture de BD ou non. Art Spiegelman y raconte l’histoire de son père, Vladek, juif déporté à Auschwitz. Il raconte sa vie, depuis la montée du nazisme jusqu’à la Libération, en passant par la traque des juifs, les rafles, le travail forcé, la vie dans les camps… Pour faire ce récit, Art Spiegelman choisit de représenter les personnages comme des animaux. Les juifs, ici, sont des souris (maus en allemand), et les Allemands des chats. C’est un récit absolument passionnant et complet, réalisé avec beaucoup d’amour et de curiosité de la part d’un fils qui veut mieux comprendre son père.

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J’ai particulièrement aimé ce roman graphique. Tout, absolument tout est merveilleusement bien dessiné et écrit. C’est un chef d’œuvre. Rien n’est inutile. Même les moments où l’on voit le père et le fils échanger ensemble, mettant en scène l’écriture du roman graphique, sont indispensables à la compréhension. Ces moments permettent de mettre en évidence à la fois les séquelles laissées par l’expérience concentrationnaire et l’individualité de Vladek, dont on découvre aussi la personnalité avec plus de relief, à travers le regard de son fils, à la fois tendre et sans indulgence.

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Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce roman graphique, mais aucune ne saurait dire à quel point cette œuvre est fantastique. Lire Maus est une véritable expérience. Et celle-ci est tout bonnement inoubliable. Il s’agit, et ce n’est pas que mon humble avis, mais bien celui de millions de personnes, d‘une des œuvres qu’il faut à tout prix avoir lues au moins une fois dans sa vie. C’est une œuvre terriblement émouvante, qui interroge sur de nombreux sujets, et en particulier sur le travail de mémoire et l’héritage à conserver de ce terrible épisode de l’Histoire. Maus est un roman graphique chargé en émotions, de la joie à la tristesse, en passant par l’angoisse. Art Spiegelman nous montre l’humanité, dans tout ce qu’elle a de plus horrible et de plus beau, dans un simple livre. Chapeau bas, et merci.

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Carte d’identité du livre

Titre : Maus : un survivant raconte, l’intégrale
Auteur et illustrateur : Art Spiegelman
Traductrice : Judith Ertel
Éditeur : Flammarion
Date de parution : 14 janvier 2012 [1992]

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Coup de coeur

#381 Moderne Olympia – Catherine Meurisse

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Le résumé…

Olympia s’ennuie au musée d’Orsay. Bien sûr, elle n’est pas une parfaite inconnue, elle a déjà posé pour Manet, connaît Toulouse Lautrec, et a de nombreux amis sortis de tableaux impressionnistes. Elle a même fait cascadeur pour un tableau de Courbet, L’Origine du monde. Mais ce qui l’intéresse par dessus tout, c’est la comédie, le cinéma. Elle rêve d’un grand rôle, mais on ne lui propose que des rôles de figurantes. Il faut dire que pour réussir au cinéma, il faut coucher. Et Olympia n’est pas prête à cela. C’est une fille romantique, qui rêve du grand amour.

Mon avis…

Aujourd’hui, je ne vous parle pas d’un roman, et non : je vous parle d’une bande dessinée ! Comme quoi, tout est possible… Bon, n’exagérons pas, je l’avais déjà fait, heureusement, mais cela remonte à un certain temps. J’ai déniché cette BD à la bibliothèque, elle s’appelle Moderne Olympia et j’ai été séduite par l’idée originale de donner vie aux œuvres du musée d’Orsay. Le postulat de départ, donc, était plutôt bon, vous le reconnaitrez… Je me suis même tout de suite dit que ce serait vraiment sympa de lire cette BD avant ou après une visite au musée, histoire de prolonger l’expérience ! Cela s’est confirmé à la lecture. Néanmoins, j’avoue que j’ai été un peu déçue par l’intrigue de la bande dessinée qui, en fait, n’est pas très bien menée. On s’y perd un peu… Je pensais que les œuvres seraient plus facilement reconnaissables, ce qui n’est pas le cas. Pourtant, il y en a une cinquantaine. Je suis un peu mitigée, vous l’aurez compris.

L’histoire, en gros, c’est celle d’une guerre des clans entre les officiels et les refusés, qui permet de se plonger dans l’un des grands moments de l’histoire de l’art au XIXe siècle, avec d’un côté la peinture académique et de l’autre des peintres qui ne respectent pas les codes établis… Ce contexte n’est pas forcément très bien amené dans la BD, mais on peut le comprendre s’il nous évoque déjà quelque chose ! Ici, Olympia est un personnage qui renvoie au célèbre tableau d’Édouard Manet qui faisait partie des peintres exposés au Salon des refusés. Comme sur la peinture, elle se balade donc toute nue avec son petit ruban autour de cou, et recherche désespérément des rôles dans d’autres toiles. Un jour, elle tombe amoureuse d’un officiel, et là, plus rien ne va… C’est un long combat que doit mener Olympia pour faire triompher son amour…

Moderne Olympia est donc une bande dessinée un brin déjantée, qui nous emmène dans un musée d’Orsay métamorphosé pour l’occasion en grand studio de cinéma où chaque personnage de toiles célèbres devient figurant des autres œuvres. C’est un joyeux bazar, parfois beaucoup trop confus à mon goût. Au niveau du public, je dirais que cette bande dessinée s’adresse plutôt à des adolescents, jeunes adultes ou adultes. J’ai apprécié le côté non-conventionnel de cette BD, car Catherine Meurisse bouscule les codes comme l’ont fait les refusés avant elle. Cette BD désacralise l’art, ce qui n’est pas plus mal, car cela permet au lecteur et spectateur des œuvres de se les réapproprier avec plus de légèreté. Je conseille donc cette BD aux personnes qui ont envie de découvrir le Musée d’Orsay et ses plus célèbres peintures autrement.

Carte d’identité du livre

Titre : Moderne Olympia
Autrice : Catherine Meurisse
Éditeur : Futuropolis et Musée d’Orsay
Date de parution : 6 février 2014

3 étoiles

#297 Pas de deux – Delphine Cuveele et Dawid

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Le résumé…

C’est l’histoire d’une fille
(qui ne s’en laisse pas conter)
et d’un garçon
(qui ne s’en laisse pas conter non plus).
Luce et Taali ne se connaissent pas encore,
mais lancés de concert à la poursuite d’un drôle de rongeur…
ils en verront de toutes les couleurs !

Pour le pire comme pour le meilleur !

Taali, un nouvel élève, arrive dans la classe de Luce. En fin d’après-midi, lorsque retentit la sonnerie, tous deux partent dans la même direction, mais pas sur le même trottoir. En chemin, ils tombent sur une drôle de petite souris. Ni une, ni deux, Luce et Taali la suivent et vont vivre, ensemble, plein de joyeuses péripéties. La petite souris va leur en faire voir de toutes les couleurs !

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Mon avis…

J’avais beaucoup aimé l’excellent et très émouvant Passe-Passe de Delphine Cuveele et Dawid, aux éditions de la Gouttière. Je vous invite vivement à découvrir ces dernières, car elles ont un catalogue riche, avec des ouvrages tout simplement magnifiques ! Le nouveau livre du duo, Pas de deux, est tout en subtilité. Passe-Passe parlait d’un sujet délicat, la mort, et surtout le deuil, avec beaucoup de douceur et de tendresse. Pas de deux est tout aussi coloré, et très délicat. C’est une jolie bande-dessinée sans paroles, qui suggère de belles idées de tolérance, mais surtout qui nous montre une jolie amitié naissante. Les deux enfants, personnages principaux de ce petit conte, sont accompagnés d’une souris verte qui se fait tremper dans l’eau et dans l’huile – la pauvre – et permet aux petits de se retrouver et de partir à l’aventure.

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C’est une bande dessinée que l’enfant peut parcourir lui-même, ou accompagné d’un proche, et même les adultes y trouveront du plaisir. Dawid, l’illustrateur, a un talent fou. Les dessins sont simplement splendides. Le scénario est tout aussi travaillé, et à la fin nous avons une BD pour laquelle les deux artistes sont complémentaires. L’humour et la sensibilité vont de pair dans ce très joli livre. Pas de deux, comme Passe-Passe, est un ouvrage qui donne de la force aux enfants, qui influencera leur manière de voir le monde, et dans le bon sens ! Nous le savons, les livres ont un rôle à jouer sur le rapport qu’auront les enfants – et les futurs adultes – aux autres. Pas de deux fait partie des livres qui doivent avoir un tel rôle. C’est une oeuvre qui fait chaud au cœur. Allez, courez chez votre libraire avec votre enfant – ou pour le plaisir, comme adulte qui veut revenir quelques années en arrière – et découvrez cette merveille !

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Coup de cœur

#281 Culottées, t.1 – Pénélope Bagieu

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Le résumé…

Guerrière apache ou sirène hollywoodienne, gardienne de phare ou créatrice de trolls, gynécologue ou impératrice, les Culottées ont fait voler en éclats les préjugés.
Quinze portraits de femmes qui ont inventé leur destin.

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Culottées, Pénélope Bagieu

Mon avis…

Sous-titré à raison « Des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent« , ce livre est un incontournable ! Je l’ai lu et relu, et un jour j’ai réalisé que je n’avais pas fait d’article sur lui, vous imaginez ? Bon, réparons cette faute tout de suite. Pourquoi faut-il à tout prix parler de Culottées ? Et bien, tout simplement parce que cette bande dessinée nous fait (re)découvrir des femmes exceptionnelles, prodigieuses, aux destins uniques et sans commune mesure ! Enfin, Pénélope Bagieu permet aux enfants d’avoir des modèles féminins, et reconstitue ainsi un matrimoine, nous offre un héritage. Bien que j’ai été élevée dans une éducation plutôt ouverte, faite de lectures et de liberté dans la découverte, la quasi-totalité de ces femmes m’étaient inconnues. Et même celles que je pensais connaître ne m’avaient pas encore révélé leur véritable personnalité. J’ai pris tant de plaisir à lire ces histoires, à contempler les magnifiques dessins de Pénélope Bagieu (qui font honneur à ces femmes)… Et j’avoue que ces pages m’ont donné envie d’en tourner de nouvelles. C’est avec enthousiasme que j’ai fait mes petites recherches, à mon tour, pour apprendre à connaître ces personnages. Pénélope Bagieu m’a ouvert un nouvel horizon. J’aurais tant aimé avoir eu ce livre entre les mains bien plus tôt… Vous l’aurez compris, ce livre est qualitatif tant sur le plan artistique et esthétique que sur le plan du contenu, qui est à la fois riche et enrichissant ! A découvrir si ce n’est pas encore fait, et à offrir si vous le connaissez !

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#124 Nora – Léa Mazé

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Le résumé…

Les parents de Nora déménagent. Pour ne pas leur mener la vie dure pendant cette période, la petite fille est confiée à son oncle Lucien, agriculteur. Nora n’est pas contente, elle boude. Mais finalement, la vie à la ferme commence à lui plaire. Elle crée son univers à l’intérieur d’un grand chêne qu’elle partage avec une chatte enceinte et observe une petite mamie assise seule, sur un banc. De là, Nora se pose des tas de questions. Qu’attend la vieille dame ? Pourquoi est-elle seule ? À travers ces interrogations, on assiste à l’évolution d’une enfant qui avance dans l’apprentissage de la vie.

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Mon avis…

Voici une BD dans la lignée de Passe-passe, que j’avais énormément apprécié, également chez les Editions de la Gouttière. Là aussi, la bande dessinée traite tout en douceur de sujets difficiles, qu’il s’agisse de la guerre, de la solitude, de l’amour ou de la mort… On suit une enfant au départ capricieuse, qui va petit à petit se retrouver confrontée à des aspects de la vie dont elle n’avait jamais vraiment eu confiance. Elle observe la vieille dame seule sur le banc dans son jardin, cela commence comme un jeu, et sans jamais lui parler elle finit par s’attacher à elle. La petite se demande pourquoi la vieille dame n’a pas trouvé l’amour, elle veut l’aider et lui offrir cette possibilité malgré son âge. On voyage à la fois dans une réalité très dure et dans un imaginaire riche en douceur. La petite fille a la chance de réussir à s’échapper grâce à son esprit fertile, à changer ces aspects tristes de la vie en quelque chose de beau. Cette capacité semble propre aux enfants et permet de redonner de la tendresse malgré les épreuves qui nous attendent finalement tous plus ou moins.

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Evidemment, ce livre s’adresse aux enfants. Certes, les sujets abordés sont parfois délicats mais la manière de les traiter est très enrichissante et permet d’aborder avec délicatesse certains sujets. Il peut être largement contestable de laisser l’enfant enfermé dans un univers aseptisé pour ensuite un jour le confronter aux épreuves de la vie, sans la moindre préparation. Il ne faut pas non plus lui enlever toute possibilité de rêver, loin de là. C’est là que les livres comme Nora ont un intérêt, car ils permettent à l’enfant d’approcher en douceur ces éléments indissociables de la vie, tout en gardant un imaginaire très présent. Et même après le choc de la mort, la petite Nora garde sa créativité et ses idées farfelues, échappatoire à l’horreur de la vie. On se rend compte finalement du réalisme de la bande dessinée, et on se rend compte que l’enfant arrive peut-être mieux à supporter le deuil et la tristesse que, nous, adultes. Nora serait peut-être alors une œuvre destinée aux plus grands, nous encourageant à retrouver notre innocence et cherchant à nous convaincre de rouvrir cette porte sur l’imaginaire que nous avons un jour fermé sans nous en rendre compte ?

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Ma note…

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Merci aux Editions de la Gouttière pour cette lecture.

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#107 Ciel ! Blake ! / Sky ! Mortimer ! – Jean-Loup Chiflet

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Le résumé…

Quoi de plus simple que la BD pour apprendre des expressions idiomatiques françaises ou anglaises ? Grâce à la complicité du célèbre tandem Blake & Mortimer, voici un dictionnaire ludique pour réviser son anglais et éviter de fâcheux quiproquos.

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Mon avis…

Un ouvrage extrêmement bien fait pour les personnes souhaitant apprendre les expressions anglaises (ou françaises pour les étrangers) avec beaucoup d’humour. En effet, les expressions sont d’abord traduites littéralement (ce qui est souvent très drôle et permet une bonne mémorisation) puis on nous donne la vraie. Tout cela accompagné de jolies illustrations de Blake et Mortimer. Le livre est divisé en deux parties (du français à l’anglais et de l’anglais au français), il faut retourner le livre pour passer à la deuxième partie. Dans les deux cas, la rigolade est assurée tant certaines expressions sont farfelues et inattendues !

Ma sœur l’a choisi pour le petit ami (et maintenant fiancé) écossais de mon autre sœur, afin de lui permettre d’apprendre le français de manière rigolote. En le feuilletant, j’ai moi-même appris des choses ! Il existe deux tomes, le second étant : « Nom d’une pipe ! / Name of a pipe ! ». Il est tout aussi bien et les deux peuvent faire un magnifique cadeau pour les amoureux de la langue anglaise ou pour les anglophones amoureux de la langue française ! C’est un outil ludique, on est bien loin des précis de grammaire, des dictionnaires ennuyant, ou des cahiers de vacances pour enfants.

Ce livre se destine aux adultes, amoureux de l’anglais et/ou du français, ou projetant d’apprendre l’une ou l’autre ! Il y a de plus en plus de familles internationales, il ne faut pas l’oublier, c’est donc une très bonne idée pour rigoler ensemble autour des expressions communes, mais parfois très bizarres et surprenantes lorsqu’on ne les connait pas ! L’humour permet de mémoriser à la perfection les expressions… Bref, un livre parfait. Et je peux vous le dire, pour trouver un livre aussi plaisant, il faut vraiment le chercher !

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Ma note…

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#106 Mon chien est un manipulateur – Rupert Fawcett

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Le résumé…

Vous ne le saviez peut-être pas, mais votre chien aime vous faire des farces, déteste son nom, participe à des compétitions et à des meetings, discute avec ses congénères, emmène ses chiots à l’école des chiots…

Ce petit livre égrène sous forme de BD très simple et hilarante avec un sens aigu de l’observation, les situations types de la relation chien-maître en nous faisant pénétrer dans la tête d’un toutou  bien décidé à se moquer des humains !

Mais il nous révèle aussi l’existence d’une sorte de monde parallèle où les chiens échangent leur point de vue sur leur maître, élaborent des stratégies pour le ridiculiser, bref, un monde ou finalement, les chiens ont le pouvoir…

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Mon avis…

160 pages de plaisir ! J’ai découvert ce petit livre par hasard… Rien que la couverture m’a déjà bien fait rire et j’ai donc commencé à feuilleter sauf que je ne me suis jamais arrêtée ! L’ensemble de l’œuvre est composée de petites planches de bande-dessinée très rigolotes où l’on découvre les pensées de nos animaux de compagnie. Quand on a un chien, on ne peut que rire car certaines situations sont très courantes chez les propriétaires de ces animaux et nous n’avons aucun mal à imaginer que ces images reflètent leurs pensées ! ^^

J’ai vraiment bien rigolé et je montrais souvent des pages à ma mère en lui disant : « Tiens, on dirait toi avec le toutou », etc. C’est très plaisant et très sympathique à lire seul ou à plusieurs, et un très beau cadeau à offrir à un amoureux des chiens ! Beaucoup d’humour distillé sur ces pages généreuses. C’est un petit coup de cœur que je trouve vraiment très chouette. Le prix est assez modique (6.90 euros), ce qui rend ce livre très accessible.

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J’ai trouvé ça vraiment sympa cette vision « depuis le cerveau des chiens ». On suit tout de leur point de vue, depuis les réunions pour être le meilleur paresseux aux plans machiavéliques pour embêter leurs maîtres ! Bien sûr, il y a des planches plus ou moins drôles même si l’ensemble reste malgré tout assez homogène. Si la couverture vous fait déjà rire, lancez-vous et achetez ce livre car vous trouverez vraiment de quoi vous marrer et vous ne verrez plus votre chien de la même manière !

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Ma note…

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#91 Les sœurs moustaches, T.1 – MissPATY

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Le résumé…

Les sœurs Moustaches, Maya, Mia et Maï, habitent dans une charmante maisonnette au cœur de la forêt. Un matin, la chouette leur apporte un courrier urgent… Un mystérieux visiteur s’annonce ! Ravies, les sœurs se lancent alors dans la préparation d’une grande fête, pour le recevoir. Elles sont tellement affairées que les deux aînées en oublient leur petite sœur ! Laissée sans surveillance, Maï tombe dans la sacoche de la chouette qui reprend sa tournée… Trop lourdes, Maï et la sacoche de courrier tombent dans la forêt.

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Mon avis…

Voici une petite BD fraîche et colorée comme je les aime ! Les sœurs moustaches, c’est trois petites filles plutôt rigolotes et très originales, qui vivent des aventures enfantines mais palpitantes. Dans ce premier tome, nous suivons Maï, qui se retrouve coincée dans le sac de la chouette factrice et se retrouve alors propulsée dans la forêt, à chercher des dizaines et des dizaines de lettres avec ses amis les animaux…

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Les dessins ont beaucoup de charme, les couleurs sont vives et agréables. On ne peut que voyager à travers cette petite bande-dessinée ! J’ai beaucoup aimé le ton très enfantin, très humoristique et presque féérique, les dessins font penser à un conte de fées, et tous les personnages sont terriblement attachants ! J’ai bien aimé monsieur Boulotte par exemple.

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Les mots utilisés sont simples, les animaux portent des noms s’associant bien avec leur nature afin que l’enfant qui lit la BD les identifie facilement… En bref, tout est adorable et poétique, parfait pour offrir à une petite fille aux tendances rêveuses (quel enfant ne rêve pas de vivre des aventures avec plein de gentils animaux, après tout ?)… A noter pour les cadeaux de Noël 😉

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Ma note…

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Merci aux éditions Sarbacane pour cette lecture.

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#87 Passe-passe – Delphine Cuveele et Dawid

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COUP DE COEUR

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Le résumé…

Prenez une fillette taquine, une grand-mère guillerette et un drôle de papillon.

Lancez-les dans une aventure échevelée…

Vous obtiendrez un cocktail tendre et rocambolesque qui apprivoise l’absence pour mener aux confins d’une magie où tout ce qui disparaît n’est jamais vraiment perdu.

Un tour de Passe-Passe !

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Mon avis…

C’est au détour du salon du livre du Val de Nièvre que je suis tombée sur un stand des Editions de la Gouttière, d’où je suis repartie avec ce livre. Après en avoir discuté avec la très gentille dame qui s’y trouvait, j’avoue avoir été convaincue. Les images et les couleurs étaient magnifiques, et l’histoire ne pouvait qu’être tentante. J’ai aimé le fait que ce livre pour enfants avait un fond, un vrai. Et même si je suis une adepte des mots, je dois admettre que cette petite bande-dessinée muette est extrêmement agréable à parcourir. J’ai analysé chaque image, chaque couleur, avec le plus d’attention possible, et j’ai été submergée par les émotions.

Ce livre relate l’histoire assez banale d’une petite fille et de sa grand-mère, qui font leurs activités quotidiennes. C’est un jour comme les autres. Un papillon les suit partout, il n’a aucune couleur. La petite fille et la grand-mère s’amuse, vivent de petites aventures toujours remplies de joie et de sourire. Au fil des cases, la grand-mère perd un peu de sa couleur, qui va se poser sur le papillon. Elle finit petit à petit par disparaître, mais le papillon reste près de la petite fille, illuminé des couleurs de sa mamie. Tout cette bande-dessinée est une magnifique allégorie du souvenir. On ne peut qu’admirer le talent de la scénariste et de l’illustrateur qui nous transmettent des émotions merveilleuses.

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J’ai tout de suite pensé aux enfants, qui perdent parfois quelqu’un qu’ils aiment et qui ne comprennent pas ce qui leur arrive. Voici le genre de livre qui peut leur redonner un peu d’espoir et de joie de vivre. Le souvenir est à l’image du papillon et reste toujours, même si l’être disparaît, ses couleurs et sa joie restent. Cette œuvre est d’une virtuosité tout simplement surprenante. On ne s’attend pas à quelque chose d’une telle profondeur au premier abord. Et pourtant, chaque page déploie un charme merveilleux, ne serait-ce que par les couleurs chaudes, rassurantes et agréables qui nous suivent tout au long du récit.

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Malgré le thème qui peut paraître assez sombre, l’histoire est particulièrement riche et plaisante. On sourit à chaque page tournée, on se sent comme dans un cocon rassurant. Voilà le genre de livre que j’adore, même s’il n’y a pas de mots. Et je ne peux pas dire que l’absence de paroles soit un inconvénient, loin de là. Elles ne feraient que polluer l’image, si pure et si chaleureuse. On se souvient rarement des mots concernant une personne, on se souvient plus souvent de l’impression qu’elle nous a laissé, de la chaleur qu’elle nous a communiqué, les émotions que l’on a ressenti avec elles. C’est la richesse de l’amour, plus fort que n’importe quelle disparition.

Vous l’avez sans doute remarqué, « Passe-passe » est un réel coup de cœur, un vrai bijou du genre, une petite merveille que je conseille vivement à tout le monde, adulte ou enfant. C’est un échantillon de tendresse, d’amour et d’espoir, dans un monde où l’on voit si rarement de si belles couleurs, dans un monde où l’on se sent si rarement rassuré. C’est une œuvre très poétique, légère malgré le sujet abordé. Si seulement on voyait plus souvent d’aussi jolies publications !

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Ma note…

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Merci aux Editions de la Gouttière pour cette lecture.

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#83 Et pis taf ! T.1 – Lamisseb

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Le résumé…

Sous leurs airs lugubres, les cimetières regorgent d’occasions de sourire. On les dit peuplés de personnes indispensables. « Pas seulement ! » répondrait Charles Darwin. n y trouve également les malheureuses victimes d’une sélection naturelle tantôt bêtement hasardeuse tantôt cruelle, tandis que d’autres ne doivent leur trépas qu’à une stupidité sans limite… « Et Pis Taf ! » c’est une BD qui commence toujours par la fin. Celle de ces pauvres gens, presque tous fictifs, qui nous ont quitté dans des circonstances dont on a un peu honte de rire. Sans violence ni effusion de sang, assortis d’épitaphes saugrenues, ces accidents et autres disparitions peu glorieuses devraient faire sourire jusqu’aux âmes les plus sensibles.

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Mon avis…

Comme tout BD, « Et pis taf ! » se lit très vite, d’autant qu’il s’agit de gags, d’histoires courtes. Le principe est simple : les tombes parlent, et on revoit la mort de leurs occupants, et toujours avec humour ! En partant du principe que la mort a aussi ses parts drôles… Bon, cela reste contestable, mais en l’occurrence, ce livre relève assez bien le pari puisqu’à coup de jeux de mots, de dessins plutôt sympathiques et de situations cocasses, il nous fait sourire. Par contre, c’est vrai que certaines blagues ou certains jeux de mots sont parfois un peu faciles, c’est dommage. Le résultat est assez inégal. J’avoue avoir du mal à la base avec le genre de la BD mais j’ai quand même trouvé cette lecture agréable car il y a quelques jolies perles.

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Ce premier tome contient des planches dessinées en 2010 et « recyclées » puisqu’elles ne sont pas inédites, mais il y a aussi des « nouveautés » même si celles-ci ont été réalisées il y a un moment, en 2012. Le postulat de départ de rire de la mort est plutôt bien trouvé et cela est réalisé avec sympathie. On est dans des situations totalement imaginaires et farfelues, ce qui fait de ce livre quelque chose loin d’être déprimant (et heureusement !). Je recommande cette BD aux personnes qui aiment ce genre, particulièrement les petits gags. L’humour repose entièrement sur les mots, parfois sur les images mais c’est plus rare. Il n’y a pas eu de colorisation, c’est parfois dommage mais dans certaines planches, c’est au contraire mieux !

Bref, une bande dessinée assez simple et très facile à lire, pour passer un agréable (mais court) moment…

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Ma note…

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Merci à Nats Editions pour cette lecture.

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