#347 Cœur battant – Axl Cendres

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Le résumé…

Alex, 17 ans, est un « hors-la vie ». Après avoir essayé d’éteindre son cœur, il se retrouve dans une clinique pour y être « réhabilité à la vie ». Il y rencontre Alice, aussi belle que cynique ; Victor, aussi obèse que candide ; la vieille Colette, aussi espiègle qu’élégante ; et Jacopo, aussi riche que grincheux. À eux cinq, ils décident de s’évader de la clinique, direction le manoir de Jacopo. Le but du voyage ? Se jeter d’une falaise, tous ensemble – ça leur fera un projet commun ! Mais la route va leur réserver plusieurs surprises. Assez pour qu’Alex se demande si, finalement, la vie n’en vaut pas la douleur…

Mon avis…

Voici un roman très original : Cœur battant d’Axl Cendres. J’avais découvert cette autrice avec Dysfonctionnelle, également aux éditions Sarbacane… C’était donc avec beaucoup de plaisir que je me suis lancée dans cette lecture ! C’est avec un style assez léger qu’Axl Cendres nous embarque dans l’histoire de ces personnages. Pourtant, le sujet, à la base, ne prête pas forcément à sourire, puisqu’il est question de suicide… Or, nous rencontrons dans ce roman des « suicidants », donc des gens qui ont raté leurs suicides… La vie, ils ne l’aiment pas. Et leur seul objectif, c’est de mourir, une bonne fois pour toutes ! Alex, Alice, Victor, Colette et Jacopo sont cinq personnages attachants. A la fois décalés et familiers, ils nous emportent dans leur délire, sans jamais nous faire sombrer dans la peine. Ici, la mort est loin d’être déprimante. Elle est un idéal. A la clinique de la Citadelle, ces êtres si différents se rencontrent, et un jour vont décider de partir… pour se suicider, tous ensemble ! Sauf que l’amour et l’amitié rôdent dans les environs, menaçant leur projet ! Ce récit, complètement perché, est en fait d’une poésie folle. J’ai vraiment apprécié ce roman qui, malgré son humour très marqué, est particulièrement touchant. Nous jetons un regard nouveau sur le monde, la vie, les relations qui nous unissent tous. En bref : une histoire inspirante habillée de fraîcheur et de rires ! Un hymne à la mort ? Non, un hymne à la vie. A découvrir !

Carte d’identité du livre

Titre : Cœur battant
Autrice : Axl Cendres
Éditeur : Sarbacane
Date de parution : 05 septembre 2018

5 étoiles

Merci aux éditions Sarbacane pour cette lecture.

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#329 Brexit Romance – Clémentine Beauvais

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Le résumé…

Juillet 2017 : un an que « Brexit means Brexit » ! Ce qui n’empêche pas la rêveuse Marguerite Fiorel, 17 ans, jeune soprano française, de venir à Londres par l’Eurostar, pour chanter dans Les Noces de Figaro ! À ses côtés, son cher professeur, Pierre Kamenev. Leur chemin croise celui d’un flamboyant lord anglais, Cosmo Carraway, et de l’électrique Justine Dodgson, créatrice d’une start-up secrète, BREXIT ROMANCE. Son but ? Organiser des mariages blancs entre Français et Anglais… pour leur faire obtenir le passeport européen. Mais pas facile d’arranger ce genre d’alliances sans se faire des noeuds au cerveau et au coeur !

Clémentine Beauvais

Clémentine Beauvais

Mon avis…

C’est le retour de Clémentine Beauvais ! Je vous avais déjà parlé de deux romans de cette autrice, à savoir Comme des images et Songe à la douceur. Je les avais d’ailleurs tous les deux appréciés. C’est pourquoi je suis bien contente d’avoir eu l’occasion de lire Brexit Romance. Comme le titre l’indique, ce roman se déroule en Angleterre et prend pour point de départ le référendum qui a dit « oui » à la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne. C’est sur un ton très léger et souvent humoristique que Clémentine Beauvais aborde ce thème sérieux. C’est une histoire très atypique que l’autrice nous propose, celle d’une start-up qui a pour rôle d’organiser des mariages blancs entre britanniques et français, afin que ceux-ci obtiennent un passeport et soient en mesure de continuer à circuler d’un pays à l’autre. Cela donne lieu à de drôles de rencontres et de mises en scène, dans lesquelles Justine Dodgson joue un rôle central. Ces mariages sont supposés n’impliquer aucun sentiment, mais dans la réalité, Justine va vite se rendre compte que les choses sont bien différentes !

J’ai apprécié, dans Brexit Romance, les jeux sur le langage auxquels se prêtait déjà Clémentine Beauvais dans Songe à la douceur. Ici, un peu de franglais, beaucoup de malentendus, de quoi faire rire les anglophones mais aussi ceux qui ne maîtrisent pas encore la langue à la perfection. Cet aspect est vraiment appréciable. J’ai aussi trouvé sympathique de mêler les discours, avec un roman très frais dans lequel se glissent des propos politiques et un engagement très prononcé. Sans être moralisateur, le récit nous guide vers une réflexion passionnante. A noter également la dérision qui donne un peu de piment à certaines scènes. Au milieu de tous ces points positifs, on relève tout de même quelques nuances : parfois une ou deux longueurs, des personnages au comportement un poil caricatural, mais rien qui puisse bouleverser l’impression finale. En effet, même si je n’ai pas été sensible à tous les charmes de Brexit Romance, probablement car il est plutôt destiné à un public adolescent, j’ai malgré tout passé un excellent moment. C’est une lecture que je conseille vivement à ceux et celles qui ont envie de se détendre avant tout, de passer à l’heure anglaise le temps d’un roman, et de plonger dans un univers drôle, coloré et pétillant.

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Carte d’identité du livre

Titre : Brexit Romance
Autrice : Clémentine Beauvais
Éditeur : Sarbacane (Exprim’)
Date de parution : 22 août 2018

5 étoiles

Merci aux éditions Sarbacane pour cette lecture.

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#206 Jungle Park – Philippe Arnaud

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Le résumé…

2050. Tout commence par un homme parachuté d’un avion. C’est un condamné à mort, dans un futur où on ne brûle plus les prisonniers sur les chaises électriques : on les « condamne à l’Afrique ». L’Afrique, en effet, est devenue un véritable continent prison gardé par des drones, et le dépotoir des déchets industriels occidentaux – un endroit où les condamnés ont toutes les chances de mourir dans l’heure… à moins qu’ils n’évoluent vers une de ces espèces mutantes qui pullulent là-bas. Tony est ce condamné à mort : ancien directeur d’un parc d’attractions célèbre, riche et considéré, il a été injustement accusé de terrorisme. Par miracle, il survit à la chute… pour entamer un long périple dans la jungle, entre enfer et rédemption. Pendant ce temps, à l’autre bout du monde, la fille de Tony trouve la trace des auteurs du complot dirigé contre lui : elle compte bien sauver son père !

Mon avis…

J’étais très contente de recevoir ce nouveau roman de la collection Exprim’, qui me fait sans cesse passer de merveilleux moments de lecture. A la fin de mes partiels, je me suis dit que c’était le bon moment pour me lancer dans Jungle Park, dont la couverture me faisait (évidemment) penser à Jurassic Park… Mais, rassurez-vous, les deux histoires n’ont aucun rapport, Philippe Arnaud ne plagie personne (ouf) ! Ce roman est très prenant : une fois commencé, on le finit forcément à toute vitesse… Jungle Park est une dystopie, l’auteur imagine le monde en 2050 : l’Afrique est devenu un continent-prison. Les condamnés à mort y sont parachutés, au milieu de zones très radioactives que comptent l’Afrique depuis qu’elle est aussi devenue le dépotoir du monde. Dans ce roman, comme souvent dans la collection Exprim’, on remarque donc un fond de critique sociale, un message. Cela nous pousse à réfléchir sur la relation que nous entretenons aujourd’hui avec l’Afrique, en tant que pays occidentaux, à penser à l’avenir… Finalement, rien n’est impossible, malheureusement. Pourtant, Philippe Arnaud ne fait pas étalage de cette critique, au contraire. Elle est sous-entendue dans toute l’aventure qui anime Tony, Joannie et ses amis. Jungle Park, c’est l’histoire d’une erreur tragique, celle de Tony… Une erreur qui va faire basculer le monde entier dans un désastre sans précédent. J’ai beaucoup aimé les petites références discrètement glissées par l’auteur à des événements ou des personnages très actuels (pour ne donner qu’un exemple, nous retrouvons notre « cher » Donald Trump, à quelques occasions, comme pour rendre encore plus réelle et plausible cette dystopie).

Les histoires de Tony et Joannie se déroulent en parallèle. L’un se trouve parachuté en Afrique, sauvé par un résistant et emmené dans un périple mystérieux et périlleux, tandis que l’autre est restée en Amérique, confrontée au mépris et à la méfiance des autres qui la croient fille de terroriste. Joannie ne peut pas croire à la mort de son père, et celui-ci sait que sa fille n’est pas du genre à laisser tomber. Un dialogue silencieux s’instaure entre les deux personnages qui sont liés par le sang mais surtout par un tempérament de feu. J’ai beaucoup accroché aux personnalités des personnages, qui sont très bien construits, touchants… On les suit du début à la fin, comme si nous faisions nous aussi partie de cette aventure : prouver l’innocence du père et combattre la post-humanité (vous comprendrez en lisant, je ne peux pas vous expliquer ce « petit » détail). L’Afrique telle qu’elle est décrite est évidemment loin de celle qu’elle est aujourd’hui… Pourtant, on peut facilement imaginer les transformations que Philippe Arnaud y apporte. Dans notre monde, tant de gens sont assez fous pour faire d’un territoire qu’ils n’ont jamais approché leur seul moyen de survivre à leur propre folie. Le sacrifice des uns sert le succès des autres, leur puissance, mais pas leur gloire. C’est ça qui est intéressant dans ce livre : ceux qui ont le pouvoir ne sont pas ceux que l’on croit, ils sont discrets, se réunissent en secret, ont tout abandonné pour obtenir le plus grand des privilèges (là encore, mystère !). Tout le roman repose donc sur ces questions : qui sont-ils ? qu’y a-t-il, là-bas, en Afrique ? comment vaincre ces obstacles ? Et, réellement, c’est passionnant.

5 étoiles

Merci aux éditions Sarbacane pour cette lecture.

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#185 London Panic – Marie Vermande-Lherm

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Le résumé…

Lucie n’aurait jamais dû entrer en guerre ouverte contre sa prof d’anglais : la voilà privée du voyage scolaire à Londres dont elle rêvait.
Tant pis : ce voyage, elle le fera, coûte que coûte ! Quitte à vendre son âme (ou presque !) à un mystérieux camarade de classe – l’étrange et peu loquace Abu –, quitte à s’improviser baby-sitter dans la famille farfelue d’un authentique lord anglais, quitte à courir aux quatre coins de Londres sur la piste d’un petit prophète de 1m20, disparu en plein shopping !

Faudra-t-il que Lucie aille chercher jusqu’en Inde le secret pour faire enfin régner l’harmonie dans sa vie et dans celle des gens qu’elle aime ? Ou est-ce aux côtés du dingue et pourtant délicieux Lawrence Painswick, l’aîné de sa famille d’accueil, qu’elle trouvera finalement « the right place to be » ?

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Mon avis…

J’ai reçu ce livre de mon partenaire Sarbacane, à l’occasion notamment de l’anniversaire de leur collection Exprim’ qui fête ses 10 ans ! Comme vous le savez sans doute si vous me lisez régulièrement, j’adore cette collection et j’ai aimé toutes les lectures qui m’ont été proposées, et j’ai même eu quelques coups de cœur ! London Panic reste dans la même fibre que les autres romans, s’intègre parfaitement dans cette lignée d’excellence littéraire… Cependant, il se distingue par sa couverture flamboyante, qui illumine la table de chevet à tout moment et attire l’œil… Alors évidemment, je n’ai pas résisté longtemps et à peine je l’ai reçu qu’il était commencé ! Je l’ai fini le soir-même car l’histoire est totalement prenante, c’est une aventure extrêmement fraîche et joyeuse, qui communique beaucoup de plaisir à chaque ligne !

Pour la plupart, on a tous fait un voyage scolaire d’au minimum une journée en Angleterre… Lucie, elle, n’a pas cette chance car sa prof d’anglais ne peut pas la voir !  Mais elle n’abandonne pas ainsi, non, jamais ! Lucie va donc chercher par tous les moyens, même les plus farfelus (et un peu dangereux, soyons honnête), à rejoindre l’Angleterre pour prouver à sa prof qu’elle a eu tort de la juger. Et je confirme, elle a eu tort ! Lucie va aller de rebondissements en rebondissements pour enfin atterrir chez les rosbifs et elle va se retrouver plongée dans une famille d’anglais complètement perchés, avec un gamin qui se prend pour un prophète et son grand frère un peu exhibitionniste sur les bords (mais exhibitionniste engagé)… La recette est farfelue mais, au final, le cocktail est pétillant et rafraîchissant ! Mon seul regret, malheureusement il y en a un, c’est la longueur ! J’aurais beaucoup aimé que l’histoire prenne plus son temps, que l’intrigue se développe encore un peu, car j’avais l’eau à la bouche et je suis restée (un peu) sur ma faim…

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Ma note…

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Merci aux éditions Sarbacane pour cette lecture.

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#178 Dysfonctionnelle – Axl Cendres

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Le résumé…

Fidèle, jeune adolescente, grandit, entourée de ses six frères et sœurs, dans une famille dysfonctionnelle : son père enchaîne les allers-retours en prison, sa mère est à l’asile. Dotée d’une « intelligence précoce », elle s’intègre à un lycée des beaux quartiers où les élèves la regardent comme un alien. Mais c’est là que l’attend l’amour, le vrai, celui qui transforme, celui qui sauve…

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Mon avis…

Comme toujours, les éditions Sarbacane m’ont proposé la lecture d’un excellent livre, j’ai nommé : Dysfonctionnelle. C’est vraiment un roman qui m’a marqué, auquel j’ai laissé le temps « d’infuser ». Il m’a certes moins touché que d’autres lectures mais il s’agit malgré tout d’une histoire prenante et passionnante, une exploration d’un monde différent de celui du lecteur… C’est un roman assez dépaysant, qui donne la joie de vivre et qui fait toujours un peu réfléchir, comme souvent dans les Exprim’.

J’ai beaucoup aimé le personnage principale, qu’on suit avec attachement, car elle est particulièrement atypique et originale ! J’ai adoré l’idée de montrer ce qu’on pouvait faire de merveilleux avec ce qu’on croyait perdu, sans avenir, à priori en tout cas… C’est un roman qui va à l’envers des clichés, les détruit un à un, montre la beauté dans ce qu’on imagine horrible… Après tout, une famille dysfonctionnelle comme celle-ci peut effrayer, on peut imaginer toutes les difficultés possibles, et on en ignore les beaux côtés… Axl Cendres nous les révèle au grand jour !

Si vous voulez voyager au « bout du monde » sans bouger de chez vous, c’est l’occasion. Car oui, dans Dysfonctionnelle, on change de monde, du tout au tout… Et on n’a pas le mal du pays, loin de là ! Alors même si ce roman n’est pas le coup de cœur de l’année pour moi, je le conseille fortement car on passe un très bon moment de lecture, et après tout c’est l’essentiel, n’est-ce pas ?

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Ma note…

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Merci aux éditions Sarbacane pour cette lecture.

sarbacane

#132 Cœur de brindille – Yves-Marie Robin

 

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Le résumé…

Été 1975, Cité des Biscottes, dans le Nord de la France. Lolita dite Brindille, une adolescente de 15 ans, vit seule avec sa mère, alcoolique notoire. En vraie « fleur de béton », Brindille ne rêve que de partir – d’abord et avant tout, pour revoir son frère aîné Angelo, incarcéré à Marseille.

C’est à l’occasion d’une rencontre foudroyante avec un jeune jongleur travaillant dans un cirque tzigane qu’elle concrétise ce désir… au grand désarroi de son professeur de lycée, très attaché à cette élève atypique qui va se lancer à sa poursuite. Mais Lolita laisse peu de traces ; lancée sur les routes avec le cirque, elle apprend le métier, change d’identité, s’adapte aux péripéties en suivant son instinct, toujours. En cargo, à pied ou sur la selle d’un scooter, elle ira jusqu’au bout de son aventure…
… par le chemin où naissent les légendes !
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Mon avis…

Cette nouveauté Sarbacane m’a accompagnée lors de mon petit séjour ensoleillé à Lyon. J’étais donc dans de très bonnes dispositions pour l’apprécier ! Ce qui m’a d’abord frappé, c’est la poésie qui émane de l’écriture d’Yves-Marie Robin… On a beau être projeté dans un univers urbain et plutôt triste, à savoir les logements sociaux lillois, dans une région pluvieuse, beaucoup de lumière et de douceur ressortent des mots. Les personnages sont très attachants et cet aspect tient beaucoup à l’écriture. Le roman est court, se lit assez vite, et il peut donc paraître étonnant qu’on ait le temps de s’accrocher ainsi à Diego, Angelo et bien sûr Lolita. Le lecteur est emporté dans un véritable voyage au fin fond de la détresse humaine, guidé par une écriture qui fait ressortir l’espoir là où l’on croyait ne plus le trouver.

J’ai été très émue par ce livre qui m’a beaucoup fait penser à Bloc de Haine, également sorti dans la collection Exprim’ de Sarbacane. Le point de vue sur la vie sociale française est assez différent car ici c’est la quête de liberté qui domine avant tout. Néanmoins, on peut dire que l’auteur parvient à nous faire voir avec des yeux nouveaux la société dans laquelle nous évoluons tous et que malgré tout nous essayons souvent d’ignorer. Ce roman est un petit chef d’œuvre très plaisant, et je peux dire désormais que je fais pleinement confiance aux éditions Sarbacane dans leurs choix ! Pour le moment, aucune déception et ce n’est certainement pas Cœur de brindille qui me fera dire le contraire… Je conseille vivement ce livre car il y a vraiment une très belle écriture par laquelle le lecteur parvient à s’imprégner de l’amour et de l’espoir dont chaque mot regorge.

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Ma note…

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Merci aux éditions Sarbacane pour cette lecture.

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#52 Comme des images – Clémentine Beauvais

Impression

(208 pages)

Le résumé…

Il était une fois des enfants sages comme des images, dans un prestigieux lycée.

L’histoire commence le jour où Léopoldine a cassé avec Timothée pour Aurélien. Ou bien le jour où Tim a envoyé un mail avec des images de Léo à tout le monde. C’est ici, dans notre prestigieux lycée, que tout va se jouer. Léo a une journée pour assumer ces images, vaincre Tim et garder Aurélien. Moi, comme d’habitude, je l’épaule. Il faut vite régler cette histoire pour pouvoir penser à autre chose, aux maths et à la physique, à l’entrée en première S. Parce qu’on ne plaisante pas avec ces choses-là, par ici.

Je savais que ce ne serait pas une partie de plaisir. Mais je ne pensais pas que cette journée allait se terminer comme ça, à regarder, en plein milieu de la cour, un corps cassé, ensanglanté.

Dessin par Clémentine Beauvais

Dessin par Clémentine Beauvais (cliquez sur l’image pour accéder à son portfolio)

Mon avis…

Ce livre m’a été proposé dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Sarbacane. J’avoue que je lorgnais dessus depuis un moment après quelques visites sur des blogs qui l’avaient chroniqué ! Donc imaginez ma joie lorsque l’on m’a dit que ce serait ma prochaine lecture, chouette ! Honnêtement, c’est un livre qui se lit vraiment tout seul, on a du mal à le lâcher une seule seconde. On comprend qu’il y a eu un drame, c’est clair et net, mais on ne connait pas les détails, on ne sait pas ce qu’il s’est réellement passé. On suit l’histoire à travers les yeux d’une fille dont on ne connaitra jamais le nom, et au début on a tendance à penser qu’elle est limite insignifiante dans ce lycée parisien réputé, qu’elle assiste aux évènements sans y prendre part. D’où ma surprise à la fin, mais je ne vous en dit pas plus !

Clémentine Beauvais

Clémentine Beauvais

Cette histoire illustre les désillusions de l’adolescence, la difficulté des jeunes de s’insérer dans une société hostile, la pression pour réussir, au détriment des rêves et des passions. Le ton est parfois léger, parfois dur et empreint d’une certaine touche de philosophie. On se reconnaît facilement dans les personnages, même si c’est un milieu social qu’on n’a pas forcément nous-même fréquenté. On connaît tous les préjugés, les sujets tabous, les comportements stéréotypés et conditionnés parce que l’on a envie de rentrer dans des cases, on a envie d’être populaire, apprécié, de plaire à nos parents… Bref, des préoccupations d’ados, sauf que ce n’est pas si simple et que parfois ça peut aller très loin, vraiment très loin.

Dessin par Clémentine Beauvais (cliquez sur l'image pour accéder à son portfolio)

Dessin par Clémentine Beauvais (cliquez sur l’image pour accéder à son portfolio)

J’ai trouvé cette histoire passionnante, j’avais vraiment envie de connaître la fin, de comprendre. Mais finalement, le dénouement est très dur, peut-être parce qu’on se reconnaît un peu dans ces lycéens à la recherche d’eux-mêmes. J’avoue avoir eu la larme aux yeux à la fin, car finalement on se dit « Tout ça à cause de quoi ? A cause de ça ? », on a envie de se lever et de dire « Merde ! » au monde entier, et de vivre sa vie au jour le jour sans plus jamais se soucier de ce que les autres pensent de nous, sans plus jamais taire ses sentiments et oublier de vivre et d’être nous-même juste pour plaire. Et oui, je suis sortie de cette lecture avec une âme de révolutionnaire ! Mais j’étais un petit peu déçue par la toute toute fin du livre (les quelques dernières pages), je les aurais aimé plus « agressive » pour l’esprit du lecteur, qu’elles marquent vraiment ! Alors que là, j’ai trouvé que le message perdait de son impact à travers les dernières pages qui manquaient de profondeur (pour moi). Mais je conseille quand même ce livre  à tout le monde car il est très très bon !

Bannière du site de Clémentine Beauvais

Bannière du site de Clémentine Beauvais (cliquez sur l’image pour y accéder)

Ma note…

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Merci aux éditions Sarbacane pour cette lecture.

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Cette lecture a été réalisée dans le cadre du challenge « Un peu d’océan sur mon roman »

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Marathon de l'été

Du lundi 7 juillet 2014 au dimanche 13!

Trois paliers sont proposés :

Passage du Gois : 500 pages

Visite des marais salants : 1000 pages

Tour de l’île par la plage : 1500 pages

Mon objectif : visite des marais salants (1000 pages)

300/1000

 

 

 

 

 

 

#33 Bloc de Haine – Bruno Lonchampt

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Le résumé…

Incarcéré à la centrale d’Arles pour homicide, Alex s’acharne sur les haltères dans l’espoir d’expulser sa haine. Une haine qui le poursuit depuis des années, le consume et le torture. Car c’est bien la haine – et le racisme – qui l’a attiré lentement vers le gouffre. Vient le jour où Abid, un môme un peu frêle tombé « par erreur », intègre sa cellule : le souffre-douleur est tout trouvé. Sauf qu’au fond de lui, Alex sait bien qu’il ne pourra pas toujours se voiler la face, s’il veut pouvoir sortir la tête des décombres de son passé. Il devra affronter cette rage, cette haine qui ont fini par le recouvrir entièrement. La liberté passe par là.

Centre d'arrêt d'Arles

Centre d’arrêt d’Arles

Mon avis…

Je commence ce partenariat avec les éditions Sarbacane par la lecture de ce roman issu de la collection Exprim’ qui a pour but, comme son nom l’indique, de faire passer des messages, des opinions, et de faire réagir. J’ai tout de suite été tentée par ce livre en raison de mon propre engagement contre le racisme et la haine en règle générale. J’ai trouvé que la parution de ce livre, après les élections municipales et un peu en avance sur les élections européennes, tombait très bien. Dans ce livre, on a le point de vue d’Alex, un jeune qui se retrouve en prison sans qu’on en sache la raison exacte avant un petit moment dans le livre. Il nous raconte sa vie en prison, la colère qu’il garde en lui et qu’il rejette sur son compagnon de cellule. On découvre aussi sa vie d’avant, de son enfance à son emprisonnement, on comprend progressivement ce qui l’a mis là, et ce qui a contribué à former ce bloc de haine dans son cœur.

Haine

Haine

On oscille entre l’affection pour Alex qui nous exprime ses sentiments et entre le mépris et l’incompréhension. Pourquoi tant de haine ? Et finalement, l’auteur va nous montrer petit à petit d’où vient ce racisme et quelles en sont les conséquences, dans des scènes d’une violence certaine, mais extrêmement bien décrites et bien amenées. Il n’y a pas de violence gratuite dans ce livre, dans le sens où chacun des instants décrivant la haine qui déferle d’Alex est là à un moment pour une raison. Et on comprend très vite l’absurdité de cette violence, tout en voyant qu’elle s’insinue par des dizaines d’interstices dans le cœur d’Alex : son père, sa copine, ses fréquentations, son employeur, l’arabe du coin qui gagne au PMU… Tous ont contribué d’une manière ou d’une autre, volontairement ou non, à cette explosion de rage. Pendant tout le livre, Alex rumine cette haine. Il a beau être en prison, il continue à ressentir cette haine et à vivre par elle.

Marseille

Marseille

Bloc de Haine est un livre qui en est rempli, de rage et de colère. C’est une histoire très dure, portée par une écriture simplement géniale. L’auteur a su écrire de la manière qui correspondait à la situation, en respectant la personnalité d’Alex, son origine sociale et ses sentiments. Chaque phrase est portée par la force de la rage du personnage et on le ressent au fond de nous. Mais au lieu de nous rallier à Alex, l’auteur parvient à faire tout le contraire. Il nous montre d’où viennent le racisme et la haine pour mieux les combattre. Ils s’imposent comme une maladie, alors qu’ils n’ont pas lieu d’être. Et j’ai vraiment aimé tout le message du livre, sa portée, sa force. Honnêtement, si j’étais prof au collège ou au lycée, je ferais lire ce livre à mes élèves afin de les faire réagir et comprendre les enjeux actuels. La haine ne mène à rien, et ce livre le montre parfaitement. Je le conseille vivement à tous et à toutes, qu’on aime ou non les livres engagés, celui-ci est loin d’être ennuyant. Chacun devrait le lire pour comprendre… C’est pour moi un vrai coup de cœur, un incontournable ! Ce livre a bien réussi son pari et correspond totalement à l’esprit de la collection Exprim’ des éditions Sarbacane : faire passer un message. En lisant ce livre, vous vous sentirez changé. Merci pour cette belle lecture.

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Ma note :

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Merci aux éditions Sarbacane pour cette lecture.

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