#268 Gioconda – Nìkos Kokàntzis

Le résumé… 

La libraire Marie-Jo Sotto-Battesti (librairie Goulard, Aix-en-Provence), en quatrième de couverture de ce livre, le résume ainsi : « Gioconda est un de ces “petits” livres que l’on n’oublie pas de sitôt. Dans la Grèce de la Seconde Guerre mondiale, deux adolescents vont découvrir la magie du désir et de l’amour. La tourmente de la guerre emportera cet amour mais ce livre nous le restitue avec une force, une vérité extraordinaires et nous gardons longtemps au cœur sa lumière. »

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Mon avis…

Ce livre, bien que court, petit par son format, est un très grand livre, et surtout un témoignage émouvant. Avant d’en tourner la première page, on ne s’attend pas un tel choc. J’ai été très touchée par cette lecture, d’une sensibilité folle. L’auteur y raconte une période de sa vie, celle qu’il a partagée avec Gioconda, une jeune femme pleine de vie, aimée et amoureuse. Il narre leurs premiers sentiments, leurs premiers ébats, leurs joies et leurs peurs. Dans ce livre, les mots révèlent une sensualité acharnée. La tendresse, la soif de vivre, la chaleur du soleil et des corps, les battements des cœurs, tout transparaît. Ce témoignage n’est pas tant un récit sur la guerre qu’un véritable hymne à la vie et à l’amour. C’est un texte magnifique que l’auteur nous offre, en rendant hommage à la première femme qu’il a aimée avec une intensité vibrante. Gioconda est probablement un des livres les plus beaux que j’ai eu l’occasion de lire. Il nous happe, nous éprouve et nous émeut. Nìkos Kokàntzis voulait offrir un monument de mots à une jeune fille qu’il n’a jamais pu oublier, partie trop tôt à cause de la folie des hommes, et c’est magnifiquement réussi. Un livre plein de pudeur, entre rêve et réalité, à la fois nécessaire, lumineux, marquant, bouleversant, apaisant et vivant.

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Coup de cœur 

 

#202 Le cœur d’Angeliki – Victoria Hislop

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Le résumé…

À vingt-neuf ans, Angeliki n’est toujours pas mariée, contrairement aux autres jeunes filles de son village, ce qui agace prodigieusement sa mère. Dans le zacharoplasteion familial, les deux femmes pétrissent le pain et préparent de délicieux biscuits de carême, des brioches de Pâques, des beignets au miel… Plus jolie que toutes les autres jeunes filles, plus douce qu’un baklava, Angeliki a de surcroît le talent merveilleux de créer de délicats animaux en pâte d’amande. Pourtant, elle s’obstine à repousser toutes les avances qu’on lui fait. Le cœur d’Angeliki se réveillera-t-il un jour ?

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Mon avis…

Je ne connaissais Victoria Hislop que de nom. Vous savez peut-être que la romance n’est pas le genre qui remporte ma préférence. Pourtant, il m’arrive d’en lire et d’en apprécier même si je déplore que les romances se ressemblent souvent toutes… Je m’intéresse à Victoria Hislop depuis que je suis à la recherche de livres susceptibles de plaire à ma mère, qui aime les romances, le soleil, mais pas les histoires trop dramatiques. Pour me donner une idée du style de l’auteure, je me suis tournée vers une solution, j’ai nommé : les nouvelles. Je me suis donc lancée dans Le coeur d’Angeliki, que j’ai pu avoir gratuitement en numérique sur decitre.fr (voir lien en bas de la chronique). Si l’écriture ne m’a pas semblé d’une qualité littéraire remarquable, je note cependant que l’auteure a suffisamment de maîtrise pour créer en seulement quelques lignes une ambiance ensoleillée et colorée. Elle parvient à nous attacher à Angeliki le temps de cette petite nouvelle, ce qui est, je pense, à souligner. L’histoire, très courte, se passe en Grèce, donc on est dans une atmosphère très chaude et estivale. De plus, Angeliki travaille dans la pâtisserie familiale, ce qui ajoute une touche de gourmandise à l’ensemble. Victoria Hislop a su réunir les ingrédients idéaux pour faire de la lecture de cette nouvelle un moment agréable. Ce texte m’a permis de me donner une idée de l’écriture de l’auteure et de ses capacités à accrocher le lecteur. Je dois vraiment dire que je suis assez admirative car l’ensemble est très charmant, très bien mené, marqué par la douceur. C’est une nouvelle qui se lit extrêmement vite mais laisse une lueur dans l’esprit après la lecture. Cela m’a convaincue de proposer un roman de Victoria Hislop à ma maman qui, à mon avis, ne sera pas déçue si ses livres bénéficient de la même écriture que Le coeur d’Angeliki.

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Victoria Hislop, auteure de la nouvelle « Le cœur d’Angeliki » et d’autres romances ensoleillées…

Ma note…

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#114 La Théogonie – Hésiode

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Le résumé…

Voici la première traduction française, composée sur le rythme du vers grec, de l’ensemble de l’oeuvre conservée d’Hésiode, poète grec des VIIIe et IXe siècles av. J.-C., dont les livres de sagesse surgissent à l’origine de la littérature européenne. La Théogonie définit le panthéon des dieux, ordonné autour de Zeus. Hésiode y détaille l’origine du monde, des Titans, des Dieux et des autres créatures divines, mais également des mythes tels que ceux de Prométhée ou de Pandore. Chaque poème est accompagné d’un commentaire qui en fait apparaître la composition et la signification.

Naissance d'Aphrodite - Botticelli

Naissance d’Aphrodite – Botticelli

Mon avis…

Cette œuvre antique est en réalité assez courte (on va dire à peu près entre trente et quarante pages), donc souvent publiées avec d’autres œuvres d’Hésiode, globalement de la même taille. J’ai découvert à travers cette lecture une histoire mythologique passionnante. En effet, l’auteur nous raconte tout à travers une cosmogonie (la création de l’univers) puis une théogonie (la création des dieux). Tantôt généalogique, tantôt narratif, le texte est très riche en informations et le style d’Hésiode dans l’édition Livre de Poche est parfaitement bien rendue avec son écriture en vers qui facilite la lecture. J’ai beaucoup les passages sur le mythe de Prométhée, ou encore le très long passage narrant la Titanomachie (le combat des Titans).

La chute des titans - Rubens

La chute des titans – Rubens

Je pense que cette œuvre peut convenir aussi bien aux novices en mythologie qu’aux personnes plus expérimentées dans ce domaine (bien que si elles le sont vraiment, elles sont sensées l’avoir déjà lu !). Je trouve ça surprenant qu’il y ait une telle fluidité de lecture dans une œuvre aussi ancienne que celle-ci. Je n’ai pas eu un seul problème de compréhension (la traduction est de qualité), je ne me suis pas ennuyée un seul instant, et j’ai même pris des notes tant je trouvais cela intéressant ! On a l’impression de se raconter une sorte de petite légende fort sympathique, une histoire comme on aimait en entendre étant petit mais avec un niveau de grands cette fois ! De plus, il ne faut pas oublier qu’Hésiode fait autorité dans la matière depuis des siècles, alors pas d’hésitation…

Saturne dévorant un de ses fils - Goya

Saturne dévorant un de ses fils – Goya

Ma note…

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