#397 Hex – Thomas Olde Heuvelt

81yR6-+5fjL.jpg

Le résumé…

Bienvenue à Black Spring, charmante petite ville américaine. Mais ce ne sont que les apparences : Black Spring est hantée par une sorcière dont les yeux et la bouche sont cousus. Elle rôde dans les rues et entre chez les gens à sa guise, restant parfois des nuits entières au chevet des enfants. Les habitants s’y sont tant habitués qu’il leur arrive d’oublier sa présence. Ou la menace qu’elle représente. Car chacun sait ce qui leur arrivera s’ils la touchent ou écoutent ses chuchotements. Et si la vérité sort de son enceinte, la ville entière disparaîtra. Pour empêcher la malédiction de se propager, les habitants de Black Spring ont développé des stratagèmes et des techniques de pointe. Mais un groupe d’adolescents locaux décide de braver les règles et les interdits, et plonge la ville dans un atroce cauchemar…

Mon avis…

Hello tout le monde ! Aujourd’hui je vous parle d’un livre d’horreur qui traîne depuis trèèès longtemps dans ma bibliothèque (j’avais la version anglaise). J’ai nommé : Hex. L’objectif était vraiment très clair : me faire peur ! Le résumé crée déjà un petit malaise très prometteur, donc forcément je me suis laissée tenter. Je suis entrée assez facilement dans cette étrange histoire. Thomas Olde Heuvelt nous emmène aux États-Unis, au XXIème siècle. Black Spring a tout d’un village normal… si ce n’est la sorcière qu’il abrite, qui apparaît et disparaît au gré de ses envies chez les habitants, dans la rue et dans la forêt alentour. Ce qui est très original dans ce livre, au contraire des autres romans d’horreur, c’est que la source de l’horreur, justement, est toujours visible. Grâce à une appli de géolocalisation, les habitants de Black Spring savent en permanence où se trouvent la sorcière. Et, clairement, ils s’adaptent assez bien à sa présence. Pour la plupart, elle ne les inquiète plus vraiment, sauf quand ils se souviennent du grand nombre de morts dont elle a été responsable par le passé… Ses yeux et ses lèvres, cousus, doivent le rester coûte que coûte. Mais, un jour, tout va être bouleversé, quand des jeunes décident de se rebeller contre les strictes règles établies pour protéger le village. Et, petit à petit, la crainte s’insinue, y compris chez le lecteur… Je dois être honnête, c’est davantage une sourde angoisse, un malaise, qu’une véritable peur. Ce sentiment vient précisément du bouleversement de l’équilibre que les villageois avaient réussi à instituer avec la sorcière.

Le récit est absolument prenant. On veut comprendre comment et pourquoi tout cela se passe… Et, concrètement, on veut tout simplement savoir ce qu’il se passe exactement. Je ne vous dirai pas si nous avons les réponses à ces questions, mais simplement que la fin m’a un peu déplu. Comme beaucoup de lecteurs je crois. En fait, j’étais prête à l’accepter et à la trouver plutôt bonne (mais pas à la hauteur de mes attentes pour autant), jusqu’à ce que je découvre la postface de l’auteur, qui nous annonce que la version que nous avons entre les mains est une réécriture pour le public international ! A savoir que le livre a d’abord paru en néerlandais, et qu’ensuite on a proposé à Thomas Olde Heuvelt de modifier la fin et le cadre de l’histoire pour la situer aux États-Unis. La version originale, qui est apparemment très très différente, n’est donc disponible qu’en néerlandais… Et j’avoue que j’aurais bien aimé en savoir plus et y avoir accès, mais je ne lis pas un mot de néerlandais… J’espère qu’elle sera traduite un jour, car j’ai étrangement le sentiment que j’aurais peut-être plus accroché à cette fin initiale qu’à celle qui nous est proposée ici. Cette dernière n’enlève rien à la qualité du livre, mais il y a juste un petit truc qui cloche, et je ne sais pas ce que c’est… Malgré tout, j’ai clairement aimé cette lecture, et je n’ai pas pu lâcher le livre jusqu’au bout. Et oui, j’ai regardé autour de moi pendant la lecture, et je n’osais plus trop me lever de mon lit pour aller dans la salle de bain ! La tension était au rendez-vous.

Carte d’identité du livre

Titre : Hex
Auteur : Thomas Olde Heuvelt
Traducteur : Benoît Domis
Éditeur : Le Livre de Poche
Date de parution : 13 février 2019

5 étoiles

#372 Passager 23 – Sebastian Fitzek

9782253258155-001-T.jpeg

Le résumé…

Des dizaines de personnes disparaissent en mer chaque année. Sans laisser de trace. Le lieu rêvé pour des crimes parfaits…

Le Sultan des mers est un de ces paquebots où, à plusieurs reprises, des passagers se sont jetés par-dessus bord. C’est le cas notamment de la femme et du fils de Martin Schwartz. Depuis leur mort, Martin a perdu goût à la vie et assume des missions dangereuses au sein de la police. Cinq années ont passé quand il reçoit une mystérieuse invitation à retourner sur Le Sultan des mers. Une fois sur place, il reconnaît avec stupeur l’ours en peluche de son fils dans les bras d’Anouk, une enfant disparue qui vient de refaire surface. Il comprend alors qu’il a été sollicité pour découvrir ce qu’a vécu la fillette, cachée dans la cabine 23. Au fil de son enquête, il va mettre au jour le mobile de ces étranges disparitions.

Et découvrira que les disparus ne sont peut-être pas tous morts…

cruise-ship-894817_1280.jpg

Mon avis…

Je n’avais pas lu de Fitzek depuis des années. Je vous avais parlé, ici sur le blog, de son livre Le briseur d’âmes, que j’avais vraiment beaucoup aimé. Aujourd’hui, il est question de Passager 23, son dernier roman sorti en poche cette année. Si vous ne connaissez pas Sebastian Fitzek, je pense que l’on peut aisément dire qu’il est un peu le Maxime Chattam allemand. Tout aussi connu, tout aussi attendu, et tout aussi talentueux. C’est donc avec grand plaisir que j’ai retrouvé sa plume ! Dans ce livre, il nous emmène en croisière sur un paquebot élégamment nommé Le Sultan des Mers. Mais il est hors de question que la croisière s’amuse ! Au contraire, vous embarquerez sur un voyage horrifique et angoissant… De mystérieux suicides, dont certains ont de curieux points communs… S’agit-il de meurtres maquillés ? Les suicidés sont-ils vraiment morts ? Toutes les réponses que nous pouvons imaginer ne correspondent pas exactement à la réalité ! Sebastian Fitzek aime nous faire partir sur certaines pistes, puis retourner la situation ou nous faire entrer dans des scenarii bien plus complexes. J’ai aimé ce roman car il était rempli de surprises.

« – Je… veux… pas… mour…

– Allons allons, nous étions pourtant d’accord, dit le docteur avec un sourire réconfortant. Tout est arrangé. Vous n’allez pas me laisser tomber maintenant, à deux doigts de la mort parfaite. »

Il s’agit d’un roman policier écrit avec habileté et subtilité. Le suspense est total, l’intrigue est parfaitement bien ficelée, la résolution de l’enquête et le dénouement sont étonnants. Aucun détail n’est sous-exploité, tout est parfaitement maîtrisé et apporte quelque chose au roman. Il est vrai que vous n’aurez peut-être plus envie de partir en croisière après cette lecture. Personnellement, je n’en ai jamais eu envie, la simple idée d’être coincée au milieu de l’océan avec des milliers d’autres personnes et sans la moindre issue me terrifie ! Vous imaginez donc bien l’ambiance qui règne dans ce livre ! Un paquebot, c’est l’endroit parfait pour se suicider : les familles n’ont pas à gérer le corps, vous disparaissez, tout simplement, un saut et c’est fini. C’est aussi l’endroit parfait pour assassiner quelqu’un… pour les mêmes raisons ! Un peu flippant comme réflexion ? Oui, carrément. Mais c’est l’idée qui guide tout le roman. Comment résoudre une enquête quand toutes les preuves sont effacées par l’océan ? Diabolique. Bref, vous l’aurez compris, les amateurs et amatrices de thrillers ou romans policiers trouveront leur bonheur avec ce Passager 23. Embarquement immédiat ! Petit bonus, sur lequel je donnerais très peu de détails pour éviter de vous spoiler le dénouement : la résolution de l’intrigue permet d’aborder un fait sociétal très intéressant et tabou, d’une façon originale.

« Elle se demandait parfois qui était le plus fêlé : les auteurs qui inventaient toutes ces horreurs, ou elle-même, qui payait pour lire les méfaits de tueurs à la hache et autres psychopathes, confortablement installée au bord de la piscine, jamais loin des charmants serveurs qui, selon l’heure de la journée, lui apportaient, entre deux cafés, jus de fruits ou cocktails. »

Carte d’identité du livre

Titre : Passager 23
Auteur : Sebastian Fitzek
Traductrice : Céline Maurice
Éditeur : Le Livre de Poche
Date de parution : 27 février 2019

5 étoiles

Un grand merci à mon ami Stathis pour ce cadeau d’anniversaire !

#358 Le chant de Kali – Dan Simmons

cvt_le-chant-de-kali_8180

Le résumé…

Rédacteur dans une revue de poésie, Robert Luczak est mandaté par sa maison d’édition pour une mission bien particulière. Il doit se rendre à Calcutta pour mettre la main sur la prétendue nouvelle œuvre de Das. Mais le plus célèbre des poètes indiens est mort. Dès son arrivée, Robert est tiraillé entre une irrésistible attraction un désir croissant de quitter ce lieu malfaisant. Il se perd chaque jour un peu plus loin dans les méandres méphitiques de la ville. Jusqu’à ce que son chemin croise celui des Kapalikas, adorateurs de la sanglante et destructrice Kali.
Robert devra aller jusqu’au bout de l’enfer, où la frontière entre la vie et la mort se fait floue et poreuse. Il y perdra bien plus que son âme…

Mon avis…

Pour commencer (tardivement) cette année 2019, je voudrais vous parler du Chant de Kali de Dan Simmons, un roman que j’ai découvert avec beaucoup de plaisir début janvier. Il s’agit du premier livre de cet écrivain très connu, auteur notamment de L’Échiquier du mal et d’Hypérion, entre autres. Avec ce roman, nous voyageons en Inde, plus précisément à Calcutta… Et le voyage n’a absolument rien de féérique, mais il a au moins le mérite d’être dépaysant et… déstabilisant. C’est dans une atmosphère extrêmement malsaine que nous plonge le roman, nous y découvrons un lieu un obscur, inquiétant, déroutant, qui ne ressemble à rien de ce que nous connaissons. Le personnage est tout aussi bouleversé et nous pouvons parfaitement nous identifier à lui. Au départ, c’est une sorte d’enquête qui mène Robert Luczak à Calcutta. Il doit vérifier que les poèmes qu’on attribue à un fameux auteur réputé mort sont vraiment de lui… Il ne s’attend pas à être emporté dans les méandres nauséabonds de la ville. Au programme : une déesse de la mort, des réincarnations, des meurtres, de mystérieuses sectes, une ville sale et repoussante… ça donne envie non ? Pour découvrir le genre du livre d’horreur, c’est un très bon début !  Je ne vous en dis pas beaucoup plus, le suspense doit être préservé, mais n’hésitez pas à tenter l’aventure si votre curiosité est éveillée.

Carte d’identité du livre

Titre : Le Chant de Kali
Auteur : Dan Simmons
Traductrice : Bernadette Emerich
Éditeur : Pocket
Date de parution : 11 octobre 2018 (nouvelle éd.)

4 étoiles

Halloween en livres

creepy(1)

Voilà, Halloween est arrivée, et avec elle l’envie de se faire peur… Voici donc quelques conseils de livres qui vous donneront la chair de poule en toutes circonstances !

Résultat de recherche d'images pour "citrouille png"

Un livre qui réunit tous les ingrédients d’un bon roman d’horreur ?

lesignal

Aujourd’hui, je vous parle d’un livre qui a toute sa place à côté de votre citrouille sculptée et de vos toiles d’araignées factices… Halloween oblige, on a envie de se faire peur ! Et il n’est pas si facile de trouver LE livre qui nous fera frissonner… Et quand je dis « frissonner », je veux même dire plus : le roman qui nous fait avoir peur du noir, qui nous fait regarder tout autour de nous, vérifier que les portes sont bien fermées… rien que ça… Bref, de l’horreur ! Malgré mon exigence, j’ai trouvé mon compte avec Le Signal, qui distille l’angoisse avec beaucoup de subtilité… [lire la chronique complète]

Résultat de recherche d'images pour "citrouille png"

Un livre plein de monstres… mais drôle ?

chersmonstres

Aujourd’hui, je vous parle d’un livre original, il s’agit de Chers monstres de Stefano Benni. C’est un recueil de nouvelles complètement déjanté, dans lequel on rencontre aussi bien des vampires, des sorcières, des momies, qu’Hänsel et Gretel, Michael Jackson, un groupe de K-Pop et un arbre tueur ! Bref, un drôle de melting-pot dans ce bouquin ! Chaque nouvelle a son charme propre, son atmosphère bien à elle. [lire la chronique complète]

Résultat de recherche d'images pour "citrouille png"

Un classique de la littérature, un incontournable du genre ?

Afficher l'image d'origine

Évidemment, il ne faut pas avoir une tonne de lectures en cours pour se lancer dans La dame en blanc. En effet, le nombre de pages peut effrayer. J’ai donc profité d’un moment de tranquillité, après mes partiels, pour me lancer dans ce roman. A vrai dire, je n’ai pas du tout senti ces 850 pages passer… Elles ont été avalées en douceur, car Wilkie Collins a sûrement écrit un des plus efficaces page-turner de l’époque ! C’est réellement un roman à suspense tout simplement excellent car ce suspense ne s’apaise jamais. La tension est omniprésente, le roman est imprégné de fantômes, d’indices, de suggestions, de complots, de rebondissements… [lire la chronique complète]

Résultat de recherche d'images pour "citrouille png"

Une histoire de fantômes pour enfants ?

couverture +

J’ai lu ce conte comme on découvre un trésor ou comme on déguste avec gourmandise une sucrerie colorée et pétillante. Je suis retombée en enfance, à l’origine de tout mon amour pour la littérature et pour Oscar Wilde. Je me suis rappelée avec émotions tout le plaisir que j’ai pris, étant petite, à lire ce joli livre. Avant d’être l’auteur du Portrait de Dorian Gray et le prisonnier de la geôle de Reading, Oscar Wilde est aussi un père qui a souhaité écrire des contes pour ses enfants. « Le fantôme de Canterville » en fait partie. [lire la chronique complète]

Résultat de recherche d'images pour "citrouille png"

Un roman d’horreur pour parfaire mon anglais ?

2151

Comme toujours avec les histoires de fantômes, on craint les clichés… Je ne vous cacherais pas qu’on en trouve quelques-uns : des bruits étranges et inexpliqués, des apparitions… En même temps, je ne vois pas trop comment la présence d’un fantôme se manifesterait autrement ? Ce que j’ai apprécié, c’est que ces clichés n’étaient pas trop nombreux, distillés de façon raisonnable et maîtrisée, juste ce qu’il fallait pour donner quelques frissons et nous faire regarder autour de nous avec un regard inquiet. J’ai littéralement avalé ce livre car je voulais savoir comment la famille Harcourt allait s’en sortir, en particulier Ollie, auquel on s’attache beaucoup. [lire la chronique complète]

Résultat de recherche d'images pour "citrouille png"

Un livre où l’horreur est distillée par petites touches ?

9782266212540

Je suis une grande lectrice de Carlos Ruiz Zafón, et une admiratrice de son travail exceptionnel. Rentrer dans chacun de ses romans est un plaisir immense. Ses œuvres mélangent habilement fantastique, mystère et poésie, et Marina ne fait pas exception à cette règle. Il s’agit d’un classique parmi les nombreux romans de cet auteur. L’atmosphère sombre et enivrante de la Barcelone des années 70 est terriblement prenante. Comment vous expliquer ? Marina est typiquement le roman que l’on ne peut pas lâcher après l’avoir commencé. Tout y est possible, comme dans beaucoup de livres de Carlos Ruiz Zafón. L’angoisse est toujours présente en arrière-plan, les frissons sont constants [lire la chronique complète]

Résultat de recherche d'images pour "citrouille png"

Un roman quelque peu malsain et empli de satanisme ?

9782258115699

Du feu de l’enfer est un thriller palpitant et cruel, rempli de désirs refoulés – ou non – et d’horreur. Il explore les tréfonds de l’âme humaine, les bas-fonds de la société et ses sphères les plus hautes, il tisse une toile aux ramifications complexes et surprenantes. Les victimes deviennent les bourreaux, et les bourreaux se mêlent à la foule. Et, jusqu’à la dernière page, rien n’est fini. Même la fin n’en est pas vraiment une… Que dire de plus ? Lire ce livre a été un des meilleurs moments que j’ai passé depuis des mois, une émouvante retrouvaille avec un de mes auteurs préférés, qui a compris que le côté sadique de ses lecteurs leur donne envie de sensations très, très, très fortes. [lire la chronique complète]

Résultat de recherche d'images pour "citrouille png"

Un livre post-apocalyptique bien stressant ?

bird box

C’est exactement le genre de livres que j’aime : du post-apocalyptique un peu flippant. Je crois que ce qui fait le charme du livre, c’est le scénario lui-même. On ne sait absolument pas à quoi ressemblent les créatures que les Hommes (qui sont très peu nombreux désormais) doivent éviter, car ils doivent constamment garder les yeux fermés ou bandés lorsqu’ils sortent. Un simple regard, même d’un dixième de seconde, les rend fous, les poussent à tuer puis à se suicider. Ils perdent toute humanité, se transforment en animaux. La seule solution est de ne jamais ouvrir les yeux. Cela implique donc une tension intense, basée sur le fait que le lecteur se sent lui aussi comme étant dans le noir, il est aussi aveugle que les personnages. [lire la chronique complète]

Résultat de recherche d'images pour "citrouille png"

Voilà une sélection, quelques livres parmi d’autres pour vous faire profiter d’Halloween cette année : des romans qui se dévorent, mais surtout qui vous dévorent !  Vous avez de quoi faire pour quelques années d’horreur…

creepy(1)

 

#351 Le Signal – Maxime Chattam

lesignal.jpg

Le résumé…

La famille Spencer vient de s’installer à Mahingan Falls.
Un havre de paix.
Du moins c’est ce qu’ils pensaient….
Meurtres sordides, conversations téléphoniques brouillées par des hurlements inhumains et puis ces vieilles rumeurs de sorcellerie et ce quelque chose d’effrayant dans la forêt qui pourchasse leurs adolescents…
Comment le shérif dépassé va-t-il gérer cette situation inédite?
Ils ne le savent pas encore mais ça n’est que le début…

Avez-vous déjà eu vraiment peur en lisant un livre ?

 

Mon avis…

Aujourd’hui, je vous parle d’un livre qui a toute sa place à côté de votre citrouille sculptée et de vos toiles d’araignées factices… Halloween oblige, on a envie de se faire peur ! Et il n’est pas si facile de trouver LE livre qui nous fera frissonner… Et quand je dis « frissonner », je veux même dire plus : le roman qui nous fait avoir peur du noir, qui nous fait regarder tout autour de nous, vérifier que les portes sont bien fermées… rien que ça… Bref, de l’horreur ! Malgré mon exigence, j’ai trouvé mon compte avec Le Signal, qui distille l’angoisse avec beaucoup de subtilité, toujours au bon moment. Si l’on ne relève pas beaucoup d’originalité dans les éléments constitutifs du roman d’horreur, on est face à une valeur sûre. Maxime Chattam reprend clairement les incontournables du genre, et les maîtrise parfaitement. Même si l’on croit connaître les ressorts de ce genre de récits, on se fait quand même avoir, car l’auteur sait nous surprendre avec ces ingrédients pourtant simples.

Des apparitions de ce qui semble être des fantômes, des histoires de sorcières, des épouvantails qui prennent vie et veulent tuer les enfants, des créatures qui se dissimulent dans l’ombre, des êtres désarticulés… Tout y est, et pourtant ça ne fait pas trop ! C’était un pari risqué, et Chattam l’a fait. Cette histoire m’a personnellement fait penser à l’excellent roman de Peter James, The House on Cold Hill, que les lecteurs de VO devraient s’empresser de dévorer. Les amateurs de Stephen King apprécieront aussi ce roman qui rend hommage au maître du suspense… Quelques scènes, en effet, ne sont pas sans évoquer les livres du romancier américain. Méfiez-vous des voix qui sortent des canalisations… Bref, Maxime Chattam nous propose un texte foisonnant, qu’on pourrait lire d’une traite si la tentation de faire quelques pauses pour calmer l’imagination qui s’emballe n’était pas plus forte ! Donc, si vous voulez vous faire peur, plongez dans ce roman habile et bluffant, car Chattam ne nous épargne pas. Notre cœur n’est jamais à l’abri, voilà ce qui rend ce livre délicieux…

Carte d’identité du livre

Titre : Le Signal
Auteur : Maxime Chattam
Éditeur : Albin Michel
Date de parution : 24 octobre 2018

5 étoiles

creepy(1)

#242 La main de la nuit – Susan Hill

9782352878155FS

Le résumé…

« C’est alors que je sentis une petite main se glisser dans ma main droite, comme si un enfant s’était matérialisé à côté de moi dans l’obscurité pour s’en saisir. Elle était fraîche et ses doigts se replièrent avec confiance dans ma paume. Nous restâmes ainsi pendant un moment, ma main d’homme serrant la toute petite main. Mais l’enfant était invisible… »

Adam Snow, un libraire de livres anciens se perd dans la campagne anglaise et se retrouve dans le jardin d’une propriété qui semble abandonnée. Là, il ressent cette présence, menaçante… Roman fantastique, histoire de fantômes… Un conte dans la veine de La Dame en noir, un classique de la littérature anglaise.

 

252

Mon avis…

Susan Hill est assez connue pour La dame en noir (chronique ici), roman d’épouvante adapté au cinéma avec Daniel Radcliffe dans le rôle principal. Mais elle est l’auteure de nombreuses œuvres, toutes plus ou moins dans ce même genre, et La main de la nuit en fait partie. J’avais vraiment envie de lire un autre roman d’elle, car j’avais aimé La dame en noir. Susan Hill écrit des romans un peu vintage, des classiques du genre, avec ce qu’il faut de mystère et de frisson. On retrouve la touche inquiétante qui rendait La dame en noir passionnant. A la lecture, on regarde un peu autour de nous, on sent une présence inquiétante, tout comme le narrateur. Le lecteur est baigné dans le suspense et le surnaturel.

Pourtant, j’avoue avoir été un peu déçue, car j’avais peut-être de trop grandes attentes. Je n’ai pas autant frissonné que je l’aurais souhaité. On lit généralement ce genre de romans pour se faire une belle frousse, mais ce n’est pas ce que j’ai ressenti. Certes, le mystère était présent, l’atmosphère inquiétante aussi, mais rien d’aussi terrifiant que La dame en noir. Le livre souffre en effet de beaucoup de longueurs, provoquant parfois tout sauf l’effet escompté, et donc plutôt de l’ennui… Ce qui est dommage, vous en conviendrez ! Finalement, l’ensemble perd de son efficacité. Les moments vraiment forts, avec un bon potentiel d’horreur, se révèlent noyés dans des périodes de lecture inintéressante. Parfois, le personnage principal réfléchit trop, se questionne trop, laisse passer trop de temps avant de se décider à résoudre le mystère. Cela rend le roman incohérent. L’horreur de la situation devrait le pousser à chercher la solution, à vouloir s’en sortir, mais il passe finalement plus de temps à attendre que ça passe…

Pour conclure, je dois avouer que, malgré mes attentes – et sûrement à cause d’elles –, j’ai été assez déçue par cette lecture. Même si j’ai retrouvé le style de Susan Hill, j’ai trouvé qu’elle n’exploitait pas suffisamment le potentiel horrifique de cette histoire. L’effet terrifiant attendu est annulé par le nombre trop important de longueurs, de réflexions sans fin… L’ensemble devient un peu superficiel et le roman perd un peu du réalisme qui contribue à provoquer des frissons. On ne croit plus trop à ce que nous raconte Susan Hill, bien que l’on sente l’intention première de nous faire peur.

 

d59a8e5d-s

#215 The House on Cold Hill – Peter James

2151

Le résumé…

Partir du centre de la ville de Brighton pour emménager au fond de la campagne du Sussex est un grand changement pour les citadins nés que sont Ollie Harcourt, sa femme Caro, et leur fille de douze ans Jade. Mais quand ils ont vue Cold Hill House – un grand manoir géorgien en ruine – ils ont littéralement craqué. Malgré le défi financier représenté par un tel achat, Ollie rêvait de vivre à la campagne depuis son enfance, et il voit dans les étendues de terre sur lesquelles se dresse Cold Hill House un véritable paradis pour sa fille qui adore les animaux, tout comme une parfaite base pour son business de webdesign. Il n’est donc pas effrayé par cet investissement à long terme. Caro est moins convaincue, et Jade est récalcitrante à l’idée d’être séparée de tous ses amis. Mais, quelques jours après le déménagement, il devient vite évident que les Harcourt ne sont pas les seuls résidents du manoir. Au début, c’est juste une amie de Jade qui, en lui parlant en direct avec la caméra, voit une femme effrayante, à la silhouette spectrale, juste derrière elle. Puis elle réapparait de plus en plus souvent, tandis que la maison elle-même semble se monter contre ses nouveaux habitants… Deux semaines après leur arrivée, Caro, dans le jardin, aperçoit des visages les regardants depuis une des nombreuses fenêtres de la maison, à l’étage… La fenêtre d’une pièce qui mène à un secret profondément enfoui dans la sombre histoire du manoir… Une pièce qui semble ne pas exister…

2154

Mon avis…

Je voulais un livre d’horreur pour débuter mon séjour en Ecosse… oui, c’est une drôle d’envie, je sais. Je souhaitais également qu’il soit en anglais, pour pouvoir me remettre dans le bain, même si le mois et demi passé dans le pays devait largement suffire ! En fait, j’avoue que la langue a été un prétexte pour ne pas culpabiliser de l’achat (enfin je crois). Dans tous les cas, c’est lors d’une visite à WhSmith (enseigne que je conseille par ailleurs pour ses prix intéressants, tout comme Waterstones, à ceux qui envisagent un voyage au Royaume-Uni), que je me suis procurée cette petite merveille de Peter James. Cet auteur a écrit certains romans faisant partie d’une série, je ne voulais pas tomber sur n’importe quel livre de celle-ci car je préfère en général commencer par le premier tome (logique). Donc j’ai été agréablement surprise de voir que son dernier roman sorti en paperback (l’équivalent de nos formats « poche » dirons-nous…) était unique, indépendant… Bref, c’était l’occasion de me lancer dans la découverte de Peter James, dont seul le nom m’était familier, à mon grand désarroi. Le résumé, que j’ai essayé de vous traduire le plus fidèlement possible, m’a totalement convaincue : c’était exactement ce que je cherchais !

Comme toujours avec les histoires de fantômes, on craint les clichés… Je ne vous cacherais pas qu’on en trouve quelques-uns : des bruits étranges et inexpliqués, des apparitions… En même temps, je ne vois pas trop comment la présence d’un fantôme se manifesterait autrement ? Ce que j’ai apprécié, c’est que ces clichés n’étaient pas trop nombreux, distillés de façon raisonnable et maîtrisée, juste ce qu’il fallait pour donner quelques frissons et nous faire regarder autour de nous avec un regard inquiet. J’ai littéralement avalé ce livre car je voulais savoir comment la famille Harcourt allait s’en sortir, en particulier Ollie, auquel on s’attache beaucoup. En même temps, il arrive aussi qu’on ait envie de secouer les personnages, de leur dire : « Mais allez, quoi, cassez-vous de cette baraque ! ». Mais il faut admettre que leurs raisons pour y rester sont plutôt logiques… En fait, tout s’accélère à un moment dans le roman, si bien que rien ne paraît trop absurde dans leur comportement. A partir de cet instant où le rythme change, on perd la sensation d’énervement propre aux films d’horreur quand on voit la potiche blonde courir en plein dans le danger… Il est évident qu’un bon roman d’horreur doit contenir certains éléments qu’on ne peut éviter, celui-ci les a tout en étant original. Le dénouement, que je ne vous révélerais évidemment pas car le but de cette chronique est de vous donner envie de lire le livre, est sûrement ce que j’ai préféré dans ce roman !

Tout ça pour vous dire que Peter James, et en particulier The House on Cold Hill, est à découvrir à tout prix. Si vous ne savez pas par où commencer pour découvrir les livres d’horreur, celui-ci est un bon choix, mais ça l’est aussi si vous en avez l’habitude. Cependant, je comprends que la version anglaise ne soit pas accessible à tous. C’est pourquoi je tiens à vous faire remarquer que Peter James a vu beaucoup de ses romans publiés en France (comme Des enfants trop parfaits ou Comme une tombe), il y en a pour tous les goûts, et je pense que celui-ci ne devrait pas tarder à suivre. Si vous avez des craintes quant à votre compréhension de l’anglais, je peux vous assurer que le niveau de langue est très accessible (comme souvent pour les livres du genre thriller et horreur qui sont assez populaires et récents). Je n’ai eu personnellement aucun problème de lecture alors que je n’avais pas lu en anglais depuis un certain moment. La lecture est assez fluide pour quelqu’un n’étant pas du tout bilingue mais ayant tout de même une certaine aisance avec l’écrit anglais. Il y a assez peu de mots compliqués, les descriptions étant plutôt simples et visant des effets immédiats sur l’émotion du lecteur. L’intrigue, étant passionnante et très compréhensible, facilite également le travail de « décryptage ». Bon, j’espère que vous aurez compris que ce livre, en plus d’être accessible à un public français assez familier de l’anglais, est un excellent roman pour se donner quelques frissons avant la rentrée, tout en revoyant quelques notions de la langue de nos voisins d’Outre-Manche !

2153

Ma note…

.

lecture en anglais logo

Niveau de lecture : Facile

#153 Welcome to Harmony – Juan de Dios Garduno

welcome1

Le résumé…

La Troisième Guerre mondiale a eu lieu. L’Humanité a presque disparu, décimée par des armes biologiques, et les rares survivants sont traqués par des morts-vivants conçus pour tuer.
Dans la banlieue de Bangor, une simple rue sépare les trois derniers habitants de la ville. D’un côté, Jack et sa fille Lu. De l’autre, Patrick. Deux maisons retranchées derrière des défenses improvisées, deux maisons sous la neige, dans l’hiver sans fin du Maine. Loin de s’entraider, les voisins se vouent une haine farouche alors même que le monde semble toucher à sa fin.
Mais alors que les morts-vivants sont de retour, poussant les familles dans leurs derniers retranchements, la survie de tous dépendra de leur capacité à surmonter leur passé.

Juan de Dios Garduno

Juan de Dios Garduno

Mon avis…

Juan de Dios Garduno prend pour modèle Stephen King, et Welcome to Harmony est un hommage qu’il lui rend, notamment en plaçant son intrigue dans une ville du Maine. C’est donc un projet assez ambitieux que s’est lancé cet auteur passionné par le roi de le la terreur ! Étant une grande admiratrice de King, je ne pouvais pas résister à l’idée de découvrir Welcome to Harmony (titre original : A pese de todo). De plus, le résumé me parlait vraiment, donc que demander de plus ? Dans l’ensemble, il s’agit d’un roman plutôt court, dans lequel on suit trois personnages ou, comme indiqué sur la couverture, deux personnages et demi : deux hommes et une petite fille. Après une nouvelle guerre mondiale à coup d’attaques nucléaires, chimiques, bactériologiques, ces habitants se retrouvent seuls dans la ville, tous les autres ont fui et ont disparu.

L’ambiance est donc très particulière dans ce livre. On parvient très bien à se projeter dans une telle situation grâce aux détails de l’auteur qui cherche à créer une cohérence entre les évènements qu’a récemment subi notre monde et ceux qui ont amené à la fin de l’humanité. Du coup, ça fait un peu réfléchir… Les personnages aussi ont le temps de penser, car cela fait un long moment qu’ils n’ont pas eu affaire aux contaminés des armes bactériologiques dont ont été victimes la plupart des humains… Quelques mois de tranquillité, mais toujours à l’affut du moindre changement. Aucune vie n’est possible quand l’on n’est plus que trois dans une ville qui a autrefois vécu. Mais un jour, tout change. Et Juan de Dios Garduno parvient à conserver une tension palpable, un suspense… Il maîtrise très bien le procédé. Le fait que le livre soit plutôt court prouve qu’il n’a pas cherché à en faire trop, c’est simple et efficace. Sans artifice, un livre honnête et vraiment prenant. Je conseille vivement à ceux qui aiment Stephen King, les histoires post-apocalyptiques… N’hésitez pas !

welcome2

Ma note…

.

#149 Cabale – Clive Barker

CABALE1

Le résumé…

Indices monstrueux d’une vie secrète… Douze personnes massacrées, mutilées ! Images d’une folie à l’oeuvre. La sienne? Terrifié, Boone contemple la liasse de photos que Decker, son psychiatre, lui a lancée. Oui, tout laisse à penser qu’il est bien ce tueur sanguinaire qui terrorise la région. Accablé de tourments, car il ne se souvient d’aucune de ses actions meurtrières, Boone tente de mettre fin à ses jours, mais échoue. C’est à l’hôpital où il est soigné qu’il entend parler de Midian, ville fantôme, refuge des Enfants de la Nuit, nécropole souterraine cachée du monde qui rassemble les exclus de la société humaine. Un havre d’exil dont Lori, Eurydice passionnée, va devoir affronter les ténèbres. Et l’enfer ne fait que commencer…

CABALE2

Mon avis…

Je ne connaissais pas le livre, mais j’avais déjà entendu parler de l’auteur… Je voulais tenter une lecture assimilée au genre « horreur », alors je me suis laissée séduire par le résumé, qui représentait globalement ce que je recherchais. J’ai même récemment appris qu’un film avait été tourné, en 1990, par Clive Barker lui-même (apparemment rien d’exceptionnel d’après les critiques, mais si quelqu’un se sent d’humeur curieuse, voici le lien Allociné). Les ingrédients du roman sont vraiment idéaux, on ne pourrait trouver mieux : psychopathes, « morts-vivants » ou « démons », ville souterraine, traque… Il y a tout ce qu’il faut, encore faut-il voir ce que Clive Barker va en faire.

L’auteur a vraiment un style qui lui est propre, très particulier, et sûrement très apprécié de ses admirateurs ! En effet, on sent l’expérience de l’écrivain de romans fantastiques, on reconnaît le potentiel que l’on ne retrouve que dans un petit cercle d’auteurs initiés. Et pourtant, j’ai eu beaucoup de mal à me sentir happée par l’histoire de Cabale. Au début, j’étais pourtant animée d’un certain enthousiasme, mais je crois que la déception vient d’une sorte de faim insatisfaite… Il manquait quelque chose, dans la description de Midian, dans les relations entre les personnages, c’était incomplet… Ou au contraire parfois trop ! Un roman trop ciblé sur le rapport entre Boone et Lori, et pas assez sur les Enfants de la Nuit… Dommage !

Clive Barker

Clive Barker

Ma note…

13

#93 De fièvre et de sang – Sire Cédric

COUP DE COEUR !

coeur_115

couv

Le résumé…

Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang.

Elle sait qu’elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n’est rien en comparaison de la peur panique qui s’est emparée d’elle…

Le commandant Vauvert mène l’enquête en compagnie d’une profileuse albinos, Eva Sviirta. Personnage excentrique et hors norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d’elle une redoutable traqueuse de l’ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d’un tueur en série qu’ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang.

S’agit-il d’une réincarnation, d’un spectre, d’un homme, d’une femme, d’une créature d’un autre monde ? Suspense, angoisse, horreur, sensations étranges, crises de démence, folie meurtrière, rite satanique…

Sire Cédric

Sire Cédric

Mon avis…

Cela faisait si longtemps que je cherchais un thriller capable de me faire angoisser, stresser, bref, un vrai thriller qui s’approche tellement de l’horreur que l’on ne supporte même plus de lire avec un placard entrouvert dans la pièce car chaque recoin sombre inquiète… Je ne l’avais jamais trouvé, sauf peut-être Bird Box que j’avais vraiment apprécié, même si la fin m’avait moyennement satisfaite (légère déception dirons-nous, même si cela reste une superbe lecture). Mais ici, on est dans un tout autre genre puisque Sire Cédric flirte habilement avec le fantastique, et c’est un réel plaisir. On m’a de nombreuses fois conseillé ses livres et je n’avais encore jamais eu l’occasion d’en lire un, et un jour je me suis enfin décidée ! J’ai optée pour « De fièvre et de sang », même si ce n’est pas le premier de la série avec Eva Sviirta et Vauvert. Mais je vous préviens tout de suite que cela n’empêche en rien la lecture et il n’y a pas de difficulté à comprendre l’intrigue !

J’ai commencé à tourner les premières pages après une longue journée de révisions intenses pour les partiels, j’étais épuisée et j’avais besoin de détente ! A 22h30, donc, je commence ma lecture en me disant : « Allez, quelques chapitres histoire de reposer ton cerveau et ensuite dodo… ». Hum hum… A 2h30, je refermais le livre, je l’avais fini… Je n’ai juste pas réussi à le lâcher ! Adieu les bonnes résolutions, elles n’ont pas leur place avec Sire Cédric ! Il nous accroche, nous entraine, nous heurte, nous drogue de ses histoires horriblement effrayantes et surtout passionnantes ! Je ne me souviens pas avoir lu un tel page-turner depuis des mois, voire des années ? J’en ai lu, bien sûr, mais pas d’aussi plaisants car celui-ci correspond totalement au bouquin idéal que je recherche depuis des années ! Celui qui allait me faire vibrer, me rendre complètement accro… Maintenant, j’ai une envie folle d’acheter tous ses autres livres et de les dévorer jusqu’à ce qu’il n’en reste plus une miette (euuuh, je parle bien sûr de dévorer avec les yeux 😀 je ne digère pas bien le papier !).

Ce livre, vous l’aurez compris, est complètement addictif ! Sire Cédric est un virtuose, il crée des personnages terriblement attachants et intrigants… Il trace, avec une pointe de romance et beaucoup de tension, une histoire effrayante, captivante, qui amène notre esprit à la frontière du réel et de l’imaginaire. Il est impossible de comprendre avant la fin, il est simplement impossible d’anticiper les rebondissements, tout nous surprend, on est bien loin des schémas classiques. Et c’est clairement ce qui fait le charme de ce roman sans égal (enfin, je dis « sans égal », mais je n’ai pas encore lu les autres merveilles de Sire Cédric dont on m’a vanté les mérites donc peut-être que je reverrais ce point par la suite !). Malgré les quelques heures de sommeil que j’ai perdues (mais je n’en veut pas du tout à l’auteur, loin de là !), je me suis rarement sentie aussi bien après une lecture qu’au moment précis où je refermais le livre… J’étais tellement détendue, c’était tout simplement jouissif de lire un tel roman ! Je ne pouvais pas dormir avant d’en avoir lu la fin, c’était impossible, et la déception n’était pas au rendez-vous pour le dénouement, fort heureusement !

Ce que j’ai également aimé, c’est le fait que cette aventure, même si elle se déroule dans notre monde actuel, et donc dans un monde moderne, soit aussi triviale et ramène à des temps anciens et à des légendes passionnantes. J’ai pu avec grand plaisir découvrir que l’auteur liait son intrigue à Elisabeth Báthory ou à Dracula par exemple, ce qui n’était pas du tout pour me déplaire étant donné mon affections pour ces histoires fort mystérieuses… Cela ne fait que rajouter au mysticisme ambiant, au suspense et au talent de l’auteur qui brouille avec succès les frontières entre la réalité et le fantastique. Dans ces légendes, la part de vérité est toujours floue, les croyances se mêlent souvent au fait et la peur s’installe au fond de nous depuis de longues années, car ces histoires sont dans notre imaginaire commun de grand mystères, des légendes sans explication… Il est vrai que Dracula et Elizabeth Báthory ont eu leur lot de recherches scientifiques, historiques, mais on se plait bien souvent à vouloir croire qu’il y a plus, et Sire Cédric entretient cet imaginaire collectif de notre société déstabilisée par le moindre évènement surnaturel, jusqu’à amener le lecteur dans une autre sphère, celle où l’on est prêt à tout croire…

En bref, j’ai dévoré ce livre en une longue soirée, et il fait désormais sans hésiter partie des livres que je recommanderais à tout le monde, et surtout à ceux qui, comme moi, sont à la recherche de sensations fortes ! J’ai rêvé de ce roman pendant des années, et je l’ai enfin eu entre les mains, quel bonheur. Merci, Sire Cédric, pour ce moment merveilleux. (Oui je suis émue).

Elisabeth Bathory

Elisabeth Bathory

Ma note…

.