#395 Le triomphe des ténèbres (la saga du Soleil noir, t.1) – Giacometti et Ravenne

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Le résumé…

1938. Dans une Europe au bord de l’abîme, une organisation nazie, l’Ahnenerbe, pille des lieux sacrés à travers le monde. Elle cherche des trésors aux pouvoirs obscurs destinés à établir le règne millénaire du Troisième Reich. Son maître, Himmler, envoie des SS fouiller un sanctuaire tibétain dans une vallée oubliée de l’Himalaya. Il se rend lui-même en Espagne, dans un monastère, pour trouver un tableau énigmatique. De quelle puissance ancienne les nazis croient-ils détenir la clé ? À Londres, Churchill découvre que la guerre contre l’Allemagne sera aussi celle, spirituelle, de la lumière contre les ténèbres.

Tristan, le trafiquant d’art au passé trouble ; Erika, une archéologue allemande ; Laure, l’héritière des Cathares… : dans le premier tome de cette saga, l’histoire occulte fait se rencontrer des personnages aux destins d’exception avec les acteurs majeurs de la Seconde Guerre mondiale.

Mon avis…

Cela faisait très longtemps que je voulais lire un roman de Giacometti et Ravenne. J’ai donc sauté le pas avec leur tout dernier en poche, le premier tome de la saga du Soleil noir, j’ai nommé : Le triomphe des ténèbres. J’ai vraiment été séduite par le résumé qui mêlait à la perfection Histoire, occultisme et aventure. Et je n’ai clairement pas été déçue. Le livre tient ses promesses, en nous faisant plonger dans les plus profonds mystères du nazisme et la fascination de certains leaders du parti pour l’ésotérisme. Les personnages ont des parcours originaux et singuliers, et ils se trouvent pourtant tous réunis dans une étrange quête : celle d’une relique, que les nazis considèrent comme une arme capable de leur faire gagner la guerre. Je me suis beaucoup attachée à tous ces personnages, et j’ai apprécié la place de choix laissée aux femmes. Remarquons aussi la présence de personnages historiques, tels Churchill, Hitler, Himmler, etc. qui prennent vie aux côté de personnages imaginaires pleins de reliefs.

Ce que j’ai aussi adoré dans ce roman, c’est que l’on se divertit avec une histoire absolument passionnante et pleine de suspense, et que l’on apprend également des choses. Docere et placere, dirait Horace. A la fin du livre, on trouve d’ailleurs quelques explications permettant de faire la part de vérité dans la fiction. Giacometti et Ravenne se documentent beaucoup, et cela se ressent sans jamais alourdir le récit. On découvre la Seconde Guerre mondiale et l’Occupation sous un autre angle. C’est extrêmement stimulant pour le lecteur, sur le plan intellectuel. Le triomphe des ténèbres m’a rendue accro et c’est aussi un livre captivant dont j’ai parlé à mes proches avec beaucoup de plaisir. Honnêtement, j’avais vraiment envie de bondir sur le tome 2, mais je vais devoir attendre sa sortie en poche… Patience, patience… mais j’ai hâte ! En attendant, peut-être vais-je reporter mon attention sur leurs autres livres, qui ont l’air tout aussi passionnants. Clairement, Giacometti et Ravenne ont le don pour la narration simple et efficace. Si vous ne connaissez pas et que vous aimez les thrillers ésotériques ou les romans historiques, sautez vite sur leurs livres !

Carte d’identité du livre

Titre : Le triomphe des ténèbres (la saga du Soleil noir, t.1)
Auteurs : Éric Giacometti et Jacques Ravenne
Éditeur : Le Livre de Poche
Date de parution : 15 mai 2019

5 étoiles

 

#387 Maus : un survivant raconte, l’intégrale – Art Spiegelman

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Le résumé…

Récompensé par le prix Pulitzer, Maus nous conte l’histoire de Vladek Spiegelman, rescapé de l’Europe d’Hitler, et de son fils, un dessinateur de bandes dessinées confronté au récit de son père. Au témoignage bouleversant de Vladek se mêle un portrait de la relation tendue que l’auteur entretient avec son père vieillissant.

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Mon avis…

Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous parler d’un livre que vous connaissez peut-être déjà. Mais, après tout, il y a probablement aussi une multitude de lecteurs et lectrices qui ne l’ont pas encore découvert… Maus, c’est une bande dessinée, ou plus précisément un roman graphique. C’est donc une œuvre longue, qui s’adresse plutôt aux adultes et à un public averti, habitué à la lecture de BD ou non. Art Spiegelman y raconte l’histoire de son père, Vladek, juif déporté à Auschwitz. Il raconte sa vie, depuis la montée du nazisme jusqu’à la Libération, en passant par la traque des juifs, les rafles, le travail forcé, la vie dans les camps… Pour faire ce récit, Art Spiegelman choisit de représenter les personnages comme des animaux. Les juifs, ici, sont des souris (maus en allemand), et les Allemands des chats. C’est un récit absolument passionnant et complet, réalisé avec beaucoup d’amour et de curiosité de la part d’un fils qui veut mieux comprendre son père.

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J’ai particulièrement aimé ce roman graphique. Tout, absolument tout est merveilleusement bien dessiné et écrit. C’est un chef d’œuvre. Rien n’est inutile. Même les moments où l’on voit le père et le fils échanger ensemble, mettant en scène l’écriture du roman graphique, sont indispensables à la compréhension. Ces moments permettent de mettre en évidence à la fois les séquelles laissées par l’expérience concentrationnaire et l’individualité de Vladek, dont on découvre aussi la personnalité avec plus de relief, à travers le regard de son fils, à la fois tendre et sans indulgence.

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Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce roman graphique, mais aucune ne saurait dire à quel point cette œuvre est fantastique. Lire Maus est une véritable expérience. Et celle-ci est tout bonnement inoubliable. Il s’agit, et ce n’est pas que mon humble avis, mais bien celui de millions de personnes, d‘une des œuvres qu’il faut à tout prix avoir lues au moins une fois dans sa vie. C’est une œuvre terriblement émouvante, qui interroge sur de nombreux sujets, et en particulier sur le travail de mémoire et l’héritage à conserver de ce terrible épisode de l’Histoire. Maus est un roman graphique chargé en émotions, de la joie à la tristesse, en passant par l’angoisse. Art Spiegelman nous montre l’humanité, dans tout ce qu’elle a de plus horrible et de plus beau, dans un simple livre. Chapeau bas, et merci.

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Carte d’identité du livre

Titre : Maus : un survivant raconte, l’intégrale
Auteur et illustrateur : Art Spiegelman
Traductrice : Judith Ertel
Éditeur : Flammarion
Date de parution : 14 janvier 2012 [1992]

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Coup de coeur

#371 Otto, autobiographie d’un ours en peluche – Tomi Ungerer

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Le résumé…

« J’ai compris que j’étais vieux le jour où je me suis retrouvé dans la vitrine d’un antiquaire. J’ai été fabriqué en Allemagne. Mes tout premiers souvenirs sont assez douloureux. J’étais dans un atelier et l’on me cousait les bras et les jambes pour m’assembler… »

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Mon avis…

Après vous avoir parlé de l’excellent Crictor, qui racontait l’histoire tendre et drôle d’un boa constrictor domestique, voici Otto, autobiographie d’un ours en peluche. Comme le titre l’indique, le narrateur est un nounours, qui retrace avec nous son parcours tumultueux. Otto est né en Allemagne. Sa première famille d’adoption est celle de David, un gentil garçon. Lorsque David, qui doit porter une étoile jaune, est un jour emmené avec sa famille par des hommes inquiétants, Otto est donné par le petit à son meilleur ami, Oskar. Mais la guerre le séparera encore de son nouveau propriétaire… À partir de l’histoire d’un objet attendrissant et attachant, pour lequel tout enfant a de l’affection, Tomi Ungerer nous raconte l’Histoire avec un grand H. Il parle aux enfants de l’horreur et de la cruauté de la guerre, mais avec beaucoup de douceur. C’est un livre absolument magnifique et touchant, plein de justesse et de pertinence. J’avoue avoir été étonnée de parcourir un album aussi délicat, qui permet de parler de sujets aussi durs avec autant de tact et de simplicité. Un seul mot : c’est beau. J’aurais aimé le découvrir lorsque j’étais enfant, je dois l’avouer. C’est aussi un très beau livre sur l’amitié, sur la fidélité, l’affection et la tolérance. Comme toujours, les livres de Tomi Ungerer sont d’une richesse folle ! C’est un auteur qui prend en considération l’intelligence des enfants, et les croit capable de comprendre l’essence des choses. Et ça, j’adore.

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Carte d’identité du livre

Titre : Otto, autobiographie d’un ours en peluche
Auteur : Tomi Ungerer
Traductrice : Florence Seyvos
Éditeur : L’École des Loisirs
Date de parution : 24 mai 2001 [1999]

5 étoiles

Tomi Ungerer

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#324 Le magasin jaune – Marc Trévidic

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Le résumé…

Au début de l’année 1929, un jeune couple rachète un magasin de jouets en faillite dans le quartier de Pigalle. Gustave et Valentine pensent qu’à vendre le bonheur, on ne peut que le trouver soi-même. Ils repeignent la boutique couleur mimosa : le magasin jaune naît. C’est un soleil. Les parents et les enfants tournent autour ; les jouets s’animent ; la vitrine s’illumine. Les odeurs et les bruits de la rue meurent à sa porte.
Mais au-dehors, le monde change. La crise financière puis politique obscurcit tout. Arrivent la guerre, l’Occupation allemande.
Le Magasin jaune sera-t-il préservé de la violence et de l’horreur ? Ou n’est-il qu’une prison d’illusions et de mensonges ? Gustave s’y enferme et y garde ses secrets. Valentine veut s’en échapper. Les enfants, seuls, continuent de jouer le jeu, avec à leur tête la princesse du Magasin jaune. Ils recréent le monde, l’imitent parfois, mais toujours préfèrent l’innocence du rêve à la violence du cauchemar.
De 1929 à 1942, de l’Art déco aux chars d’assaut, de Cole Porter à la musique militaire, Le Magasin jaune retrace l’histoire d’un lieu où joies et désespoirs se succèdent, où la résignation fait place à la résistance, tandis que le regard énigmatique et froid d’Arlequin nous met en garde : le bonheur est fragile comme une poupée de porcelaine.

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Marc Trévidic

Mon avis…

Le Magasin jaune est un roman dont l’intrigue s’étend essentiellement de l’entre-deux guerre à la période de la Seconde Guerre mondiale. On retrouve cependant des échos de la Grande Guerre, à travers la figure du père de Gustave notamment, et Marc Trévidic suggère avec subtilité les liens qui unissent les deux conflits. Il nous montre ainsi que l’Histoire est en quelque sorte un cycle, un éternel recommencement. Il situe son intrigue dans un cadre original : celui d’un charmant magasin de jouet, symbolisant l’enfance et sa persistance dans l’âme de chacun. Ainsi, il nous fait le portrait d’une époque violente, en la mettant en regard avec un univers tout à la fois féérique et attendrissant. Marc Trévidic joue sur les contrastes. Certains personnages, adultes, restent jeunes au fond d’eux, gardent l’espoir. D’autres, parfois des enfants, incarnent la cruauté du XXe siècle. L’auteur n’hésite pas à concevoir des êtres de papier complexes sur le plan psychologique. Leurs actes sont parfois inattendus, imprévisibles, à la manière de vraies personnes. Cela les rend d’autant plus attachants qu’ils sont imparfaits, comme nous tous. C’est pourquoi le récit familial prend toute son ampleur ici, on a envie de suivre les aventures de ces personnages, de la famille Pilon et de tous ceux qui l’entourent, du début à la fin.

Dans ce livre, j’ai beaucoup apprécié le regard tendre que pose l’auteur sur le monde qu’il nous décrit. Il est animé par l’espoir, l’optimisme, malgré les horreurs décrites ou suggérées. On a en effet un portrait fidèle de l’atmosphère parisienne sous l’Occupation, avec des scènes parfois brutales et toujours réalistes. Mais il y a surtout, dans ce roman, de véritables incarnations de la résistance, ou plutôt des résistances sous toutes leurs formes ! J’ai aimé que l’auteur sache rendre compte de la complexité et de la variété des réactions dans une telle situation. Tous les personnages agissent différemment, et chacun a ses propres motivations, ses raisons, ses buts. L’amour est au coeur de tout, bien sûr. Vous allez me dire que ça peut avoir l’air idéaliste tout ça, et je vous dirais oui, peut-être un peu. Et alors ? Après tout, la littérature est aussi là pour nous montrer que la lumière est toujours là, quelque part, même dans l’obscurité la plus profonde. En parlant de la Seconde Guerre mondiale, Marc Trévidic nous parle aussi d’aujourd’hui, de notre propre époque, de nous-mêmes. En bref, c’est un récit simple, fluide, tout à fait prenant, aux significations belles et profondes.

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En quelques mots…

parcours d’une famille
quand l’enfance rencontre l’horreur
résistance(s)
une très belle écriture
la petite histoire dans l’Histoire

Carte d’identité du livre

Titre : Le magasin jaune
Autrice : Marc Trévidic
Éditeur : JC Lattès
Date de parution : 07 mars 2018

5 étoiles

#319 Maria Vittoria – Elise Valmorbida

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Le résumé…

1923, dans un hameau perdu au coeur des Dolomites. Maria Vittoria est une jeune femme belle et discrète. Quand son père désigne pour elle son futur époux, Maria s’incline, et bientôt le couple fonde un foyer et ouvre un magasin. Or l’ombre du fascisme et la menace de la guerre pourraient bien rompre l’équilibre et séparer les familles.
Entre amour et haine, jalousie et générosité, foi et raison, Maria devra choisir son destin. Au prix, parfois, d’immenses sacrifices…

Mon avis…

J’ai été attirée par ce livre, en particulier car il se déroule en Italie, pays dont j’avoue méconnaître la façon dont il a vécu la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, cela m’intéressait beaucoup de découvrir le portrait de cette époque, de l’entre-deux guerres à l’après-guerre. C’est probablement l’aspect le plus enrichissant du livre, car on peut y lire les moeurs de la société italienne, en particulier celle des petits villages, et on y voit la façon dont y vivent les femmes, surtout. C’est un roman qui ne cherche aucunement à porter un jugement sur ses personnages, qui sont soumis à notre regard de lecteur du XXIe siècle. On y voit ainsi la description de la foi sans faille (ou presque) de Maria Vittoria et de la façon dont celle-ci est confrontée à la dure réalité du fascisme et de la guerre. Nous suivons une famille entière dans les affres du conflit, poussés à de nombreux sacrifices pour survivre… Pourtant, malgré cette focalisation sur un petit nombre de personnages, et en particulier sur une, Maria Vittoria, je n’ai pas réussi à m’attacher à eux. L’autrice n’a malheureusement pas su me tenir en haleine. Je n’ai ressenti ni joie, ni tristesse, pour ces êtres de papier. En fait, j’ai apprécié l’aspect historique et social de l’oeuvre, dans la mesure où on y explore un temps et un lieu, souvent méconnu de nous. Cependant, la dimension psychologique et l’intrigue elle-même m’ont paru sans attrait. J’en suis la première désolée, car j’aurais adoré prendre plus de plaisir à la lecture, vous vous en doutez bien. C’est donc une lecture en demie-teinte pour moi, à la fois intéressante car elle permet une meilleure compréhension d’une époque et d’un pays, mais en même temps souvent ennuyante…

En quelques mots…

saga familiale
Italie d’entre-deux guerres
une intrigue assez plate
instructif et intéressant

Carte d’identité du livre

Titre : Maria Vittoria
Autrice : Elise Valmorbida
Traductrice : Claire Desserrey
Éditeur : Préludes
Date de parution : 19 septembre 2018

3 étoiles

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Merci aux éditions Préludes et à NetGalley France pour cette lecture.

 

#140 Adieu Berlin – Waldtraut Lewin

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Le résumé…

Rita grandit a Berlin auprès de Sidonie, sa belle.-mère qu’elle aime tendrement. Son père, souvent absent, ne lui apporte que le confort matériel. Après l’arrivée au pouvoir de Hitler, il quitte Sidonie, que sa confession juive met en danger. Rita préfère rester avec sa mère d’adoption. Ensemble, elles décident de fuir au Maroc où vit une partie de leur famille. Le jour même de leur départ, Sidonie est arrêtée par la police nazie. Mais Rita ne renonce pas : une carte postale de Marrakech dans la poche et toute sa fortune cachée dans la doublure de ses vêtements, elle réussit à passer la frontière française. A Strasbourg, elle rencontre Gabriel, un Allemand recherché par les nazis qui survit en trafiquant de faux papiers. La peur et l’espoir vont jeter sur les routes de France ces deux solitudes que tout oppose… Une magnifique histoire d’amour entre deux êtres épris de liberté que seuls les hasards de l’Histoire pouvaient réunir.

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Mon avis…

Je ne connaissais pas ce roman avant de tomber dessus par hasard au détour d’un rayonnage Emmaüs à Lyon. Tentée bien évidemment par le prix, mais aussi par l’histoire, je n’ai pas hésité à en faire l’acquisition et à très vite le découvrir. Ce livre relate l’histoire de deux personnages, à l’existence purement fictive, cherchant tous deux à fuir le régime nazi. La jeune fille veut rejoindre le Maroc car elle est à moitié juive et fille d’un homme trop influent qui a choisi de sacrifier sa femme, juive, au profit de ses affaires. Le jeune homme, quant à lui, fait l’objet d’un ordre d’arrestation de l’armée allemande. Tous les deux, malgré leurs différences, vont se retrouver unis par le désir de liberté, et par un amour naissant. Le roman est raconté par ces deux personnages, chacun avec sa propre sensibilité, si bien que le lecteur est comme tout-puissant, possédant toutes les cartes en main pour s’attacher à chacun d’eux.

Le scénario en lui-même est assez recherché et change de certains romans sur la guerre qui semble tous se ressembler. Le lecteur est assez souvent surpris par la tournure des évènements et les pages se tournent sans demander leur reste. Cependant, j’ai regretté certaines choses, selon moi plutôt des erreurs de style d’écriture voire de maîtrise de l’intrigue… J’aurais aimé toucher du doigt plus de fragilité dans la relation naissante des personnages. On se rend vaguement compte que quelque chose change pour eux et qu’il devient plus difficile de laisser percevoir la force qu’ils doivent nécessairement montrer… Mais jamais on ne réaliste vraiment la passion qui les étreint, bien qu’on reste conscient de son existence. Certains rebondissements sont parfois peu réalistes, rendant finalement moins compte de la réalité que d’une certaine vision utopiste de l’auteur… L’écriture cherche à montrer que l’espoir n’est jamais vain, bien que la fin semble contredire ce propos, mais la cruauté de la guerre et la fragilité de ceux qui doivent la fuir font perdre au roman une part de son potentiel émotionnel.

Waldtraut Lewin

Waldtraut Lewin

Ma note…

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#69 La Bible de Darwin – James Rollins

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Le résumé…

Breslau, août 1945. Dans les décombres du IIIe Reich, un physicien allemand détenteur de secrets SS, fuit l’avancée soviétique.
De nos jours dans l’Himalaya. Au Népal, des moines bouddhistes ont été décimés par un mal inconnu. Sur place, Lisa Cummings, médecin, et Painter Crowe, agent de la Sigma Force, découvrent qu’ils semblent avoir sombré dans la folie et le cannibalisme.
Au même moment, à Copenhague. L’exemplaire de la Bible ayant appartenu à Charles Darwin doit être mis aux enchères et déchaîne une lutte meurtrière pour sa possession. Quel secret recèlent ces pages soigneusement annotées ?
Plus de soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les monstres dont rêvaient d’accoucher le IIIe Reich sont sur le point de voir le jour…

Mon avis…

Je me suis lancée dans la lecture de ce livre après ma découverte d’Amazonia, qui est à ce jour un de mes plus gros coups de cœur depuis que j’ai commencé ce blog. Je voulais découvrir un autre livre de l’auteur et voir si oui ou non ma très bonne impression se confirmait : James Rollins peut-il entrer dans la liste de mes auteurs favoris ? Bien sûr, il faudra que je découvre encore certains de ses ouvrages pour pouvoir donner une réponse ferme et définitive à cette question. Mais je peux déjà esquisser un avis plutôt favorable sur cet écrivain. En effet, La Bible de Darwin est une œuvre très plaisante, riche en enseignements, comme a pu l’être Amazonia. On apprend énormément de choses sur les recherches secrètes des nazis en matière de sciences. On découvre des choses que l’on ignorait jusque-là, même en ayant fait des études d’histoire. Les personnages sont toujours aussi attachants et l’intrigue toujours aussi prenante. Rollins n’épargne pas son lecteur et n’hésite pas à faire des victimes dans les rangs, il blesse ou condamne certains de ses personnages sans scrupules, mais c’est pour notre plus grand plaisir !

L’histoire est passionnante, on ne peut pas lui reprocher un manque d’action car on est servi, on se croirait dans un film d’aventure mais en mille fois plus détaillé et prenant. Pour autant, ce livre n’arrive pas à la hauteur d’Amazonia, qui dépasse réellement tout ce que j’avais pu imaginer. Je crois que mon coup de cœur pour cet ouvrage de Rollins ne pourra pas être surpassé par un autre, peut-être aussi car c’était le premier que je lisais, je ne sais pas. En tout cas, j’ai quand même pris beaucoup de plaisir à ma lecture de La Bible de Darwin, même si je suis parfois restée un peu dubitative face à certaines explications scientifiques. Je suis une littéraire, moi, pas Einstein, donc parfois j’ai légèrement galéré ! Mais globalement, on comprend bien l’ensemble des éléments nécessaires à l’intrigue. Le fil conducteur est passionnant, le sujet des nazis a beau avoir été exploré des dizaines et des dizaines de fois dans les livres, James Rollins parvient quand même à nous surprendre avec cette projection très actuelle de la recherche de la race supérieure.

On est perturbé par ce livre, car il est tiré de faits réels et avérés. On peut dire que c’est du concret, contrairement à Amazonia qui partait parfois un peu dans des réalités augmentées (mais toujours plausibles). Cet auteur est donc devenu pour moi une valeur sûre que je conseille à tout le monde. La Bible de Darwin n’est pas le meilleur que vous puissiez lire, d’autant que c’est en fait le second d’une série avec pour protagonistes l’équipe de Sigma Force (mais ça ne m’a absolument pas gêné dans ma lecture, même si je n’ai pas lu le premier, car les intrigues sont isolées). Bref, commencez par Amazonia et ensuite tentez les autres, et je pense que vous y prendrez beaucoup de plaisir. En tout cas, avoir lu ces deux livres m’a vraiment fait du bien ! Mais du coup, j’avoue avoir du mal à passer à autre chose, snif ! James Rollins écrit vraiment très bien et j’aimerais maintenant me plonger dans son adaptation littéraire des aventures d’Indiana Jones (oui oui, il a écrit un livre tiré du dernier film de l’archéologue le plus connu de la planète !).

Ma note…

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