#404 Miroir de nos peines – Pierre Lemaitre

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Le résumé…

Avril 1940. Louise, trente ans, court, nue, sur le boulevard du Montparnasse. Pour comprendre la scène tragique qu’elle vient de vivre, elle devra plonger dans la folie d’une période sans équivalent dans l’histoire où la France toute entière, saisie par la panique, sombre dans le chaos, faisant émerger les héros et les salauds, les menteurs et les lâches… Et quelques hommes de bonne volonté.

Mon avis…

Ceux et celles qui ont l’habitude de passer sur ce blog ou de discuter avec moi connaissent mon amour inconditionnel pour les romans de Pierre Lemaitre. Je vous ai déjà parlé ici d’Alex, de Trois jours et une vie, et évidemment d’Au revoir là-haut – sur lequel j’ai même eu l’occasion de travailler lors de recherches universitaires – et de sa suite Couleurs de l’incendie. Et bien c’est le tome 3 de la trilogie Les Enfants du désastre que je vous présente aujourd’hui. Après les aventures d’Albert Maillard et Édouard Péricourt, les deux soldats de la Grande Guerre, et celles de Madeleine Péricourt, jeune femme hors-norme piégée dans un monde d’hommes, c’est désormais l’histoire de Louise qui nous est relatée. Si vous avez lu Au revoir là-haut, ce prénom ne devrait pas vous être inconnu. C’est en effet la fille de la logeuse d’Édouard et Albert que nous rejoignons ici dans les rues de Paris.

Comme pour Couleurs de l’incendie, il convient de préciser qu’il n’est aucunement indispensable d’avoir lu les précédents livres pour comprendre celui-ci. Les trois tomes sont complètement indépendants et le lecteur novice se voit rappeler les quelques liens entre chaque roman, qui ne jouent en réalité aucun rôle dans leurs intrigues respectives. Après nous avoir fait visiter le Paris des années 20, puis celui des années 30, direction les années 40 avec Louise, désormais trentenaire. Institutrice célibataire, elle semble bien perdue dans sa vie au moment où l’un des plus gros bouleversements du siècle est sur le point d’advenir. Avec elle, nous découvrons la drôle de guerre, ces tous premiers mois du conflit, caractérisés par leur étrangeté et leur absence de ressemblance avec tout ce qui était connu avant.

Pierre Lemaitre nous fait également vivre l’exode, à la fois avec Louise qui nous permet de connaître celui des populations pauvres et modestes, et avec Gabriel et Raoul, qui nous entraînent dans la débâcle, cette fuite des forces armées devant la redoutable avancée allemande. D’autres personnages, tous aussi intéressants, viennent se greffer à eux, comme le garde mobile Fernand, qui doit escorter des prisonniers vers une destination inconnue, et qui illustre à lui seul l’égarement et le désarroi de l’état français en cette période troublée. Pierre Lemaitre ajoute aussi sa pointe d’excentricité avec, là encore, un personnage subversif – bien qu’ils le soient tous un peu -, à savoir Désiré : un homme qui change sans cesse d’identité pour s’attribuer tous les rôles qu’il souhaite. Ce caméléon un brin arnaqueur devient tantôt médecin, censeur, avocat ou encore curé, ne se lassant jamais de changer de peau.

Encore une fois, c’est une fresque complexe mais savamment orchestrée que nous livre Pierre Lemaitre. Tous les personnages évoluent selon leurs propres trajectoires, jusqu’à la très attendue rencontre finale. Portrait fidèle d’une époque, ce roman charmera très certainement les amateurs de romans historiques et sociaux. Tout en suivant les aventures rocambolesques et passionnantes de tous ces personnages, le lecteur découvre ces années d’inquiétude et de chaos, peinte avec beaucoup de réalisme et de fidélité. Ce qui m’a été le moins agréable dans cette lecture, pour être honnête, c’est de savoir que ce roman était le dernier de la trilogie… J’ai eu le sentiment de voir se clore un épisode de ma vie, durant lequel j’attendais avec excitation la sortie de ces précieuses pages. Je me dis néanmoins que cette aventure laissera, je l’espère, place à une autre.

En attendant, je peux d’ores et déjà vous dire que les trois romans des Enfants du désastre sont tous des chefs d’œuvre. Si cela vous intrigue et que vous ne connaissez pas, n’hésitez pas à vous y plonger, vous n’en ressortirez pas déçus, je vous l’assure. Vous pouvez soit commencer par Au revoir là-haut, le premier tome, et lire les romans de façon chronologique, comme je l’ai fait moi-même, ou choisir celui dont la thématique vous parle le plus. Ce troisième tome, malgré toutes ses qualités, est peut-être celui que j’ai le moins aimé, car il n’a pas la même fraicheur et la même audace que les deux précédents. Mais je pense que cela est aussi lié à la volonté de réalisme de Pierre Lemaitre, qui souhaitait coller à l’esprit de l’époque. Ce sont en effet des temps sombres qui s’ouvrent dans Miroir de nos peines. Et même si je suis très attachée à Au revoir là-haut, qui est un roman avec lequel j’ai une grosse histoire personnelle, je dois avouer que mon préféré reste Couleurs de l’incendie, notamment pour ses thématiques liées à la place des femmes dans la société, qui sont d’ailleurs reprises ici avec l’histoire de Louise. Maintenant, à vous de vous faire votre opinion de cette trilogie qui, à coup sûr, aura sa place dans l’histoire littéraire du XXIe siècle. Bonne lecture !

Carte d’identité du livre

Titre : Miroir de nos peines
Auteur : Pierre Lemaitre
Éditeur : Albin Michel
Date de parution : 02 janvier 2020

5 étoiles

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#269 Couleurs de l’incendie – Pierre Lemaitre

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Le résumé…

Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l’empire financier dont elle est l’héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d’un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
Face à l’adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l’ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d’intelligence, d’énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d’autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l’incendie qui va ravager l’Europe.

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Mon avis…

Oh, que je l’attendais ce livre… Vous le savez probablement, Couleurs de l’incendie est le second tome d’une trilogie que Pierre Lemaitre a entamée en 2013 avec l’excellent et inoubliable Au revoir là-haut. Ne vous attendez pas à retrouver tous les personnages plus ou moins attachants du premier livre, mais à en découvrir de nouveaux et à en redécouvrir certains. Que de surprises, pour cette nouvelle aventure. Pierre Lemaitre continue dans le portrait grinçant et ironique d’une société corrompue. Une fois encore, il donne la parole aux faibles et aux exclus, en nous livrant le récit de la longue et difficile émancipation d’une femme écrasée par les désirs et les ambitions des hommes qui l’entourent : Madeleine Péricourt. La sœur d’un des deux héros d’Au revoir là-haut, que l’on a pu croiser à quelques reprises dans le premier roman, se révèle ici dans toute sa complexité, à la fois pantin aux mains d’une société patriarcale guidée par la soif du capital et femme déterminée n’abandonnant jamais malgré les obstacles. J’ai aimé la force de ce personnage, qui subit le pire et se relève, animée par une soif de revanche comme on n’en connait qu’un équivalent : celle de son frère Edouard Péricourt.

Couleurs de l’incendie est un roman qui mêle très habilement la description d’une période historique complexe – l’entre-deux guerres, l’affirmation du capitalisme, la montée des fascismes, la vague nazie… – et l’aventure individuelle (mais pas individualiste) d’un personnage exceptionnel. Tout commence par un événement : l’enterrement de Marcel Péricourt, marqué par la défenestration tragique de Paul, le fils de Madeleine et du fameux lieutenant d’Aulnay-Pradelle (que l’on a aimé détester dans Au revoir là-haut). Autant dire un début en fanfare… on ne peut plus catastrophique ! Madeleine se retrouve seule, sans la protection paternelle, devant faire face aux ambitions de tous les hommes qui l’entourent, voyant en elle avant tout l’héritière d’une grande fortune… et se voit confrontée à la pire épreuve qu’une mère puisse connaître… Comment va-t-elle s’en sortir ? Ce roman est son récit. C’est l’histoire de Madeleine, malmenée par une société cruelle et manipulatrice, parce qu’elle est une femme, qu’elle est seule et qu’elle se voudrait indépendante. Et à cette histoire s’en mêlent d’autres. Pierre Lemaitre nous raconte des destins de femmes, toutes différentes et uniques à leur façon. Qu’elle est riche, cette galerie de personnages ! Un brin féministe aussi ?

Chapeau bas, monsieur Lemaitre ! Vous avez relevé le délicat défi d’écrire une suite aussi réussie qu’Au revoir là-haut. Il s’agit d’une suite, oui, mais très différente par son intrigue. Pourtant, nous retrouvons tous ce que nous avions aimé dans le premier livre : le subtil humour noir, les manipulations merveilleusement orchestrées, les soifs inextinguibles de vengeance, les personnages d’une complexité et d’une psychologie admirable, le portrait passionnant d’un temps et d’une société, et surtout une histoire addictive faisant de ce roman un véritable bijou que l’on ne peut plus lâcher ! Faire différent tout en restant fidèle à l’esprit si particulier d’Au revoir là-haut, Pierre Lemaitre a su répondre à cette exigence. Commencer l’année 2018 par un tel livre en deviendrait presque embêtant : il faut réussir désormais à passer à un autre roman…

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Coup de cœur

P-to-P, à venir : Au revoir là-haut

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Sortie le 25 octobre 2017

Réalisateur : Albert Dupontel

Casting : Albert Dupontel, Laurent Lafitte, Niels Arestrup, Emilie Dequenne, Mélanie Thierry…

D’après l’oeuvre de Pierre Lemaitre

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SYNOPSIS

Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de génie, l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l’entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire…

La bande-annonce, c’est ici !

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Résumé du livre… 

Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Edouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d’eux. Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants. Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Edouard, artiste flamboyant devenu une « gueule cassée », est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à l’exclusion. Refusant de céder à l’amertume ou au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d’une audace inouïe qui mettra le pays tout entier en effervescence… Et élever le sacrilège et le blasphème au rang des beaux-arts. Bien au delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare, ce roman est l’histoire caustique et tragique d’un défi à la société, à l’Etat, à la famille, à la morale patriotique, responsables de leur enfer. Dans la France traumatisée de l’après guerre qui compte son million et demi de morts, ces deux survivants du brasier se lancent dans une escroquerie d’envergure nationale d’un cynisme absolu. De Robe de marié à Sacrifices, cinq romans noirs, couronnés par de nombreux prix, ont valu à Pierre Lemaitre un succès critique et public exceptionnel.

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Chronique d’Au revoir là-haut, roman de Pierre Lemaitre. 

Extrait de la chronique :

« Pierre Lemaitre peint ici le portrait de deux soldats, tous droits sortis de son imagination et pourtant terriblement réalistes. Albert et Edouard bondissent des pages, s’animent. Ils ne sont pas noyés sous les mots, au contraire, chaque lettre leur donne du relief, de la profondeur aussi. J’ai été très touchée par ces deux personnages, et derrière eux par tous ces hommes revenus blessés de la guerre, les « gueules cassées » comme on les appelle mais aussi tous ceux dont c’était l’âme qui était cassée. »

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#217 Trois jours et une vie – Pierre Lemaitre

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Le résumé…

À la fin de décembre 1999, une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt. Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir. Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien…

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Mon avis…

Oh, Pierre Lemaitre, un de mes auteurs français préférés… Je l’admire, je l’adore, je le vénère… Alors, quand je l’ai vu passer à La Grande Librairie sur France 5, vous imaginez bien que j’étais au rendez-vous. J’étais là aussi lorsqu’il est allé sur le plateau de Laurent Ruquier dans On n’est pas couché (passage que j’ai d’ailleurs adoré et qui a achevé de me séduire !). Je suis donc, vous l’aurez compris, une grande fan. Alors je ne pouvais pas rater son nouveau roman. En même temps, qu’est-ce qui est pire que l’angoisse d’être déçue par un de ses auteurs favoris ? Alex avait été une découverte plus que surprenante et satisfaisante, et j’ai été très heureuse de remarquer lors de mon séjour en Ecosse que ce roman avait été traduit en anglais (je l’ai même offert à plusieurs proches anglophones qui étaient très contents de découvrir un auteur français). Au revoir là-haut est une des lectures qui m’ont le plus marqué dans ma vie, et dont je me souviendrais jusqu’à la fin de mes jours, j’en suis certaine. C’est un coup de cœur comme on en fait peu. Bref, Pierre Lemaitre avait mis la barre très haute dans mon esprit. Alors, Trois jours et une vie était à la fois l’objet d’une attente inconditionnelle et excitante, mais aussi celle d’une inquiétude croissante, la peur d’être déçue.

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 Je peux d’ores et déjà vous rassurer, le mot « déception » n’est pas approprié pour qualifier ce roman, loin de là. Je tiens cependant à souligner que Trois jours et une vie est vraiment très différent des précédents livres de Pierre Lemaitre. Ce n’est pas un thriller comme il en a fait avec le commissaire Verhoeven, ni un excellent roman historique (un chef d’œuvre, plutôt) comme Au revoir là-haut. C’est un peu un inclassable. Thriller ? Pas tout à fait. Roman policier ? Non plus, ce n’est pas totalement ça… Roman « social » ? Non plus… Alors quoi ? Je ne sais pas, c’est une sorte d’inclassable, de la littérature tout simplement ! Et, en littérature, Pierre Lemaitre est très bon. Tous ses romans ont en eux une touche de génie littéraire, ce qui est très agréable. Celui-ci ne fait pas exception à la règle. Nous suivons l’histoire d’un enfant qui, accidentellement, en tue un autre, cache son crime par peur de ce qui pourrait advenir… Un enfant à qui l’on pardonne car, justement, c’est un enfant… Mais un enfant qui va grandir, devenir adulte, en contemplant les conséquences de son acte, en comprenant tout ce que les autres ne comprennent pas, en étant parfaitement conscient que cet accident va être l’accident de sa vie.

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Le point de vue est extrêmement original. Il est rare de suivre les pensées d’un meurtrier, plus particulièrement lorsqu’il s’agit d’un enfant, et c’est encore plus rare quand c’est fait avec autant de virtuosité qu’en déploie Pierre Lemaitre. Il est vrai que le coup de cœur n’a pas été au rendez-vous sur ce roman, puisque je ne lui mets « que » 18 pour conclure mon expérience de lecture… Mais cela reste une expérience personnelle. Je pense que j’ai été assez perturbée par le rythme du roman, très lent, et la narration à la troisième personne n’était pas forcément ce que j’aurais choisi. Or, je ne suis pas l’auteur, donc je dois respecter son choix. Ecrire en « je » aurait probablement tout changé à la perception de la situation, et nous restons comme un témoin privilégié mais gênant de l’acte terrible commis par ce gamin. Je vous ai dit que le rythme du roman était lent, mais, pour autant, je l’ai trouvé trop court. C’est assez paradoxal… Je ne saurais pas expliquer ce sentiment. Je pense que cela est dû à l’absence de morale de cette histoire, à son terrible réalisme. Pour le coup, Trois jours et une vie se rapproche beaucoup de Au revoir là-haut, dans le sens où l’auteur nous fait toucher du doigt une réalité terrible, qu’on peine à imaginer alors qu’elle se joue sous nos yeux.

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Point de féérie comme chez Gilles Paris et son Autobiographie d’une courgette, dont l’histoire est assez proche mais le traitement radicalement différent. Pierre Lemaitre met ici en scène la cruauté de la vie, sa cruauté la plus banale. Le roman est magnifique en ce sens. Il place le lecteur dans une position désagréable, bancale, déconcertante… Il laisse un goût amer, un malaise… Il est difficile de mettre des mots sur ces sensations, et c’est pour cela que je voudrais vous pousser, vraiment, à lire ce roman. Trois jours et une vie est un de ces livres qu’on ne peut comprendre qu’en les lisant. Et je pense que cette expérience ne devrait pas être vécue seulement par quelques lecteurs. J’aimerais que vous y preniez part, vous aussi… et peut-être que vous mettiez des mots sur ce que j’ai ressenti, ou qu’au contraire vous soyez, comme moi, perdue, privée de vocabulaire face à ces pages.

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Ma note…

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#127 Alex – Pierre Lemaitre

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Le résumé…

Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante. Est-ce pour cela qu’on l’a enlevée, séquestrée et livrée à l’inimaginable ? Mais quand le commissaire Verhoeven découvre enfin sa prison, Alex a disparu. Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien, ni personne. Un thriller glaçant qui jongle avec les codes de la folie meurtrière, une mécanique diabolique et imprévisible où l’on retrouve le talent de l’auteur de Robe de mariée.

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Mon avis…

J’ai trouvé ce roman sur la réderie (brocante) de mon quartier, sans connaître ni l’auteur ni l’œuvre. Le résumé m’a énormément tenté, étant une grande fan de thrillers, mais je ne m’attendais pas pour autant à lire quelque chose d’exceptionnel. Le début m’a semblé confirmer cette idée puisqu’à priori il n’y a rien d’exceptionnel dans l’intrigue de départ : une jeune fille enlevée et séquestrée. Mais au bout d’une petite partie du roman, cette intrigue est déjà « résolue » en partie car Alex arrive à s’échapper de la cage dans laquelle elle a été retenue… Verhoeven commence à se douter des secrets que cache cette jeune fille… Et là, on rentre dans le vif du sujet…

Le roman déjà très prenant devient tout simplement passionnant et je ne parvenais même plus à le lâcher, on passe de surprise en surprise, on enchaîne les rebondissements et surtout les retournements de situations. Quand la victime devient suspecte, puis de nouveau victime, etc., c’est le lecteur qui est mis à rude épreuve. Ce thriller est un véritable chef d’œuvre et une grande réussite de Pierre Lemaitre, qu’on pourrait surnommer « le maître du suspense » car jamais une seule fois je me suis doutée de la fin. L’intrigue est exceptionnellement bien ficelée et je n’en ai pas cru mes yeux. Je conseille très vivement ce thriller à tous ceux qui aiment le genre, n’hésitez pas !

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Ma note…

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