Challenge 1% rentrée littéraire 2018

challenge rl

Bonjour à tous et à toutes !

Cette année, j’ai décidé de ne pas faire les choses dans mon coin et de participer au challenge 1 % rentrée littéraire 2018 organisé par le blog Délivrer des livres !

Alors vous me demanderez… mais en quoi ça consiste ?

Et bien, tout simplement, il s’agit de lire 1% des livres de cette rentrée littéraire, qui va nous amener dans les rayons pas moins de 567 nouveaux bouquins ! Donc, pour ce challenge, il faudra lire 6 livres, et bien évidemment il n’est pas interdit de viser plus haut encore.

Le challenge est ouvert d’août 2018 (consultez ma sélection aoûtienne ici !) au 31 janvier 2019. Cela donnera lieu à un bilan en septembre et à mi-parcours.

La liste des participant.e.s est présente sur blog Délivrer des livres, et vous trouverez sur le groupe Facebook les liens des chroniques publiées !

rentrée littéraire

Mes chroniques de la rentrée littéraire : 

danslesbrasdeverdun brexitromance

mariavittoria habitude

 

Publicités

Ma wishlist de la rentrée littéraire – août 2018

rentrée littéraire

Et oui, nous entrons bientôt dans une saison délicieuse pour les lecteurs et lectrices de tous horizons… la rentrée littéraire ! Cette année, encore de belles découvertes en perspective. Pour ma part, j’ai déjà craqué sur quelques titres.

Voici ma wishlist pour cette rentrée littéraire d’automne 2018, en commençant par le mois d’août ! Maintenant, le porte-monnaie suivra-t-il ? J’en doute…

Parutions du 16 août 2018

Les cigognes sont éternelles – Alain Mabanckou (Seuil)

Résumé : À Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l’Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l’arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l’apprentissage du mensonge. Partant d’un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l’intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l’âme humaine à travers le regard naïf d’un adolescent qui, d’un coup, apprend la vie et son prix.

Frère d’âme – David Diop (Seuil)

Résumé : Un matin de la Grande Guerre, le capitaine Armand siffle l’attaque contre l’ennemi allemand. Les soldats s’élancent. Dans leurs rangs, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui se battent alors sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d’Alfa, son ami d’enfance, son plus que frère. Alfa se retrouve seul dans la folie du grand massacre, sa raison s’enfuit. Lui, le paysan d’Afrique, va distribuer la mort sur cette terre sans nom. Détaché de tout, y compris de lui-même, il répand sa propre violence, sème l’effroi. Au point d’effrayer ses camarades. Son évacuation à l’Arrière est le prélude à une remémoration de son passé en Afrique, tout un monde à la fois perdu et ressuscité dont la convocation fait figure d’ultime et splendide résistance à la première boucherie de l’ère moderne.

Les heures rouges – Leni Zumas (Presses de la Cité)

Résumé : États-Unis, demain. Avortement interdit, adoption et PMA pour les femmes seules sur le point de l’être aussi. Non loin de Salem, Oregon, dans un petit village de pêcheurs, cinq femmes voient leur destin se lier à l’aube de cette nouvelle ère. Ro, professeur célibataire de quarante-deux ans, tente de concevoir un enfant et d’écrire la biographie d’Eivor, exploratrice islandaise du XIXe siècle. Des enfants, Susan en a, mais elle est lasse de sa vie de mère au foyer – de son renoncement à une carrière d’avocate, des jours qui passent et se ressemblent. Mattie, la meilleure élève de Ro, n’a pas peur de l’avenir : elle sera scientifique. Par curiosité, elle se laisse déshabiller à l’arrière d’une voiture… Et Gin. Gin la guérisseuse, Gin au passé meurtri, Gin la marginale à laquelle les hommes font un procès en sorcellerie parce qu’elle a voulu aider les femmes.

La guérilla des animaux – Camille Brunel (Alma)

Résumé : Comment un jeune Français baudelairien devient-il fanatique de la cause animale ? C’est le sujet du premier roman de Camille Brunel qui démarre dans la jungle indienne lorsqu’Isaac tire à vue sur des braconniers, assassins d’une tigresse prête à accoucher. La colère d’Isaac est froide, ses idées argumentées. Un profil idéal aux yeux d’une association internationale qui le transforme en icône mondiale sponsorisée par Hollywood. Bientôt accompagné de Yumiko, son alter-ego féminin, Isaac court faire justice aux quatre coins du globe.

Parutions du 22 août 2018

Chien-loup – Serge Joncour (Flammarion)

Résumé : L’idée de passer tout l’été coupés du monde angoissait Franck mais enchantait Lise, alors Franck avait accepté, un peu à contrecoeur et beaucoup par amour, de louer dans le Lot cette maison absente de toutes les cartes et privée de tout réseau. L’annonce parlait d’un gîte perdu au milieu des collines, de calme et de paix. Mais pas du passé sanglant de cet endroit que personne n’habitait plus et qui avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première Guerre mondiale.
Et pas non plus de ce chien sans collier, chien ou loup, qui s’est imposé au couple dès le premier soir et qui semblait chercher un maître. En arrivant cet été-là, Franck croyait encore que la nature, qu’on avait apprivoisée aussi bien qu’un animal de compagnie, n’avait plus rien de sauvage ; il pensait que les guerres du passé, où les hommes s’entretuaient, avaient cédé la place à des guerres plus insidieuses, moins meurtrières.
Ça, c’était en arrivant. Serge Joncour raconte l’histoire, à un siècle de distance, d’un village du Lot, et c’est tout un passé peuplé de bêtes et anéanti par la guerre qu’il déterre, comme pour mieux éclairer notre monde contemporain. En mettant en scène un couple moderne aux prises avec la nature et confronté à la violence, il nous montre que la sauvagerie est toujours prête à surgir au coeur de nos existences civilisées, comme un chien-loup.

Tous les hommes désirent naturellement savoir – Nina Bouraoui (JC Lattès)

Résumé : Tous les hommes désirent naturellement savoir est l’histoire des nuits de ma jeunesse, de ses errances, de ses alliances et de ses déchirements. C’est l’histoire de mon désir qui est devenu une identité et un combat. J’avais dix-huit ans. J’étais une flèche lancée vers sa cible, que nul ne pouvait faire dévier de sa trajectoire. J’avais la fièvre. Quatre fois par semaine, je me rendais au Kat, un club réservé aux femmes, rue du Vieux-Colombier. Deux coeurs battaient alors, le mien et celui des années quatre-vingt. Je cherchais l’amour. J’y ai appris la violence et la soumission. Cette violence me reliait au pays de mon enfance et de mon adolescence, l’Algérie, ainsi qu’à sa poésie, à sa nature, sauvage, vierge, brutale. Ce livre est l’espace, sans limite, de ces deux territoires.

Le malheur du bas – Ines Bayard (Albin Michel)

Résumé : « Au coeur de la nuit, face au mur qu’elle regardait autrefois, bousculée par le plaisir, le malheur du bas lui apparaît telle la revanche du destin sur les vies jugées trop simples ». Dans ce premier roman suffoquant, Inès Bayard dissèque la vie conjugale d’une jeune femme à travers le prisme du viol. Un récit remarquablement dérangeant.

L’habitude des bêtes – Louise Tremblay (Delcourt)

Résumé :  « J’avais été heureux, comblé et odieux. Je le savais. En vieillissant, je m’en suis rendu compte, mais il était trop tard. Je n’avais pas su être bon. La bonté m’est venue après, je ne peux pas dire quand exactement. » C’est le jour sans doute où un vieil Indien lui a confié Dan, un chiot. Lorsque Benoît Lévesque est rentré à Montréal ce jour-là, il a fermé pour la vie son cabinet dentaire et les volets de son grand appartement. Ce n’est pas un endroit pour Dan, alors Benoît décide de s’installer pour de bon dans son chalet du Saguenay, au cœur du parc national. Il y mène une vie solitaire et tranquille, ponctuée par les visites de Rémi, un enfant du pays qui lui rend de menus services, et par la conversation de Mina, une vieille dame sage. Mais quand vient un nouvel automne, le fragile équilibre est rompu. Parce que Dan se fait vieux et qu’il est malade. Et parce qu’on a aperçu des loups sur le territoire des chasseurs, dans le parc. Leur présence menaçante réveille de vieilles querelles entre les clans, et la tension monte au village…Au-delà des rivalités, c’est à la nature, aux cycles de la vie et de la mort, et à leur propre destinée que devront faire face les personnages tellement humains de ce court roman au décor majestueux.

Parutions du 23 août

Le roman de Jeanne – Lidia Yuknavitch (Denoël)

Résumé : Anéantie par les excès de l’humanité et des guerres interminables, la Terre n’est plus que cendres et désolation. Seuls les plus riches survivent, forcés de s’adapter à des conditions apocalyptiques. Leurs corps se sont transformés, albinos, stériles, les survivants se voient désormais contraints de mourir le jour de leurs cinquante ans. Tous vivent dans la peur, sous le joug du sanguinaire Jean de Men. Christine Pizan a quarante-neuf ans. La date fatidique approche . Rebelle, artiste, elle adule le souvenir d’une héroïne, Jeanne, prétendument morte sur le bûcher. Jeanne serait la dernière à avoir osé s’opposer au tyran. En bravant les interdits et en racontant l’histoire de Jeanne, Christine parviendra-t-elle à faire sonner l’heure de la rébellion ?

Le bûcher – György Dragomán (Gallimard)

Résumé : La Roumanie vient tout juste de se libérer de son dictateur. Les portraits du camarade général ont été brûlés dans la cour de l’internat où Emma, treize ans, arrivée après la mort tragique de ses parents, cherche encore à s’orienter. Quand une inconnue se présente comme étant sa grand-mère, elle n’a d’autre choix que de la suivre dans sa ville natale. Cette femme étrange partage sa maison avec l’esprit de son mari défunt et pratique la sorcellerie. Mais Emma comprend vite qu’il y a d’autres raisons à l’accueil malveillant que lui réservent les habitants de la ville. Peu à peu, elle découvre les secrets de sa famille. Profondément traumatisée et compromise par l’histoire qu’a traversée son pays, sa grand-mère a utilisé les pouvoirs de la magie pour surmonter des décennies dominées par la peur, la manipulation et la terreur. Et c’est cette force-là qu’Emma tente à son tour de libérer en elle pour trouver sa place dans un monde de nouveau bouleversé.

Parutions du 30 août 2018

L’Ange de l’histoire – Rabih Alameddine (Escales)

Résumé : Le temps d’une nuit, dans la salle d’attente d’un hôpital psychiatrique, Jacob, poète d’origine yéménite, revient sur les événements qui ont marqué sa vie : son enfance dans un bordel égyptien, son adolescence sous l’égide d’un père fortuné, puis sa vie d’adulte homosexuel à San Francisco dans les années 1980, point culminant de l’épidémie du sida. Mais Jacob n’est pas seul : Satan et la Mort se livrent un duel et se disputent son âme, l’un le forçant à se remémorer son passé douloureux, l’autre le poussant à oublier et à renoncer à la vie. En dressant le portrait bouleversant et tout en finesse d’un homme hanté par les souvenirs, Rabih Alameddine livre un texte éblouissant d’érudition et d’imagination, imprégné à la fois d’humour, de violence et de tendresse. Surtout, il nous rappelle l’urgence et la nécessité de se confronter au passé et de ne pas céder à l’oubli.

Règles douloureuses – Kopano Matlwa (Le Serpent à Plumes)

Résumé : Nous sommes en 2015, en Afrique du Sud. Des années durant, Masechaba a souffert de douleurs chroniques liées à une endométriose. Le sang a forgé son caractère, non seulement il a fait d’elle une personne solitaire, presque craintive, mais il l’a aussi poussé à devenir médecin. Quand débute le roman, elle est interne dans un hôpital. Dans le flux ininterrompu des patients, elle s’interroge sur sa capacité à les aimer tous, à leur donner toutes ses forces, tout son dévouement. Elle doute souvent, à l’opposé de sa meilleure amie, son modèle qui bien souvent pourtant l’ignore, voire la rudoie, Nyasha. Nyasha est zimbabwéenne, or l’Afrique du Sud vit alors une époque de racisme brutal.
Un jour, après avoir été accusée par son amie de ne pas avoir pris assez soin d’un patient étranger blessé lors d’émeutes xénophobes, elle décide de publier une pétition demandant le retour à la tolérance et à des valeurs humanistes. En retour, elle sera violée par trois hommes, pour lui apprendre à rester à sa place.

Le complexe d’Hoffman – Colas Gutman (éditions de l’Olivier)

Résumé : « Le petit Hoffman, il vous dira rien de sa maman. Il dit qu’elle est morte mais quand tu vas chez elle, tu vois bien qu’elle est vivante. Il m’a choisi pour me raconter son histoire. Elle n’est franchement pas triste. Je suis Lakhdar CM1, et certains disent que je suis dix-lexique. Le petit Hoffman, il a reçu une lettre dans son école. Des lois anti-alsaciennes, qu’il n’a pas le droit de faire du sport, d’aller au square ou même aux toilettes. Le petit Hoffman, quand il chasse pas les nazis de son école ou qu’il fait l’assistant respiratoire pour sa maman dépressionnaire, il écrit un livre : 83 ans. C’est l’histoire d’un type qui ne peut pas mourir avant cet âge fatal, mais ce n’est pas du tout une histoire pour enfants, parce que de l’enfance, Simon Hoffman, il n’en a jamais eu. » Burlesque, émouvant, et parfaitement irrespectueux, Le complexe d’Hoffman décrit un monde où la bonté est rare et la sécurité absente.

Et vous, avez-vous repéré des titres auxquels vous ne résisterez pas ?

Rendez-vous le mois prochain pour la sélection de septembre !

Les sorties poche à ne pas rater en août 2018 !

sortiespoche

Parler des nouveautés, c’est souvent parler de livres en grand format ! Par chance, elles finissent presque toujours par sortir en poche ! Alors voici une petite sélection d’ouvrages à paraître bientôt dans un format et un prix plus intéressant.

Alors…

À VOS AGENDAS !

9782264070951FS

Parution le 16 août 2018 aux éditions 10/18.

Pour qui ? Pour celles et ceux qui ont envie d’une dystopie très originale par la talentueuse autrice de La Servante écarlate. C’est le coeur qui lâche en dernier est dans la même lignée que ce texte plus connu, mais se distingue par un humour beaucoup plus prononcé, tendant parfois vers un cynisme grinçant et plaisant. Une lecture atypique qu’on n’oublie pas de sitôt !

Le résumé et la chronique coup de coeur ici.

Une-histoire-des-abeilles

Parution le 16 août 2018 aux éditions Pocket.

Pour qui ? Pour tout le monde, vraiment ! C’est un roman terriblement actuel qu’a écrit Maja Lunde. A travers trois histoires passionnantes, elle nous parle d’un des plus gros enjeux de notre monde moderne : la disparition des abeilles. Sans tomber dans le pessimisme ou la culpabilisation, l’autrice nous offre un texte inspirant, à la fois poétique et réaliste. A découvrir !

Le résumé et la chronique coup de coeur ici.

9782253906636FS

Parution le 22 août 2018 chez Le Livre de Poche.

Pour qui ? Pour les curieux.ses et les amateurs.trices d’art et du XXe siècle en général. Plongez dans la vie de Gabriële Buffet-Picabia, une femme trop longtemps oubliée et redécouverte par ses petites-filles. Essentielle dans le milieu artistique de l’époque, elle côtoie les plus grands génies : Picabia, bien sûr, mais aussi Apollinaire, Marcel Duchamp… Il s’agit d’un roman biographique absolument passionnant et instructif !

Le résumé et la chronique coup de coeur ici.

9782253073802FS

Parution le 22 août 2018 chez Le Livre de Poche.

Pour qui ? Pour les passionnés d’Histoire, qui ont envie d’explorer la vie sombre et destructrice de Josef Mengele, le « médecin d’Auschwitz« , qui a réussi à échapper à la justice en se réfugiant en Amérique du Sud. C’est un roman déstabilisant qui nous apprend beaucoup sur l’après-guerre et ses secrets les plus inquiétants.

Le résumé et la chronique ici.

9782757871560

Parution le 23 août 2018 aux éditions Points.

Pour qui ? Pour les amateurs de bonne littérature, de phrases bien construites, de recherche sur le langage… Voici un énorme coup de coeur de la rentrée littéraire de l’année dernière, enfin en poche ! Ce texte est tout simplement un chef d’oeuvre. A la fois drôle, original, addictif, ce roman nous montre l’étendue du talent de Joy Sorman qui manie les mots à merveille.

Le résumé et la chronique coup de coeur ici.

BONNE LECTURE !

bookstore-1973672_1280

#270 Le courage qu’il faut aux rivières – Emmanuelle Favier

9782226400192-j

Le résumé…

Elles ont fait le serment de renoncer à leur condition de femme. En contrepartie, elles ont acquis les droits que la tradition réserve depuis toujours aux hommes : travailler, posséder, décider. Manushe est l’une de ces « vierges jurées » : dans le village des Balkans où elle vit, elle est respectée par toute la communauté. Mais l’arrivée d’Adrian, un être au passé énigmatique et au regard fascinant, va brutalement la rappeler à sa féminité et au péril du désir.
Résultat de recherche d'images pour "albanie neige"

Mon avis…

Ce roman de la rentrée littéraire est un livre étonnant. Passé malheureusement assez inaperçu dans la masse des sorties de fin d’année, Le courage qu’il faut aux rivières est une histoire passionnante, narrant le destin de femmes qui rompent avec ce qu’elles sont pour prendre en main leur destin. Emmanuelle Favier nous fait découvrir une coutume très particulière et méconnue, celle des « vierges jurées », mais en excluant toute volonté documentaire, pour nous plonger dans une fiction prenante. Les personnages, attachants, doivent combattre pour se faire leur place dans la société, tout en restant en accord avec leur être intérieur. Un vrai combat. Il s’agit d’un livre très poétique mais réaliste, nous emmenant dans des paysages froids et rudes. Manushe et Adrian, à la fois forts et fragiles, sont des êtres de papier qui prennent vie sous nos yeux et dans nos esprits. Ils se transforment page après page, évoluent, cherchent leur voie et nous surprennent sans cesse. De l’amour, de l’amitié, beaucoup d’émotions… Un livre à découvrir absolument, pour sa beauté et son inventivité. Le courage qu’il faut aux rivières est une histoire qu’on ne peut pas vraiment raconter, sous peine de gâcher le plaisir de la lecture. La surprise est, en effet, au rendez-vous.

rentrée littéraire

 

#264 Nos richesses – Kaouther Adimi

137380_couverture_Hres_0

Le résumé…

En 1935, Edmond Charlot a vingt ans et il rentre à Alger avec une seule idée en tête, prendre exemple sur Adrienne Monnier et sa librairie parisienne. Charlot le sait, sa vocation est d’accoucher, de choisir de jeunes écrivains de la Méditerranée, sans distinction de langue ou de religion. Placée sous l’égide de Giono, sa minuscule librairie est baptisée Les Vraies Richesses. Et pour inaugurer son catalogue, il publie le premier texte d’un inconnu : Albert Camus. Charlot exulte, ignorant encore que vouer sa vie aux livres, c’est aussi la sacrifier aux aléas de l’infortune. Et à ceux de l’Histoire. Car la révolte gronde en Algérie en cette veille de Seconde Guerre mondiale.

En 2017, Ryad a le même âge que Charlot à ses débuts. Mais lui n’éprouve qu’indifférence pour la littérature. Étudiant à Paris, il est de passage à Alger avec la charge de repeindre une librairie poussiéreuse, où les livres céderont bientôt la place à des beignets. Pourtant, vider ces lieux se révèle étrangement compliqué par la surveillance du vieil Abdallah, le gardien du temple.

Résultat de recherche d'images pour "kaouther adimi"

Kaouther Adimi

Mon avis…

Ce roman est une surprise de la rentrée littéraire. Nos richesses propose un résumé tentant, qui suggère une histoire riche, mêlant littérature et Histoire. Promesse tenue. Le livre retrace la vie d’Edmond Charlot, jeune libraire et éditeur qui sera le premier à publier Camus. En parallèle, on retrouve l’aventure de Ryad, qui obtient pour stage la responsabilité de vider la librairie qui, à l’origine, a appartenu à Charlot. Le job paraît facile, mais c’est sans compter l’importance qu’a pris ce lieu dans la vie du petit quartier d’Alger, dans les esprits de ses habitants. Même si personne n’y entre plus, même si, depuis des années, les livres ne se vendent plus, la librairie reste un élément du décor, un endroit précieux. Abdallah, comme Ryad, n’aimait pas lire, mais il a veillé sur ce lieu pendant des années, et garde encore un œil sur lui maintenant qu’on veut le transformer en boutique de beignets.

Résultat de recherche d'images pour "edmond charlot"

Edmond Charlot

Les personnages de ce livre ont beaucoup de profondeur, une longue histoire derrière eux, et souvent un lien très personnel à la librairie de Charlot. Kaouther Adimi peint toute une période de l’histoire d’Alger, nous montre un monde en transformation, en mutation, touché de plein fouet par la guerre et les révoltes. Elle nous décrit ce que la ville est devenue, au fil des années, à travers le parcours romanesque d’Edmond Charlot. Elle réinvente le journal de cet homme, qui a réellement vécu, et retrace l’évolution de son commerce, de ses débuts prometteurs à sa fin chaotique, tandis que d’autres éditeurs séduisent ses auteurs, que la guerre complique l’acheminement du  papier, les publications… C’est un roman véritablement passionnant, qui parle avec sensibilité de l’importance de la lecture, des livres en général, et qui nous décrit le paysage littéraire en Algérie pendant la guerre. Une peinture profonde de quelques personnages, et à travers eux de toute une ville, et d’un pays.

rentrée littéraire

#263 Frappe-toi le cœur – Amélie Nothomb

9782226399168-j

Le résumé…

« Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie. » – Alfred de Musset

Résultat de recherche d'images pour "frappe toi le coeur amélie nothomb"

Mon avis…

Les romans d’Amélie Nothomb sont toujours parmi les plus attendus de la rentrée littéraire : il suffit d’observer les énormes piles de livres reçus par les libraires, des dizaines et des dizaines portant son visage. L’auteure fait partie des incontournables. Cette fois, elle laisse le mystère planer sur son roman. Ce n’est certainement pas la quatrième de couverture qui donnera la moindre indication, puisqu’elle ne consiste qu’en une simple citation. Sans gâcher le plaisir de la lecture, je dirais qu’après avoir « tué le père », il s’agit cette fois de tuer la mère. Amélie Nothomb nous plonge dans les relations ambiguës qui unissent des femmes, toutes mères et filles. Elle explore la cruauté qui habite parfois ce lien intime, et surtout la jalousie qui peut opposer les unes et les autres. Dans un roman court et efficace, elle raconte une vie, traversée par celles de plusieurs autres femmes, et nous montre de quelle façon grandit une jeune fille jalousée par sa mère.

L’histoire en elle-même est prenante, le livre se lit très bien et constitue un moment agréable. On retrouve moins quelques obsessions d’Amélie Nothomb, comme le champagne et le goût du luxe… Pourtant, peu d’originalité tout de même pour ce nouveau roman. Le problème, avec Amélie Nothomb, j’imagine, c’est que la surprise de la première fois passe vite… Quand on a lu un roman, on a la sensation de les avoir tous lus. Et celui-ci ne fait pas exception. Malgré tout, il serait faux de dire que ce n’est pas un bon livre. Il ne s’agit certainement pas d’un coup de cœur, ni de la grande découverte de la rentrée littéraire. Amélie Nothomb entretient l’habitude de ses lecteurs, leur offre une nouvelle histoire comme elle sait en faire, un livre à ajouter à leur collection. C’est un moment attendu chaque année, qui répond justement aux attentes, mais sans plus. A lire, si vous aimez Nothomb, à éviter si vous n’accrochez pas à son style !

rentrée littéraire

#259 Sous ses yeux – Ross Armstrong

sous ses yeux

A paraître le 30 août 2017

Le résumé…

Passionnée d’ornithologie depuis son enfance, Lily Gullick ne s’éloigne jamais de sa paire de jumelles. Depuis l’appartement qu’elle occupe avec son mari, elle ne se contente toutefois pas d’observer les oiseaux. Elle ne peut en effet s’empêcher d’espionner ses voisins, en particulier les derniers habitants d’une vieille résidence, un vestige dans ce quartier qui s’embourgeoise à vue d’œil. Alors qu’elle vient de faire connaissance d’une de ses occupantes, Jean, cette dernière est retrouvée morte dans des conditions étranges. Lily, qui croit connaître presque intimement tous ses voisins pour les avoir longuement observés, décide de mener son enquête. Celle-ci, commencée par désœuvrement, pour fuir un mari de plus en plus lointain, une vie un peu trop déprimante, tourne vite à l’obsession.

Avec ce thriller psychologique exceptionnel, qui connaît un succès sans précédent dans les pays anglo-saxons, Ross Armstrong prend son personnage principal – et son lecteur – à son propre piège. Jouant sur les mécanismes contagieux du voyeurisme, il dévoile, par une série de rebondissements époustouflants, les surprises qui parfois nous attendent quand nous nous plongeons dans la vie des autres pour esquiver la nôtre.

Résultat de recherche d'images pour "voyeurisme"

Mon avis…

L’éditeur nous présente ce roman comme un hybride de La fille du train et de Fenêtre sur cour… Prometteur, donc ? Le premier a été un véritable coup de cœur pour moi, un livre que je ne suis pas prête d’oublier en raison de sa virtuosité. C’est donc avec beaucoup de curiosité et un brin d’impatience que j’ai commencé Sous ses yeux. En effet, le côté voyeuriste de la narratrice est assez proche de celui de La fille du train, tout comme son absence totale de fiabilité ! Sans être d’une originalité folle, l’histoire se déroule à travers les jumelles de cette femme qui passe son temps à observer ses voisins… Très vite, elle finit par se mêler (un peu trop) de la vie des autres, et cela lui joue des tours. Elle se retrouve à son tour traquée, observée… et son enquête pour découvrir qui a tué Jean semble tomber dans une impasse… Le roman repose sur une observation clairvoyante : on ne connaît plus nos voisins. Quand on vit dans une résidence, un immeuble, on croise des gens, on entend de multiples emménagements et déménagements, mais qui peut se vanter de connaître ces personnes qui partagent les mêmes murs ?

Tout le roman se base sur la curiosité malsaine d’une femme, qui cherche à connaître ceux qui vivent autour d’elle, sans jamais vraiment accéder à leur vérité profonde. Elle capte quelques images, quelques moments, quelques apparences, et crée ses propres personnages, les imagine capables de certaines choses, les voit bons, mauvais… Elle écrit son propre roman. Le lecteur se laisse vite emporter dans l’imagination de Lily, confondant rapidement ses projections, les créations de son esprit, avec la réalité de ces personnages. Qui est coupable du meurtre ? Les suspects de Lily sont-ils vraiment mauvais, ou n’est-ce qu’une illusion ? Et ses amis ? De plus, qui est ce « tu » auquel elle s’adresse dans l’écriture de son journal ? Beaucoup de mystères sont distillés par Ross Armstrong, et la manipulation s’étend jusqu’aux dernières pages. Et c’est sûrement ça, la recette d’un bon thriller. Sans que ce roman soit un immense coup de cœur comme La fille du train, c’est une lecture très agréable, perturbante comme il faut, avec son lot de rebondissements et de retournements de situation comme on les aime !

rentrée littéraire

#258 « Je me promets d’éclatantes revanches » – Valentine Goby

Goby6pms

A paraître le 30 août 2017

Le résumé…

Un manifeste pour la littérature à la lumière de Charlotte Delbo.
« J’ai ouvert Aucun de nous ne reviendra, et cette voix m’a saisie comme nulle autre. Je suis entrée à Auschwitz par la langue. »
L’une, Valentine Goby, est romancière. L’autre, c’est Charlotte Delbo, amoureuse, déportée, résistante, poète ; elle a laissé une œuvre foudroyante. Voici deux femmes engagées, la littérature chevillée au corps. Au sortir d’Auschwitz, Charlotte Delbo invente une écriture radicale, puissante, suggestive pour continuer de vivre, envers et contre tout.
Lorsqu’elle la découvre, Valentine Goby, éblouie, plonge dans son œuvre et déroule lentement le fil qui la relie à cette femme hors du commun. Pour que d’autres risquent l’aventure magnifique de sa lecture, mais aussi pour lancer un grand cri d’amour à la littérature. Celle qui change la vie, qui console, qui sauve.

Valentine-Goby-voyez-vous-vinciane-lebrun-verguethen-2

Valentine Goby

Mon avis…

“Je me promets d’éclatantes revanches” est une citation de Charlotte Delbo. Cette femme, que l’on connaît parfois seulement de nom, devient ici le sujet d’un livre. Valentine Goby nous raconte sa rencontre avec Charlotte Delbo, à travers ses textes, les souvenirs qu’elle livre des années de guerre, du temps passé à Auschwitz. Il y a deux facettes à ce livre. D’une part, l’auteure nous raconte, à sa façon, la vie de Charlotte Delbo. D’autre part, elle nous parle de la littérature, et des histoires qui peuvent naître de la lecture d’un livre. C’est un message d’amour à la littérature, à une auteure et une femme exceptionnelle. Valentine Goby nous donne envie de (re)découvrir Charlotte Delbo, d’apprendre à mieux la connaître, à reconsidérer son oeuvre et son rôle dans la transmission mémorielle de la seconde guerre mondiale. “Je me promets d’éclatantes revanches” est un très beau texte et un plaidoyer pour que cette femme soit mise en avant, qu’on lui restitue une place de choix dans le discours historique comme dans la littérature. Valentine Goby a en tout cas réussi son pari me concernant, car j’ai la ferme intention de m’emparer des oeuvres de Charlotte Delbo, que je connaissais déjà un peu, mais pas suffisamment à mon avis !

RvpXZScnJxCexc88D2USr8c2FA4

Charlotte Delbo

rentrée littéraire

#255 Minuit, Montmartre – Julien Delmaire

coeur_115

Coup de coeur

9782246813156-001-T.jpeg

A paraître le 23 août 2017

Le résumé…

Montmartre, 1909. Masseïda, une jeune femme noire, erre dans les ruelles de la Butte. Désespérée, elle frappe à la porte de l’atelier d’un peintre. Un vieil homme, Théophile Alexandre Steinlen, l’accueille. Elle devient son modèle, sa confidente et son dernier amour. Mais la Belle Époque s’achève. La guerre assombrit l’horizon et le passé de la jeune femme, soudain, resurgit… Minuit, Montmartre s’inspire d’un épisode méconnu de la vie de Steinlen, le dessinateur de la célèbre affiche du Chat Noir. On y rencontre Apollinaire, Picasso, Félix Fénéon, Aristide Bruant ou encore la Goulue… Mais aussi les anarchistes, les filles de nuit et les marginaux que la syphilis et l’absinthe tuent aussi sûrement que la guerre. Ce roman poétique, d’une intense sensualité, rend hommage au temps de la bohème et déploie le charme mystérieux d’un conte.

massaida-on-the-divan-1912

Masseïda, par Steinlen.

Mon avis…

Pour la rentrée littéraire 2017, encore une histoire de femme. Minuit, Montmartre, c’est un récit qui nous plonge dans le Paris du vingtième siècle, dans le monde des peintres, du Chat Noir, à l’époque où la fée électricité commence à illuminer les rues. Julien Delmaire, en bon poète, nous livre un texte brillant de douceur, d’images, à la façon d’un peintre. Sans tomber dans un style obscur, il raconte avec poésie la vie d’une femme noire, à la voix envoûtante, qui trouve amour et protection chez un vieux peintre. Elle en devient la compagne et la muse, dans un quotidien rythmé par une affection platonique. La femme passionne, fascine, perturbe les hommes et les femmes de Montmartre, s’y creuse une place. Elle devient un élément du décor parisien. L’auteur nous décrit ce Paris du siècle passé avec beaucoup de profondeur, de réalisme et de virtuosité. L’ensemble forme un tableau touchant et dépaysant, donnant l’opportunité d’un voyage dans le temps.

1200px-Théophile-Alexandre_Steinlen_-_Tournée_du_Chat_Noir_de_Rodolphe_Salis_(Tour_of_Rodolphe_Salis'_Chat_Noir)_-_Google_Art_Project

J’ai aimé la subtilité de l’écriture toute en poésie, la profondeur des personnages et de leurs ambitions, la beauté paradoxalement délicate d’un Paris sale et délaissé, encore en retard sur son temps. C’est un roman court mais efficace, qui trace avec tendresse le destin d’une femme, entourée d’hommes, à l’heure où change le monde, avec l’arrivée de l’électricité, de la guerre, des grandes entreprises urbanistiques… Minuit, Montmartre fait partie des romans de la rentrée littéraire qui nous font redécouvrir ce que nous pensions connaître, dessinant une histoire passionnante et touchante, explorant l’âme humaine avec beaucoup de clairvoyance et d’authenticité.

9df926cc1007bf2885f44dea1cd9d786

Allumeur de réverbères, Paris, vers 1900.

rentrée littéraire

#253 C’est le cœur qui lâche en dernier – Margaret Atwood

coeur_115

Coup de cœur

atwood

Le résumé…

Stan et Charmaine ont été touchés de plein fouet par la crise économique qui consume les États-Unis. Tous deux survivent grâce aux maigres pourboires que gagne Charmaine dans un bar sordide et se voient contraints de loger dans leur voiture… Aussi, lorsqu’ils découvrent à la télévision une publicité pour une ville qui leur promet un toit au-dessus de leurs têtes, ils signent sans réfléchir : ils n’ont plus rien à perdre.

À Consilience, chacun a un travail, avec la satisfaction d’œuvrer pour la communauté, et une maison. Un mois sur deux. Le reste du temps, les habitants le passent en prison… ou ils sont également logés et nourris ! Le bonheur. Mais le système veut que pendant leur absence, un autre couple s’installe chez eux avant d’être incarcéré à son tour. Et Stan tombe bientôt sur un mot qui va le rendre fou de désir pour celle qui se glisse entre ses draps quand lui n’y est pas : « Je suis affamée de toi. »

atwood2

Margaret Atwood

Mon avis…

Et oui, Margaret Atwood n’est pas que l’auteure de La Servante écarlate, loin de là ! Son dernier  livre, C’est le cœur qui lâche en dernier, vient de sortir en France… Il reste un peu dans la même lignée, avec un style exceptionnel, toujours dans la dystopie et la satire des vices de l’espèce humaine. L’histoire est tout aussi originale. Aux Etats-Unis, la crise a laissé de nombreuses personnes dans la misère quotidienne. Quand Stan et Charmaine ont l’opportunité de changer de vie, ils se disent que rien ne peut être pire que ce qu’ils ont connu… Ont-ils raison ? Toute la question est là… L’être humain, chez Margaret Atwood, n’a pas bon fond. La générosité est loin de guider les actes. Alors que cache Consilience ? Derrière toutes ces opportunités, des secrets inavoués hantent les murs de la prison… Chacun révèle ses défauts et ses vices, en croyant y gagner une meilleure vie.

Progressivement, Stan et Charmaine s’enfoncent dans une étrange histoire, de plus en plus obscure, sur fond d’adultère, de sexe et de trahisons… Le sexe, parlons-en… Encore une fois, au centre de l’œuvre… En même temps, avec l’argent, n’est-ce pas ce qui guide le monde ? Margaret Atwood n’a pas peur des mises en scène tordues et envisage avec une certaine clairvoyance les fantasmes parfois très malsains des êtres humains… Tout cela dans un univers, malgré tout, moins grave que dans La Servante écarlate, avec plus d’humour et d’ironie, à coup de Marylin Monroe et d’Elvis Presley ! Elle manipule avec talent les bons et surtout les mauvais côtés d’une société en déclin, questionne la force de l’espoir, les sacrifices que l’on est prêt à consentir pour obtenir une meilleure vie… Elle montre un monde en déclin, où les criminels deviennent les sauveurs, où les trahisons s’apparentent à des opportunités, où les vices prennent la forme des vertus. Original, parfois drôle, souvent malsain, et terriblement addictif.

rentrée littéraire