#242 La main de la nuit – Susan Hill

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Le résumé…

« C’est alors que je sentis une petite main se glisser dans ma main droite, comme si un enfant s’était matérialisé à côté de moi dans l’obscurité pour s’en saisir. Elle était fraîche et ses doigts se replièrent avec confiance dans ma paume. Nous restâmes ainsi pendant un moment, ma main d’homme serrant la toute petite main. Mais l’enfant était invisible… »

Adam Snow, un libraire de livres anciens se perd dans la campagne anglaise et se retrouve dans le jardin d’une propriété qui semble abandonnée. Là, il ressent cette présence, menaçante… Roman fantastique, histoire de fantômes… Un conte dans la veine de La Dame en noir, un classique de la littérature anglaise.

 

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Mon avis…

Susan Hill est assez connue pour La dame en noir (chronique ici), roman d’épouvante adapté au cinéma avec Daniel Radcliffe dans le rôle principal. Mais elle est l’auteure de nombreuses œuvres, toutes plus ou moins dans ce même genre, et La main de la nuit en fait partie. J’avais vraiment envie de lire un autre roman d’elle, car j’avais aimé La dame en noir. Susan Hill écrit des romans un peu vintage, des classiques du genre, avec ce qu’il faut de mystère et de frisson. On retrouve la touche inquiétante qui rendait La dame en noir passionnant. A la lecture, on regarde un peu autour de nous, on sent une présence inquiétante, tout comme le narrateur. Le lecteur est baigné dans le suspense et le surnaturel.

Pourtant, j’avoue avoir été un peu déçue, car j’avais peut-être de trop grandes attentes. Je n’ai pas autant frissonné que je l’aurais souhaité. On lit généralement ce genre de romans pour se faire une belle frousse, mais ce n’est pas ce que j’ai ressenti. Certes, le mystère était présent, l’atmosphère inquiétante aussi, mais rien d’aussi terrifiant que La dame en noir. Le livre souffre en effet de beaucoup de longueurs, provoquant parfois tout sauf l’effet escompté, et donc plutôt de l’ennui… Ce qui est dommage, vous en conviendrez ! Finalement, l’ensemble perd de son efficacité. Les moments vraiment forts, avec un bon potentiel d’horreur, se révèlent noyés dans des périodes de lecture inintéressante. Parfois, le personnage principal réfléchit trop, se questionne trop, laisse passer trop de temps avant de se décider à résoudre le mystère. Cela rend le roman incohérent. L’horreur de la situation devrait le pousser à chercher la solution, à vouloir s’en sortir, mais il passe finalement plus de temps à attendre que ça passe…

Pour conclure, je dois avouer que, malgré mes attentes – et sûrement à cause d’elles –, j’ai été assez déçue par cette lecture. Même si j’ai retrouvé le style de Susan Hill, j’ai trouvé qu’elle n’exploitait pas suffisamment le potentiel horrifique de cette histoire. L’effet terrifiant attendu est annulé par le nombre trop important de longueurs, de réflexions sans fin… L’ensemble devient un peu superficiel et le roman perd un peu du réalisme qui contribue à provoquer des frissons. On ne croit plus trop à ce que nous raconte Susan Hill, bien que l’on sente l’intention première de nous faire peur.

 

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#13 La dame en noir – Susan Hill


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Coup de cœur

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Le résumé…

Arthur Kipps, jeune notaire londonien, est envoyé dans le nord de l’Angleterre à Crythin Gifford afin d’assister aux funérailles d’Alice Drablow avant de procéder au tri des papiers nécessaires à sa succession.

A l’enterrement, Arthur remarque la présence d’une femme à l’allure plus qu’inquiétante, toute de noire vêtue, le visage rongé par la maladie et le chagrin. Cette dame en noir, il l’apercevra de nouveau aux abords du manoir d’Alice Drablow, une demeure isolée, battue par les vents, située sur une presqu’île seulement accessible à marée basse.

C’est dans cet univers inquiétant qu’Arthur verra se produire des phénomènes paranormaux qui le mèneront aux limites de sa raison jusqu’à la faire vaciller…

Mon avis…

Ma première approche de « La dame en noir » a été son adaptation cinématographique en 2012 avec à l’affiche Daniel Radcliffe. Autant dire que j’ai adoré ce film et que j’ai tout de suite acheté le livre… Seulement, acheter le livre ne suffit pas, il faut le lire. Mais j’avoue l’avoir un peu délaissé dans un coin de l’appartement pendant un moment… Mais heureusement, je l’ai ressorti ! Et je ne le regrette aucunement ! Ce livre est réellement un coup de coeur, et je vais vous dire pourquoi !

D’abord, son écriture… Susan Hill nous offre ici un conte fantastique qui nous fait frissonner de peur, mais aussi de plaisir. Elle trouve les mots qui réveillent en nous les bonnes sensations au bon moment. Elle crée un univers très particulier, au potentiel énorme et nous transmet une tension très palpable. On suit les aventures d’Arthur Kipps avec la même curiosité, le même effroi parfois… On partage ses émotions et on visualise parfaitement le lieu et l’univers.

Dans ce livre, on n’a pas le temps de s’ennuyer ni de se reposer l’esprit ! Dans un roman de ce style, le rythme est très important et ici, il est parfait ! Bref, je suis fan des personnages, des mots utilisés, du rythme très juste, de l’histoire, de l’intrigue, du début, du milieu, de la fin, de TOUT ! N’hésitez pas, lancez-vous dans cette lecture, ou regardez le film si vous préférez commencer par là, ça vaut vraiment le coup ! Par contre, choisissez bien le lieu où vous allez lire, vous devez vous y sentir bien et en sécurité, car je ne vais pas vous cacher que parfois on flippe… et on se surprend à regarder autour de nous…

Ma note…

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