#395 Le triomphe des ténèbres (la saga du Soleil noir, t.1) – Giacometti et Ravenne

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Le résumé…

1938. Dans une Europe au bord de l’abîme, une organisation nazie, l’Ahnenerbe, pille des lieux sacrés à travers le monde. Elle cherche des trésors aux pouvoirs obscurs destinés à établir le règne millénaire du Troisième Reich. Son maître, Himmler, envoie des SS fouiller un sanctuaire tibétain dans une vallée oubliée de l’Himalaya. Il se rend lui-même en Espagne, dans un monastère, pour trouver un tableau énigmatique. De quelle puissance ancienne les nazis croient-ils détenir la clé ? À Londres, Churchill découvre que la guerre contre l’Allemagne sera aussi celle, spirituelle, de la lumière contre les ténèbres.

Tristan, le trafiquant d’art au passé trouble ; Erika, une archéologue allemande ; Laure, l’héritière des Cathares… : dans le premier tome de cette saga, l’histoire occulte fait se rencontrer des personnages aux destins d’exception avec les acteurs majeurs de la Seconde Guerre mondiale.

Mon avis…

Cela faisait très longtemps que je voulais lire un roman de Giacometti et Ravenne. J’ai donc sauté le pas avec leur tout dernier en poche, le premier tome de la saga du Soleil noir, j’ai nommé : Le triomphe des ténèbres. J’ai vraiment été séduite par le résumé qui mêlait à la perfection Histoire, occultisme et aventure. Et je n’ai clairement pas été déçue. Le livre tient ses promesses, en nous faisant plonger dans les plus profonds mystères du nazisme et la fascination de certains leaders du parti pour l’ésotérisme. Les personnages ont des parcours originaux et singuliers, et ils se trouvent pourtant tous réunis dans une étrange quête : celle d’une relique, que les nazis considèrent comme une arme capable de leur faire gagner la guerre. Je me suis beaucoup attachée à tous ces personnages, et j’ai apprécié la place de choix laissée aux femmes. Remarquons aussi la présence de personnages historiques, tels Churchill, Hitler, Himmler, etc. qui prennent vie aux côté de personnages imaginaires pleins de reliefs.

Ce que j’ai aussi adoré dans ce roman, c’est que l’on se divertit avec une histoire absolument passionnante et pleine de suspense, et que l’on apprend également des choses. Docere et placere, dirait Horace. A la fin du livre, on trouve d’ailleurs quelques explications permettant de faire la part de vérité dans la fiction. Giacometti et Ravenne se documentent beaucoup, et cela se ressent sans jamais alourdir le récit. On découvre la Seconde Guerre mondiale et l’Occupation sous un autre angle. C’est extrêmement stimulant pour le lecteur, sur le plan intellectuel. Le triomphe des ténèbres m’a rendue accro et c’est aussi un livre captivant dont j’ai parlé à mes proches avec beaucoup de plaisir. Honnêtement, j’avais vraiment envie de bondir sur le tome 2, mais je vais devoir attendre sa sortie en poche… Patience, patience… mais j’ai hâte ! En attendant, peut-être vais-je reporter mon attention sur leurs autres livres, qui ont l’air tout aussi passionnants. Clairement, Giacometti et Ravenne ont le don pour la narration simple et efficace. Si vous ne connaissez pas et que vous aimez les thrillers ésotériques ou les romans historiques, sautez vite sur leurs livres !

Carte d’identité du livre

Titre : Le triomphe des ténèbres (la saga du Soleil noir, t.1)
Auteurs : Éric Giacometti et Jacques Ravenne
Éditeur : Le Livre de Poche
Date de parution : 15 mai 2019

5 étoiles

 

#341 Le suivant sur la liste, tome 1 – Manon Fargetton

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Le résumé…

Adolescent surdoué, Nathan est percuté mortellement par un automobiliste devant son collège. Témoin de la scène grâce à sa vision exceptionnelle, Izia sait que le chauffeur a agi intentionnellement. Non loin de là, Morgane, une irrésistible jeune fille, rend visite à sa mère internée et y rencontre Timothée, que le moindre contact physique avec autrui fait souffrir. Bientôt, tous trois reçoivent des messages posthumes de Nathan. Réunis puis traqués, ils découvrent qu’ils sont nés dans la même clinique par procréation médicalement assistée. De quelles manipulations ont-ils été cobayes ?

Mon avis…

Voici un livre pour les 12 ans et plus… ça tombe bien, j’en ai 24 ! Pour être honnête, ça fait du bien de se plonger dans des histoires pour ados même si on n’en est plus une… C’est reposant tout en nous permettant d’entrer dans des textes pleins de rebondissements ! Ici, on est dans une intrigue au croisement du thriller, de la SF et de l’histoire d’espionnage. C’est simple et efficace. Quatre adolescents se retrouvent liés, pour le meilleur… enfin, surtout pour le pire, en réalité ! Les personnages sont assez attachants, en ayant chacun leur propre caractère, avec une psychologie assez bien construite. Le lecteur ado n’aura aucun mal à s’identifier à l’un d’eux et à s’intégrer à leur groupe… Le roman est assez court, mais fait bien le job, il accroche suffisamment pour qu’on ait envie de passer au second tome et suivre plus longuement les aventures de ces jeunes gens ! Je conseille aux ados qui cherchent une petite série à commencer, avec du suspense et de l’action ! A découvrir…

Carte d’identité du livre

Titre : Le suivant sur la liste (tome 1)
Autrice : Manon Fargetton
Éditeur : Rageot
Date de parution : 16 août 2018

4 étoiles

Merci à Rageot et NetGalley pour cette lecture.

#314 Autre-Monde, tome 1 : l’Alliance des Trois – Maxime Chattam

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Le résumé…

Personne ne l’a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment… Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre… à cet Autre-Monde.

Mon avis…

Je suis sûre que certains vont hurler « Whaaat ? t’avais jamais lu Autre-Monde ??? » et je leur réponds : et oui, je n’avais jamais ouvert un seul livre de cette saga… Et, comme je fais les choses bien (en tout cas j’essaie), j’ai décidé de commencer par le premier ! Tant qu’à faire. Pour être honnête, j’avais déjà eu une expérience assez mitigée avec Maxime Chattam, ou plutôt avec un de ses livres, car je n’ai encore jamais rencontré le bonhomme ! Mais vu que je ne suis pas du tout du genre à m’arrêter sur une impression contrastée, j’ai décidé de retenter ma chance, mais avec un autre univers, et donc un Autre-Monde ! Et, en effet, à ma grande surprise : rien à voir avec le thriller que j’avais lu. Ici, j’ai eu l’impression d’avoir de nouveau 16 ans. Mais d’ailleurs ça fait sacrément du bien de rajeunir comme ça, dites donc ! Autre-Monde, c’est un peu un mix d’Harry Potter, du Seigneur des Anneaux et du Labyrinthe. La deuxième référence est indubitable, Maxime Chattam l’a voulue, et ça se ressent bien ! J’aime beaucoup cet esprit très fantasy mêlé à de la dystopie, car on est à la fois dans un monde très proche du nôtre, tout du moins qui le réfléchit, et dans un univers complètement différent. Au début, j’avoue que j’ai cru que j’allais avoir du mal avec les personnages adolescents, en raison de mon âge. Je ne suis pas une mamie, loin de là, mais je suis sortie de l’adolescence, ça c’est certain. Et, pourtant, j’avoue que la maturité de l’intrigue a rattrapé cette crainte ! J’ai même plutôt apprécié ce retour quelques années en arrière. Autre-Monde est tout à fait une saga qui aurait pu bercer mes années de teenager, c’est certain ! En tout cas, ce premier tome m’a fait passer un excellent moment sans aucune prise de tête, le temps d’une lecture simple, efficace, dépaysante. Bref, qu’on soit jeune, moins jeune, presque ou déjà adulte, on peut se plonger dans ce roman sans problème ! En tout cas, je vais vite acquérir le deuxième tome et les suivants suivront très probablement…

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En quelques mots…

retour vers le futur
entre fantasy et dystopie
tous publics
divertissant et agréable

 

Carte d’identité du livre

Titre : Autre-Monde, tome 1 : L’Alliance des Trois
Auteur : Maxime Chattam
Éditeur : Le Livre de Poche
Date de parution : 31 octobre 2012

#281 Culottées, t.1 – Pénélope Bagieu

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Le résumé…

Guerrière apache ou sirène hollywoodienne, gardienne de phare ou créatrice de trolls, gynécologue ou impératrice, les Culottées ont fait voler en éclats les préjugés.
Quinze portraits de femmes qui ont inventé leur destin.

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Culottées, Pénélope Bagieu

Mon avis…

Sous-titré à raison « Des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent« , ce livre est un incontournable ! Je l’ai lu et relu, et un jour j’ai réalisé que je n’avais pas fait d’article sur lui, vous imaginez ? Bon, réparons cette faute tout de suite. Pourquoi faut-il à tout prix parler de Culottées ? Et bien, tout simplement parce que cette bande dessinée nous fait (re)découvrir des femmes exceptionnelles, prodigieuses, aux destins uniques et sans commune mesure ! Enfin, Pénélope Bagieu permet aux enfants d’avoir des modèles féminins, et reconstitue ainsi un matrimoine, nous offre un héritage. Bien que j’ai été élevée dans une éducation plutôt ouverte, faite de lectures et de liberté dans la découverte, la quasi-totalité de ces femmes m’étaient inconnues. Et même celles que je pensais connaître ne m’avaient pas encore révélé leur véritable personnalité. J’ai pris tant de plaisir à lire ces histoires, à contempler les magnifiques dessins de Pénélope Bagieu (qui font honneur à ces femmes)… Et j’avoue que ces pages m’ont donné envie d’en tourner de nouvelles. C’est avec enthousiasme que j’ai fait mes petites recherches, à mon tour, pour apprendre à connaître ces personnages. Pénélope Bagieu m’a ouvert un nouvel horizon. J’aurais tant aimé avoir eu ce livre entre les mains bien plus tôt… Vous l’aurez compris, ce livre est qualitatif tant sur le plan artistique et esthétique que sur le plan du contenu, qui est à la fois riche et enrichissant ! A découvrir si ce n’est pas encore fait, et à offrir si vous le connaissez !

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#271 La table du roi Salomon – Luis Montero Manglano

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Le résumé…

Canterbury : des ruelles pavées à l’ombre d’une cathédrale mythique, un honorable archevêque, des étudiants, des pubs et des bicyclettes. Tirso Alfaro, doctorant espagnol en art médiéval, s’ennuie à mourir au musée de la ville, où il officie comme guide ; jusqu’au jour où, sous ses yeux, un moine dérobe la précieuse patène ancienne, fleuron de la céramique vitrifiée des maîtres cordouans, qu’il était venu étudier. Échouant à convaincre les autorités que l’œuvre qui continue de briller de tous ses feux derrière la vitrine blindée est une réplique, Tirso est renvoyé à Madrid, où l’attend une offre d’emploi énigmatique, assortie d’un extravagant test d’aptitude… qu’il réussit. Il intègre alors le Corps royal des quêteurs : une organisation secrète, établie dans les sous-sols du Musée archéologique de Madrid, et dont la mission consiste à localiser et à rapatrier par tous les moyens les œuvres du patrimoine historique national que les rapines des guerres des XIXe et XXe siècles ont éparpillées à travers le monde. Les objets ainsi “volés aux voleurs” sont remplacés par de parfaites copies (le procédé mis en œuvre à Canterbury). La première mission de Tirso, qui porte sur l’un des secrets les plus insondables de l’histoire des civilisations, le lance sur la trace du roi Salomon et de Lilith, l’incomparable reine de Saba. L’amour et l’action le disputent à l’intrigue et à l’aventure, dans ce roman érudit et trépidant qui nous plonge au cœur des histoires de l’art.

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Mon avis…

Quand on a envie d’un peu de détente, on se plonge dans un livre passionnant et plein d’action. Si vous aimez Indiana Jones ou les aventures à la Benjamin Gates, ce roman est fait pour vous. Impossible de s’ennuyer une seule seconde ! J’ai été tout de suite prise dans l’intrigue, avec des personnages assez attachants tout en étant mystérieux comme il faut. On se retrouve dans un univers énigmatique, dans une sorte de guilde de chercheurs de trésors et, comme Tirso, on ne sait pas trop où on va, mais on fonce tête baissée ! L’auteur nous raconte les légendes comme personne, avec ce qu’il faut d’informations, de suspense et d’humour. Les rebondissements sont nombreux et on retrouve les éléments incontournables des bons polars ésotériques : les méchants qui cherchent aussi le trésor, les lieux inquiétants et inexplorés… On est dans un univers très visuel, traversé par l’histoire de l’art et les objets grandioses.

La table de Salomon est un bon pavé, qui peut faire peur vu le nombre de pages mais, comme souvent, les gros livres ne sont pas les plus longs – ou difficiles – à lire ! Au contraire, ici, l’auteur nous entraîne dans une aventure complètement abracadabrante, nous fait voyager dans toute l’Espagne, dans le temps comme dans l’espace. Quand on aime les films d’aventure, on adore ce livre, car on a les mêmes sensations mais en mieux, car plus développées ! L’auteur se différencie sur certains points des romans ésotériques habituels, en se moquant avec discrétion des templiers, que l’on met à toutes les sauces, par exemple. Le suspense, quant à lui, est insoutenable ! Et, le mieux, c’est qu’il va y avoir une suite ! Mais, je vous rassure, le roman retombe quand même sur ses pattes à la fin, et la frustration de devoir attendre le second tome n’est pas excessive. Bref, ce livre offre un très bon moment de lecture et de découverte, sans prise de tête, une véritable aventure livresque comme on en aime en avoir !

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#169 L’ombre du vent – Carlos Ruiz Zafon

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Le résumé…

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile,  » ville des prodiges  » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets enterrés dans l’âme de la ville : L’Ombre du Vent.

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Mon avis…

Ce roman est un fabuleux coup de cœur, l’excitation commençant dans mon esprit dès la lecture du résumé, qui me pousse à acheter et à attendre avec impatience ce livre avec en tête l’évidence qu’il changera quelque chose en moi. Et ce sentiment n’était pas trompeur, car réellement Carlos Ruiz Zafon est une découverte immense pour moi, et en particulier ce premier volume du Cimetière des Livres Oubliés, mystérieusement titré L’ombre du vent. Comme tout passionné de lecture, j’ai rêvé dès les premières pages d’avoir moi aussi le droit de rentrer dans un lieu aussi magnifique que ce Cimetière atypique. Et bien que cela restera à tout jamais un rêve, Daniel Sempere m’a tout de même emmené à ses côtés parmi les rayonnages de ces œuvres perdues dans l’histoire de l’humanité.

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L’ombre du vent, dans ce roman, c’est un livre que n’a pas choisi Daniel Sempere, mais qui l’a lui-même choisi. Chaque lecteur a un livre qui l’attend dans le Cimetière des Livres Oubliés (je me torture à imaginer à quoi ressemblerait le mien). Autant dire que le sujet même du livre est déjà révélateur concernant les sensations par lesquelles passe le lecteur au fil des pages… L’auteur a une écriture tout simplement splendide, subtile, qui atteigne comme des flèches le cœur du bibliophile qui a ce chef d’oeuvre entre les mains. La littérature et la vie, dans L’ombre du vent, s’entremêlent et ne font plus qu’une. La fiction s’anime sous nos yeux et parcourt les rues de la belle Barcelone d’une époque révolue et pourtant si proche…

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Pour une première lecture d’auteur espagnol, autant vous dire que je ne suis pas déçue. Carlos Ruiz Zafon utilise toutes les facettes de son écriture qui s’offrent à lui. Il mêle une dynamique policière à de nombreux éléments fantastiques, tout en restant dans un réalisme touchant d’émotions, on a même parfois un peu peur. On passe d’une sensation à l’autre, toujours happé par chaque page qui se dessine sous nos yeux. Avec l’impatience d’une enfant, j’ai voulu finir ce livre à tout prix, au plus vite, tout en voulant ne jamais le quitter… Et en refermant ce roman, j’ai compris qu’en fait ce serait lui qui ne me quitterait jamais… L’ombre du vent fait partie de Daniel Sempere, ce personnage de roman pourtant si réel, et il fait désormais aussi partie de moi.

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Ma note…

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#110 L’épouvanteur, T.1 – Joseph Delaney

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Le résumé…

« L’Epouvanteur a eu de nombreux apprentis, me dit maman. Mais peu ont achevé leur formation. Et ceux qui y sont parvenus sont loin d’être à la hauteur. Ils sont fragiles, veules ou lâches. Ils se font payer fort cher de bien maigres services. Il ne reste que toi, mon fils. Tu es notre dernière chance, notre dernier espoir. Il faut que quelqu’un le fasse. Il faut que quelqu’un se dresse contre les forces obscures. Tu es le seul qui en soit capable. »

Thomas Ward, le septième fils d’un septième fils, devient l’apprenti de l’Epouvanteur du comté. Son maître est très exigeant. Thomas doit apprendre à tenir les spectres à distance, à entraver les gobelins, à empêcher les sorcières de nuire… Cependant, il libère involontairement Mère Malkin, la sorcière la plus maléfique qui soit, et l’horreur commence…

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Mon avis…

Comme beaucoup de monde, j’ai entendu parler de la sortie cinématographique adaptée de la saga L’épouvanteur… Sauf qu’au regard de la bande-annonce, je ne pouvais pas croire que ce succès littéraire soit aussi mauvais… J’ai donc pris les choses en main, j’ai évité de dépenser mes sous au ciné pour me dégouter à vie (et à la vue des critiques, j’ai bien fait) et je me suis lancée dans la lecture : une meilleure solution tout de même ! Et bien, je ne le regrette pas ! Ce bouquin m’a accompagné pendant de nombreux petits déjeuners (oui, je lis en déjeunant :D) et j’y ai pris tellement de plaisir que j’ai enchainé avec les suivants ! C’est vraiment loin d’être une lecture prise de tête, et ça fait du bien…

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Les personnages sont plutôt attachants même si j’ai trouvé que le premier tome avait quelques longueurs et surtout quelques difficultés à créer de véritables caractères, on est loin de l’attachement que l’on peut avoir avec Harry, Ron et Hermione dans la célèbre saga de sorciers ! Mais petit à petit, tout se décoince et on sent que la plume de l’auteur gagne en maitrise et en fluidité. Le style reste toujours très simple, sans fioriture et sans prétention. Il ne faut pas attendre de ce livre que ce soit la meilleure lecture du siècle, mais il se pourrait bien qu’il fasse partie de vos chouchous. Je continuerais jusqu’aux derniers tomes à le lire au petit déjeuner, que cela n’en déplaise à mon porte-monnaie, et je vous conseille de faire de même car cela égaye la tartine !

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Ma note…

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#104 Les lutins urbains, T.1 : l’attaque du Pizz’Raptor – Renaud Marhic

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Le résumé…

On les croyait disparus à jamais, chassés de nos contrées par la modernité. Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne, les lutins se sont faits urbains ! Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs d’agaceries, tracasseries, et espiègleries…

Quel est donc cet inconnu qui s’en prend aux livreurs de pizzas, leur dérobant leur chargement sans jamais faire main-basse sur l’argent ? Gustave Flicman, jeune policier de la Grosse Cité, croise un soir le voleur. Si ce n’est pas un lutin, ça y ressemble bien… Mais voilà le coupable arrêté : c’était un simple SDF. Affaire réglée. Pas pour Gustave ! Qui ne se doute pas que sa quête du Pizz’ Raptor va le mener jusqu’à l’Université d’Onirie. Là où les Lutins Urbains ont trouvé refuge. Sous la protection du mystérieux Professeur B., Docteur en Lutinologie…

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Renaud Marhic

Mon avis…

Cette lecture m’a été proposée par l’auteur lui-même, que je remercie infiniment pour cet agréable moment. J’étais très enthousiaste à l’idée de commencer ce livre car j’aime beaucoup les histoires jeunesse au contenu humoristique et parfois farfelu. Avec les lutins urbains, on est en plein dedans ! L’histoire est plutôt rigolote : un policier est à la recherche du responsable de plusieurs vols de pizza, il découvre très vite qu’il s’agit d’un lutin et tente de le retrouver pour le mener devant la justice. On passe à travers une foule de rebondissements rocambolesques avec des personnages particulièrement dingues ! En fait, on sent parfois que l’auteur a du se laisser aller à sa plume, se laisser emporter par ce côté absurde qui caractérise ce roman. Ce n’est pas spécialement désagréable même s’il arrive que l’on s’y perde…

Il y a dans ce livre de nombreuses notes de bas de page de l’auteur, non pas car il y a une multitude de mots inconnus, loin de là (même si cela arrive), mais surtout pour rajouter un trait d’humour supplémentaire. Il n’y a pas que les personnages qui se perdent en divagations, en jeux de mots ou en blagues douteuses. A travers ses notes, l’auteur continue le récit avec des digressions incontrôlées, pleine d’humour et qui ne peuvent que faire sourire ! On a la sensation qu’un conteur nous rapporte l’histoire et fait de temps en temps de petites pauses pour discuter avec son auditoire.

Dans ce monde où apparaissent les lutins urbains, chaque établissement (commissariat, palais de justice, etc.) est sponsorisé par une marque. Cela peut paraître étonnant dans un livre pour enfants car on s’attend à voir un univers simplifié, pour faciliter la compréhension du lecteur, mais c’est sans compter qu’il s’agit également d’un roman pour adultes, malgré ses apparences trompeuses. Par-ci, par-là, on distingue de petites critiques, de petites piques, ce qui est plutôt assez plaisant car l’auteur met en exergue avec légèreté des points contestables de notre société actuelle et de celle qu’elle risque de devenir. Une justice corrompue, une brigade de répression du rêve… Tant d’éléments dans le récit pourraient paraître étranges aux enfants mais sans pour autant leur ôter le plaisir de la lecture. Ce livre est vraiment accessible à tous, car il est écrit avec beaucoup de sincérité, on sent que l’auteur s’amuse avec sa plume et puisque l’on s’amuse nous aussi, que demander de plus ?

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Ma note…

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Merci à Renaud Marhic pour cette lecture.

#91 Les sœurs moustaches, T.1 – MissPATY

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Le résumé…

Les sœurs Moustaches, Maya, Mia et Maï, habitent dans une charmante maisonnette au cœur de la forêt. Un matin, la chouette leur apporte un courrier urgent… Un mystérieux visiteur s’annonce ! Ravies, les sœurs se lancent alors dans la préparation d’une grande fête, pour le recevoir. Elles sont tellement affairées que les deux aînées en oublient leur petite sœur ! Laissée sans surveillance, Maï tombe dans la sacoche de la chouette qui reprend sa tournée… Trop lourdes, Maï et la sacoche de courrier tombent dans la forêt.

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Mon avis…

Voici une petite BD fraîche et colorée comme je les aime ! Les sœurs moustaches, c’est trois petites filles plutôt rigolotes et très originales, qui vivent des aventures enfantines mais palpitantes. Dans ce premier tome, nous suivons Maï, qui se retrouve coincée dans le sac de la chouette factrice et se retrouve alors propulsée dans la forêt, à chercher des dizaines et des dizaines de lettres avec ses amis les animaux…

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Les dessins ont beaucoup de charme, les couleurs sont vives et agréables. On ne peut que voyager à travers cette petite bande-dessinée ! J’ai beaucoup aimé le ton très enfantin, très humoristique et presque féérique, les dessins font penser à un conte de fées, et tous les personnages sont terriblement attachants ! J’ai bien aimé monsieur Boulotte par exemple.

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Les mots utilisés sont simples, les animaux portent des noms s’associant bien avec leur nature afin que l’enfant qui lit la BD les identifie facilement… En bref, tout est adorable et poétique, parfait pour offrir à une petite fille aux tendances rêveuses (quel enfant ne rêve pas de vivre des aventures avec plein de gentils animaux, après tout ?)… A noter pour les cadeaux de Noël 😉

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Ma note…

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Merci aux éditions Sarbacane pour cette lecture.

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#83 Et pis taf ! T.1 – Lamisseb

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Le résumé…

Sous leurs airs lugubres, les cimetières regorgent d’occasions de sourire. On les dit peuplés de personnes indispensables. « Pas seulement ! » répondrait Charles Darwin. n y trouve également les malheureuses victimes d’une sélection naturelle tantôt bêtement hasardeuse tantôt cruelle, tandis que d’autres ne doivent leur trépas qu’à une stupidité sans limite… « Et Pis Taf ! » c’est une BD qui commence toujours par la fin. Celle de ces pauvres gens, presque tous fictifs, qui nous ont quitté dans des circonstances dont on a un peu honte de rire. Sans violence ni effusion de sang, assortis d’épitaphes saugrenues, ces accidents et autres disparitions peu glorieuses devraient faire sourire jusqu’aux âmes les plus sensibles.

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Mon avis…

Comme tout BD, « Et pis taf ! » se lit très vite, d’autant qu’il s’agit de gags, d’histoires courtes. Le principe est simple : les tombes parlent, et on revoit la mort de leurs occupants, et toujours avec humour ! En partant du principe que la mort a aussi ses parts drôles… Bon, cela reste contestable, mais en l’occurrence, ce livre relève assez bien le pari puisqu’à coup de jeux de mots, de dessins plutôt sympathiques et de situations cocasses, il nous fait sourire. Par contre, c’est vrai que certaines blagues ou certains jeux de mots sont parfois un peu faciles, c’est dommage. Le résultat est assez inégal. J’avoue avoir du mal à la base avec le genre de la BD mais j’ai quand même trouvé cette lecture agréable car il y a quelques jolies perles.

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Ce premier tome contient des planches dessinées en 2010 et « recyclées » puisqu’elles ne sont pas inédites, mais il y a aussi des « nouveautés » même si celles-ci ont été réalisées il y a un moment, en 2012. Le postulat de départ de rire de la mort est plutôt bien trouvé et cela est réalisé avec sympathie. On est dans des situations totalement imaginaires et farfelues, ce qui fait de ce livre quelque chose loin d’être déprimant (et heureusement !). Je recommande cette BD aux personnes qui aiment ce genre, particulièrement les petits gags. L’humour repose entièrement sur les mots, parfois sur les images mais c’est plus rare. Il n’y a pas eu de colorisation, c’est parfois dommage mais dans certaines planches, c’est au contraire mieux !

Bref, une bande dessinée assez simple et très facile à lire, pour passer un agréable (mais court) moment…

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Ma note…

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Merci à Nats Editions pour cette lecture.

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