Quote – Virginia Woolf

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#315 La Dernière Reine – Philippa Gregory

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Le résumé…

« Il veut que je meure. L’unique raison pour laquelle il m’accuse d’un crime passible de la peine de mort est qu’il veut me tuer. Henri, qui a fait exécuter deux de ses femmes et qui attendit qu’on lui annonce la mort de deux autres, entend désormais me faire subir le même sort. »

À trente et un ans, Catherine Parr est une jeune veuve et vit l’idylle parfaite avec Thomas Seymour. Mais lorsque Henri VIII, le souverain d’Angleterre qui a conduit quatre de ses femmes au tombeau, l’invite à l’épouser, elle doit se résigner à un choix qui n’en est pas un. Brillante et indépendante d’esprit, elle est une cible toute désignée pour ses adversaires politiques qui l’accusent d’hérésie, crime puni par le bûcher et dont l’ordre d’exécution est signé… par le roi. Catherine devra déjouer les pièges de la Cour si elle veut un jour retrouver son amant.

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Couverture anglaise

Mon avis…

Depuis des années, je lis avec passion les romans historiques de Philippa Gregory, surtout en anglais. Je connaissais donc The Taming of the Queen (littéralement « l’apprivoisement de la reine ») que le traducteur a choisi d’appeler La Dernière Reine. L’autrice nous fait découvrir, à travers tous ses romans, l’histoire d’Angleterre, avec par exemple Deux sœurs pour un roi qui raconte le destin d’Anne et Marie Boleyn (vous connaissez peut-être le film avec Natalie Portman, Scarlett Johansson et Eric Bana) mais aussi des livres sur la guerre des Deux Roses avec les querelles entre les York et les Lancaster.  Une série a été également tirée de son oeuvre, The White Queen puis The White Princess. Clairement, Philippa Gregory est la reine du roman historique et, surtout, celle qui redonne leur place aux femmes dans l’Histoire. C’est un plaisir que de parcourir les pages qu’elle écrit, dont voici un nouvel exemple traduit en français !

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Ici, on est chez les Tudor, encore, avec Henry VIII et sa nouvelle femme Catherine Parr. Le roi est clairement moins glamour qu’Eric Bana, il n’est plus tout jeune et a en fait tout d’un vieux dégueulasse ! Avant elle sont passées d’autres épouses, et leur destin a toujours été funeste. Aussi, ce n’est pas sans crainte qu’elle se marie avec le roi mais, évidemment, elle n’a de toute façon pas le choix. A mon avis, ce roman rend justice au personnage de Catherine Parr, assez méconnu en général. On reconnaît d’ailleurs le propos assez féministe de Philippa Gregory qui centre ses romans sur les femmes qui ont fait l’Histoire. Cette épouse d’Henry VIII était une femme forte, qui avait le courage de ses opinions et qui s’est démarquée par sa volonté et son érudition. C’est un roman qui, comme toujours avec Philippa Gregory, est tout simplement passionnant. Elle sait allier avec talent faits historiques et adaptation romanesque. La fiction côtoie la réalité et elle redonne vie à des êtres dont on a finalement peu écouté ou imaginé les sentiments. Elle le montre, les femmes en ce temps étaient essentiellement des instruments au service du pouvoir des hommes, des outils politiques comme d’autres. Sans trahir l’Histoire, elle réintroduit la sensibilité, les émotions, sort des simples dates et faits pour rendre compte d’une époque et de ses mentalités. La Dernière Reine est, comme tous les autres romans de Philippa Gregory que j’ai pu lire, une magnifique porte d’entrée sur l’Histoire d’Angleterre, qui a déjà en elle-même un énorme potentiel romanesque que l’autrice a su saisir.

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Catherine Parr

En quelques mots…

Histoire d’Angleterre
l’épouse injustement oubliée
Henry VIII ou Barbe-Bleue
un roman passionnant
instructif et plaisant

Carte d’identité du livre

Titre : La Dernière Reine
Autrice : Philippa Gregory
Traducteur : Alain Sainte-Marie
Éditeur : Milady
Date de parution : 13 mai 2018

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Merci aux éditions Milady pour cette lecture.

#314 Autre-Monde, tome 1 : l’Alliance des Trois – Maxime Chattam

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Le résumé…

Personne ne l’a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment… Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre… à cet Autre-Monde.

Mon avis…

Je suis sûre que certains vont hurler « Whaaat ? t’avais jamais lu Autre-Monde ??? » et je leur réponds : et oui, je n’avais jamais ouvert un seul livre de cette saga… Et, comme je fais les choses bien (en tout cas j’essaie), j’ai décidé de commencer par le premier ! Tant qu’à faire. Pour être honnête, j’avais déjà eu une expérience assez mitigée avec Maxime Chattam, ou plutôt avec un de ses livres, car je n’ai encore jamais rencontré le bonhomme ! Mais vu que je ne suis pas du tout du genre à m’arrêter sur une impression contrastée, j’ai décidé de retenter ma chance, mais avec un autre univers, et donc un Autre-Monde ! Et, en effet, à ma grande surprise : rien à voir avec le thriller que j’avais lu. Ici, j’ai eu l’impression d’avoir de nouveau 16 ans. Mais d’ailleurs ça fait sacrément du bien de rajeunir comme ça, dites donc ! Autre-Monde, c’est un peu un mix d’Harry Potter, du Seigneur des Anneaux et du Labyrinthe. La deuxième référence est indubitable, Maxime Chattam l’a voulue, et ça se ressent bien ! J’aime beaucoup cet esprit très fantasy mêlé à de la dystopie, car on est à la fois dans un monde très proche du nôtre, tout du moins qui le réfléchit, et dans un univers complètement différent. Au début, j’avoue que j’ai cru que j’allais avoir du mal avec les personnages adolescents, en raison de mon âge. Je ne suis pas une mamie, loin de là, mais je suis sortie de l’adolescence, ça c’est certain. Et, pourtant, j’avoue que la maturité de l’intrigue a rattrapé cette crainte ! J’ai même plutôt apprécié ce retour quelques années en arrière. Autre-Monde est tout à fait une saga qui aurait pu bercer mes années de teenager, c’est certain ! En tout cas, ce premier tome m’a fait passer un excellent moment sans aucune prise de tête, le temps d’une lecture simple, efficace, dépaysante. Bref, qu’on soit jeune, moins jeune, presque ou déjà adulte, on peut se plonger dans ce roman sans problème ! En tout cas, je vais vite acquérir le deuxième tome et les suivants suivront très probablement…

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En quelques mots…

retour vers le futur
entre fantasy et dystopie
tous publics
divertissant et agréable

 

Carte d’identité du livre

Titre : Autre-Monde, tome 1 : L’Alliance des Trois
Auteur : Maxime Chattam
Éditeur : Le Livre de Poche
Date de parution : 31 octobre 2012

#313 Souvenirs effacés – Arno Strobel

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Le résumé…

Et si vous aviez été rayée de la mémoire de vos proches ?

L’enlèvement de son fils… Sa fuite nocturne a travers le parc… Le coup sur la tête… A son réveil d’un coma de deux mois, Sibylle a l’impression de se souvenir de tout. Elle a 34 ans, vit avec son mari dans une ville voisine.
Étrangement, le médecin a son chevet lui assure qu’elle n’a jamais eu d’enfant. Sibylle décide alors de fuir l’hôpital en pleine nuit pour rentrer chez elle.
Une automobiliste stoppe et la raccompagne jusqu’a son domicile. Mais, lorsque son mari ouvre la porte, il ne la reconnaît pas, malgré les détails intimes qu’elle lui livre.
A qui Sibylle peut-elle faire encore confiance ? Et qui est-elle vraiment ?

Mon avis…

Un soir, comme tous les soirs, j’ai eu besoin de lire quelques pages d’un livre. Sans ça, impossible de m’endormir paisiblement. Oui mais voilà, ce soir-là, je n’ai pas choisi le bon livre. J’ai choisi un de ces romans qui, une fois commencé, est en fait impossible à lâcher. Moi qui ne suis pas très fan des histoires d’amnésie, j’ai pourtant bien accroché à ce roman où l’effet est inversé : ce n’est pas le personnage principal qui a tout oublié mais tous ceux qui partagent sa vie. Le suspense est total jusqu’aux dernières pages quant à la résolution de l’intrigue. C’est un roman très prenant, qui nous accroche tout de suite grâce aux questionnements qu’il implique : comment est-ce possible qu’une personne soit oubliée de tous du jour au lendemain ? est-ce une vaste machination dirigée contre elle ? ou devient-elle folle ? est-ce elle qui a un problème ? peut-on imaginer totalement sa vie ? peut-on oublier jusqu’à l’existence d’un de ses proches ? Bref, le lecteur est dans l’indécision et l’ignorance la plus totale. Arno Strobel joue avec les ambiguïtés de ses personnages : fiables ou non ? On ne sait plus, comme Sibylle, à qui se fier. On entre alors dans un jeu d’échecs machiavélique dans lequel, malheureusement, nous sommes les pions ! Je dis « malheureusement », mais c’est en fait pour notre plus grand plaisir, car l’auteur nous balade, et il n’y a rien de plus agréable pour un lecteur. Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce roman dont on peut en fait dire assez peu de choses quant à l’intrigue. En tout cas, tout est parfaitement construit et bien ficelé pour nous faire passer un excellent moment. L’ensemble est suffisamment imprévisible pour que la surprise soit au rendez-vous. Je vous conseille vivement ce thriller qui saura, à mon avis, satisfaire le plus grand nombre !

En quelques mots…

amnésie généralisée
quête de soi
suspense total
à qui peut-on se fier ?
un excellent thriller

 

Carte d’identité du livre

Titre : Souvenirs effacés
Auteur : Arno Strobel
Traductrice : Céline Maurice
Éditeur : l’Archipel
Date de parution : 06 juin 2018

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Merci aux éditions de l’Archipel pour cette lecture !

Saint-Maur en Poche 2018

Impression

Le week-end dernier, plus précisément le dimanche, j’étais en vadrouille à Saint-Maur en Poche ! C’est un salon du livre près de Paris, très convivial, chaleureux, de quoi passer un moment magique. C’est organisé par les libraires de La Griffe Noire, à savoir Gérard Collard et Jean-Edgar Casel. Leur librairie fêtait cette année ses 30 ans et le salon ses 10 ans ! Même si je lorgnais depuis des années sur ce salon, c’était mon premier SMEP, et j’espère que ce ne sera pas le dernier. Malheureusement, j’ai été malade et je n’ai pas pu rester toute la journée, donc je n’ai pas pu profiter à fond comme je l’aurais voulu… mais j’ai quand même des petites choses à partager avec vous !

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Ce salon est exceptionnel, car on peut discuter avec les auteurs, passer du temps à échanger avec eux ! On peut se laisser aller aux découvertes. C’est aussi une librairie à ciel ouvert, avec des livres partout, des conseils de libraires, mais aussi des tables rondes, des petites conférences, des ateliers, etc. En plus, ce qui ne gâche rien, c’est hyper bien organisé. On rencontre des gens sympathiques au détour des allées – auteurs comme lecteurs – et on passe des moments inoubliables.

Voici mes trouvailles :

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J’ai ainsi commencé par aller faire un petit coucou à Olivier Norek (évidemment) qui était en rupture de stock de son roman Entre deux mondes, succès mérité !

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Je me suis immédiatement après dirigée vers Niko Tackian qui a été très très sympathique et m’a conseillée dans mon choix. Je ne savais pas par quel livre commencer et il m’a très bien guidée. J’ai ainsi opté pour La nuit n’est jamais complète.

Juste à côté de lui, qui y avait-il ? Nicolas Lebel ! Le fameux, qu’Olivier Norek est toujours en train de taquiner… Alors, évidemment, je ne pouvais pas manquer de prendre son premier livre pour le découvrir : L’heure des fous !

Je suis ensuite passée voir Bénédicte Voile pour parler avec elle de Comment maigrir sans rien manger ? Elle m’a fait une magnifique dédicace, qui me ressemble, et ça j’ai juste adoré ! Elle est très sympa, et c’était une jolie rencontre. J’ai malheureusement manqué sa comparse Coco mais ce n’est que partie remise… du moins j’espère !

J’ai également rencontré Négar Djavadi et j’ai pris son livre Désorientale, récemment sorti en poche, et dont je n’ai toujours entendu que du bien.

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Une des rencontres que j’ai beaucoup aimée est celle avec François-Xavier Dillard, qui est tout simplement adorable et très bavard ! On a parlé de son dernier roman, l’excellent Réveille-toi ! et, puisque je voulais lire un autre de ses livres, il m’a conseillé de commencer par Fais-le pour maman, tout en m’expliquant la genèse de son livre et quelques anecdotes le concernant. Bref, une rencontre comme on les apprécie et comme on en a peu dans d’autres salons !

Il fallait aussi que je choisisse un roman pour découvrir Claire Favan ! C’est l’autrice elle-même qui m’a conseillée en fonction de mes goûts, et j’ai donc pris Le tueur intime, parce que c’était exactement ce que je cherchais : plonger dans la tête d’un psychopathe.

Je ne pouvais pas passer à côté de Dust de Sonja Delzongle, un roman qui me fait de l’œil depuis très longtemps.

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J’ai aussi totalement découvert Elena Piacentini, qui m’a gentiment dédicacé un de ses livres : Des forêts et des âmes. J’avoue que je ne connaissais absolument pas et c’est le côté sympathique de SMEP, qui permet de se laisser tenter et de se laisser aller à la découverte au détour des allées.

Et, encore par hasard, je suis tombée sur Natacha Calestrémé et son livre Le Testament des Abeilles, qui a l’air très très prometteur !

Là, je me suis fait aborder par Monique Le Dantec qui m’a vendu son livre Les Jardins d’Allah. Le sujet m’intéressait, donc je me suis laissée tenter, même si a priori je ne me serais pas forcément arrêtée.

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Je vais également pouvoir découvrir le thriller polonais grâce au très sympathique Zygmunt Miloszewski, qui m’a résumé les intrigues en français, avec un accent trop mignon, et son roman Les impliqués. Ce sera sûrement un des premiers livres que je lirais de cette récolte SMEP !

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Quelques petits regrets tout de même, qui ne sont pas dus à l’organisation et au salon, mais plutôt à mes imprévus personnels, c’est notamment de ne pas avoir rencontré Franck Thilliez et Karine Giébel. J’aurais aimé pouvoir y passer la journée entière et pouvoir profiter plus et remplir encore un peu mon panier de livres ! Il manquait aussi mon chouchou, Sire Cédric, qui n’était pas présent cette année, que j’aimerais énormément revoir. J’aurais bien voulu voir un tas d’autres auteurs, mais ce sera pour l’année prochaine !!! 

Pour un compte-rendu bien plus détaillé, qui vous donnera forcément envie de venir à Saint-Maur l’année prochaine, c’est (notamment) ici.

En tout cas, j’aimerais remercier tous les fantastiques auteurs et autrices qui ont fait de cette vadrouille un moment magique qui se prolongera, je l’espère, dans la lecture de leurs livres ! Et, surtout, merci aux organisateurs de SMEP, aux bénévoles et aux libraires de La Griffe Noire, et à tous ces gens de l’ombre qui ont œuvré pour que cet événement ait lieu !

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#312 Le club des philosophes amateurs – Alexander McCall Smith

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Le résumé…

Isabel Dalhousie, quadragénaire célibataire et financièrement indépendante, vit à Édimbourg où elle est rédactrice en chef de la très respectée Revue d’éthique appliquée. Elle préside aussi le club des philosophes amateurs qui se rassemble chez elle. Isabel s’intéresse à des problèmes qui, à parler franc, ne la regardent en aucune façon – à commencer par ceux qui sont du ressort de la police. Elle est convaincue que la mort d’un jeune homme pendant un concert dans l’Usher Hall est bien plus suspicieuse qu’une chute innocente. Isabel mène l’enquête où brouillard, meurtre et devoir moral fusionnent en un seul et même sujet.

Mon avis…

Après l’avoir tant croisé en librairie, j’ai enfin lu Le club des philosophes amateurs d’Alexander McCall Smith. Il s’agit ici d’une édition avec une traduction révisée de François Rosso, en poche, avec une couverture plutôt sympa (ce qui ne gâche rien). C’était une grande découverte pour moi. L’ensemble se passe en Ecosse, donc dans un pays que je connais plutôt bien, et que j’ai pris plaisir à retrouver. Isabel Dalhousie est un personnage assez attachant, qui assiste malgré elle à une mort suspecte, et décide donc de mener sa petite enquête. J’ai personnellement trouvé que cette démarche était un peu déplacée et assez mal justifiée dans le roman. J’ai même l’impression que l’auteur lui-même en avait conscience car il évoque régulièrement l’illégitimité d’Isabel à mener cette enquête (ce qui tourne presque à la curiosité malsaine parfois). Pour un premier tome, j’ai trouvé beaucoup de lacunes, avec justement cette enquête parfois injustifiée, son dénouement sans originalité et en fait très prévisible, ses personnages globalement assez superficiels… Il y a aussi beaucoup de longueurs, avec des développements de théories philosophiques dans lesquels on se perd parfois… Mais, c’est tout de même un début de série de qualité, qui nous accroche quand même, malgré la petite déception finale. On a quand même envie d’avoir la résolution de tout ça. D’autres petites intrigues sont insérées, ce qui est aussi appréciable. Donc, pour conclure, c’est un roman pour moi assez moyen, qui ne laissera pas une trace impérissable dans mon esprit. Je ne pense pas lire le tome suivant, car j’ai trouvé l’enquête trop basique, peu surprenante, et la narration finalement assez plate. Malgré tout, ça se lit et peut plaire aux lecteurs en soif d’enquêtes terre à terre et d’érudition.

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En quelques mots…

une enquête
ambiance écossaise
quelques longueurs
philosophique et érudit

Carte d’identité du livre

Titre : Le club des philosophes amateurs
Auteur : Alexander McCall Smith
Traducteur : François Rosso
Éditeur : Le Masque (poche)
Date de parution : 30 mai 2018

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 Merci aux éditions du Masque pour cette lecture.

 

#311 L’île des absents – Caroline Eriksson

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Le résumé…

On l’appelle le Cauchemar. C’est un lac à l’eau noire et stagnante, quelque part en Suède, dont la légende raconte qu’il est maudit. Au milieu du Cauchemar, il y a un îlot. Sur cet îlot, Alex et la petite Smilla vont faire une promenade, tandis que Greta les attend dans la barque amarrée au rivage, puis s’endort. À son réveil, la nuit tombe et seuls retentissent au loin les cris lugubres des oiseaux aquatiques. L’homme et la fillette ont disparu. De retour dans le cottage que la petite famille occupe au village, Greta fouille chaque pièce et tente en vain de joindre Alex. En proie à la panique, elle décide de se rendre au commissariat. Seulement, sur place, un policier lui annonce qu’elle n’est pas mariée et n’a jamais eu d’enfants. Qui sont Alex et Smilla ?

Mon avis…

Ce roman me tentait, pour plusieurs raisons : sa couverture (je l’avoue, je la trouve plutôt bien faite et assez mystérieuse) et son résumé. J’ai été étonnée de voir qu’il s’agissait d’un livre peu épais. Cela rend justement l’ensemble très intense. Tout va particulièrement vite. Peut-être trop vite d’ailleurs… Les pensées de Greta s’emmêlent, n’ont pas beaucoup de sens. Tout est très confus car, en fait, la narratrice n’est pas fiable. Donc le lecteur, nécessairement, ne comprend pas grand chose à ce qu’il se passe, et il ne peut pas vraiment faire confiance à Greta pour changer cet état de fait. Tout cela a une explication dans l’intrigue. La confusion et l’aspect même chaotique du récit ont un but ! Sauf que, à force d’être perdu et d’être dans le flou, le lecteur peut vite se lasser… En fait, on en a vite marre des faux suspenses, des rebondissements qui n’en sont pas du type « oh une ombre… ah c’est un chat ! » (ceci n’est pas une citation du livre, je précise, au cas où…) et qui d’ailleurs deviennent très prévisibles. Mais le livre est court, donc on continue la lecture. En fait, l’histoire est plutôt bonne, la narration cohérente avec l’intrigue, mais quelque chose ne prend pas. L’ensemble paraît un peu superficiel, parfois exagéré, attendu… Je ne saurais expliquer à quoi est due cette sensation. C’est dommage, j’ai eu d’excellentes lectures grâce aux Presses de la Cité comme les romans de Sire Cédric, et des découvertes exceptionnelles telles que ceux d’Elly Griffiths, que je vous recommande vivement. Mais, malheureusement, ce texte de Caroline Eriksson n’a pas fait mouche… Sans être un mauvais bouquin, ce n’est clairement pas le livre qui laissera une marque indélébile…

En quelques mots…

thriller psychologique
une narration très confuse
parfois un peu agaçant
ça se lit quand même

Carte d’identité du livre

Titre : L’île des absents
Autrice : Caroline Eriksson
Traductrice : Laurence Mennerich
Éditeur : Presses de la Cité
Date de parution : 07 juin 2018

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Merci aux Presses de la Cité pour cette lecture.

C’est lundi, que lisez-vous ? #2

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Voilà mon deuxième « C’est lundi, que lisez-vous ? », un rendez-vous géré aujourd’hui par Galléane qui récapitule l’ensemble des liens sur son blog.

Le principe est simple, il s’agit de répondre chaque lundi à trois questions :

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

Tout un programme ! Allez, je me lance…

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La semaine passée, j’ai lu :

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En ce moment, je lis :

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Ensuite, je lirais :

#310 Avec des Si et des Peut-être – Carène Ponte

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Le résumé…

Aimeriez-vous savoir quelle serait votre vie si vous aviez fait d’autres choix ?

Prof de français au lycée de Savannah (-sur-Seine), Maxine vit en colocation avec Claudia (et ses crèmes au jus d’herbe fermenté), elle aime Flaubert (ses élèves, Stromae), courir avec ses deux meilleures amies (trois cents mètres) et aller chez le dentiste (sa sœur).

Maxine croit aux signes et aux messages de l’Univers. Pourtant elle ne peut s’empêcher de se demander : « Et si j’étais allée ici plutôt que là, si j’avais fait ceci au lieu de cela, ma vie serait-elle chamboulée ? »

En bonne prof de français, Maxine aime le conditionnel…

Mais à trop réfléchir avec des si et des peut-être, ne risque-t-on pas d’oublier de vivre au présent ?

Et si la vie décidait de lui réserver un drôle de tour ?

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Carène Ponte

Mon avis…

J’avais envie d’une lecture détente, sans prise de tête, qui me change les idées tout simplement. Alors je me suis dit que c’était l’occasion de découvrir Carène Ponte, dont je croisais les livres depuis un moment en librairie, sur les réseaux sociaux et sur la blogosphère… Le scénario est très simple puisqu’il s’agit pour le personnage d’imaginer ce qu’aurait été sa vie si elle avait eu un autre métier. J’explique ça grosso modo sans donner trop de précision sur le pourquoi du comment, histoire de ne pas vous gâcher le plaisir de la lecture ! Ainsi, cette histoire n’est pas sans évoquer celle de certains téléfilms de l’après-midi… Simple et efficace, puisqu’on sait tous que, quand on est pris dedans, il est souvent difficile d’appuyer sur le bouton « off ». Avec des Si et des Peut-être fonctionne de la même façon. L’autrice nous accroche avec des personnages sympathiques, qui nous ressemblent un peu, et elle nous entraîne dans une aventure un peu folle. Dans l’ensemble, c’est divertissant, ça se lit bien, on accroche. Malheureusement, je regrette la présence – hautement prévisible d’ailleurs – de certains clichés : le besoin d’avoir un homme dans sa vie pour être heureuse et accomplie, tant qu’à faire avec des enfants, etc. On retrouve les valeurs assez standards mises en avant dans ce genre de romans, dans la chick-lit en général, à savoir l’amour, l’amitié, parfois le travail. Mais, puisqu’on s’y attend, cela ne rend pas la lecture particulièrement désagréable. C’est plutôt un bon bouquin à emmener dans sa valise en vacances, quand on veut décompresser de toutes les galères qu’on a enchaînées depuis des mois ! Avec des Si et des Peut-être est un livre qui s’apparente un peu à un cocktail anti-déprime, donc à recommander ! Par contre, je tiens à dire à l’autrice que, malgré ses efforts pour ne pas dire n’importe quoi sur The Walking Dead, on n’y est pas encore : les zombies ne se mangent pas entre eux… En tout cas, Carène Ponte m’a fait sourire, m’a permis de changer d’air tout en restant chez moi, et pour ça : merci.

Avec des « si » et des « peut-être », on pourrait mettre un cachalot dans une boîte d’allumettes !

Un long dimanche de fiançailles

En quelques mots…

un scénario sans grande surprise
divertissant et agréable
quelques clichés
une bonne lecture d’été
pas de prise de tête

Carte d’identité du livre

Titre : Avec des Si et des Peut-être 
Autrice : Carène Ponte
Éditeur : Michel Lafon
Date de parution : 24 mai 2018

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#309 La Fabrique des coïncidences – Yoav Blum

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Le résumé…

« Notre rôle est précisément de nous tenir à la lisière, dans cette zone grise entre destin et libre arbitre, et de jouer au ping-pong. »

Guy, Emily et Eric sont des agents secrets d’un genre nouveau. Leur mission : créer des coïncidences pour réinventer de la vie des gens. Car, dans le monde de Yoav Blum, le destin ne relève pas d’une autorité divine ou d’un hasard désincarné, mais bel et bien d’une organisation invisible de travailleurs du réel. On y débute souvent comme tisseur de rêves, ami imaginaire, distributeur de chance… jusqu’à accéder, pour les plus zélés, à la fonction de faiseur de coïncidences. Leur rôle consiste le plus souvent à provoquer des rencontres, rassembler des familles, semer les graines de l’inspiration à l’origine d’une oeuvre  d’art, d’une découverte scientifique…

Aussi quand Guy se voit assigner une mission spéciale impliquant un mystérieux tueur à gages fraîchement débarqué en ville,  ses certitudes volent en éclat tout en lui assénant au passage une bonne leçon sur les arcanes du destin, le libre arbitre et la nature véritable de l’amour.

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Mon avis…

Ce roman paru aux éditions Delcourt est très surprenant. Comment celui de Sarah Ladipo Manyika, il s’agit d’un livre original, coloré, malicieux. J’ai été un peu déstabilisée au début, car l’histoire est particulièrement décalée, on est dans un tout autre monde tout en étant ancré dans une réalité proche de la nôtre. Dans ce monde-là, il y a des personnages dont le boulot est d’être ami imaginaire ou faiseur de coïncidences. Ce sont ces derniers qui vont faire en sorte que la vie des gens prenne une orientation particulière, de mission en mission. Nous suivons, dans ce roman, trois personnages, et un en particulier : Guy. Il est du genre « gratte-papier », très sérieux, il fait bien son boulot. Alors, quand une mission étrange lui est confiée, il voit sa vie bien droite et bien réglée brutalement secouée en tous sens. Et c’est donc son histoire que l’on suit, son passé que l’on explore, et son futur que l’on fabrique ! Le roman se bonifie au fil des pages. Au début, il faut un peu de temps pour s’habituer à l’univers, aux règles de ce nouveau monde, puis on se laisse emporter, guider. Pas de coïncidences dans ce livre, tout est travaillé, bien construit. J’ai beaucoup aimé le contraste constant entre les propos parfois terre-à-terre et les réflexions philosophiques qui peuvent s’immiscer dans notre esprit. L’auteur nous propose d’adopter un nouveau regard sur notre vie, sur les contraintes de la société, sur notre libre-arbitre également… C’est un texte à la fois divertissant et profond, comme on n’en lit qu’une fois. A découvrir si vous cherchez une lecture qui vous change, dans tous les sens du terme !

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En quelques mots…

très original
unique en son genre
se lit et se médite
crescendo
décalé et vif

Carte d’identité du livre

Titre : La Fabrique des Coïncidences
Auteur : Yoav Blum
Traductrice : Sylvie Cohen
Éditeur : Delcourt
Date de parution : 11 avril 2018

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Merci aux éditions Delcourt pour cette lecture !